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Etes-vous une vache à lait ? 11 frais bancaires qui piquent en 2020

Dernière révision : 7 mai 2020

Fais bancaires excessifs

Etes-vous une vache à lait ?

A la vue de certaines lignes de frais, c’est en tout cas ce que semblent penser de nombreuses banques.

Et pas des moindres, comme BNP Paribas, Société Générale ou le Crédit Agricole.

Dans cet article, nous listons les 11 frais bancaires qui nous font le plus mal au coeur en 2020.

Chacun est expliqué en profondeur, afin de prendre la mesure de la situation. Et de préparer la riposte !

Souvent, le découvert non autorisé est le détonateur.

Certaines banques expliquent que ces agios très élevés prélevés à cette occasion sont justifiés par leur côté “disuasif”, comme si faire dépenser plus était un remède contre les difficultés financières.

En réalité, de nombreux frais ne semblent qu’exister grâce à une forme d’entente entre les banques, quitte à refuser le progrès… Vous avez dit banque d’un monde qui change ? Laissez-nous rire !

Comme nous verrons dans la conclusion, notre explication est que tout cela n’est possible que grâce à “complicité passive” des consommateurs, frileux à l’idée d’aller voir ailleurs.

Or, il y a tellement à gagner en s’informant un petit peu !

C’est pourquoi le moment est venu de sonner la riposte en prenant connaissance des 11 frais listés sur cette page. Et de les partager !

Vous risquez d’aller de suprises en surprises…

Quelques stats

  • 99% des Français ont au moins un compte bancaire
  • Environ 10% des comptes sont ouverts auprès d’une banque en ligne ou mobile
  • 2 jeunes sur 3 ouvrent un compte dans la banque des parents
  • La durée moyenne d’un compte est de 20 ans
  • 40% des clients n’ont jamais changé de compte

1. Le minimum forfaitaire d’agios


C’est probablement un des frais les plus vicieux, bien qu’il soit 100% légal.

Reprenons depuis le début.

En cas de découvert autorisé, par exemple 150€ sur 10 jours, la banque prête de l’argent à son client.

Puisqu’il s’agit d’un service rendu, il n’est pas choquant que la banque se rémunère à travers le taux d’intérêt du découvert autorisé, par exemple 12%.

A première vue, cela paraît cher, mais dans la réalité, il s’agit d’un taux annuel.

Dans notre exemple, 12% de 150€ représentent 18€, si la durée du découvert est d’un an.

Mais comme il faut ramener ce coût sur 10 jours, une simple règle de trois permet d’obtenir le coût réel de ce découvert sur 10 jours : 18 / 365 * 10 = 0,49, soit 49 centimes d’euros.

Compte tenu du service rendu, par exemple le paiement d’une facture pour éviter la coupure d’une ligne téléphonique, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

On pourra simplement opiner que si le compte est dans le vert, le particulier prête de l’argent gratuitement à sa banque, mais que quand la situation s’inverse, la banque facture des frais. Pas très juste !

En fait, en échange de la non-rémunération du compte, les chéquiers sont gratuits. Certes, vous pouvez répondre que le chéquier est en perte de vitesse, mais c’est un autre débat !

Revenons à nos moutons.

Les ennuis commencent sérieusement quand le particulier dépasse le montant du découvert autorisé, et tombe dans le découvert non autorisé.

Dans ce cas, le taux d’intérêt facturé par la banque augmente, pour se rapprocher souvent vers le taux maximum légal autorisé, d’environ 20%.

A ce taux, le coût du précédent n’est plus de 49 centimes, mais de 82 centimes.

Fin de l’histoire ?

Non, début de l’histoire !

On pourrait penser que la banque trouve son compte en gagnant plus d’argent.

Grave erreur.

Comme vu dans l’exemple, si le découvert ne concerne que quelques jours ou semaines, le montant des agios reste raisonnable.

Or, l’immense majorité des découverts est remboursée sous un mois, à la tombée du salaire ou des prestations sociales.

Si on était mauvaise langue, on pourrait dire que cela n’arrange pas les affaires de la banque…

Hasard ou coïncidence, certaines banques profitent de l’occasion pour facturer un minimum forfaitaire d’agios.

Le principe ?

Dès le premier euro en découvert non autorisé, la banque charge un montant forfaitaire. En d’autres termes, les gros perdants sont les personnes qui font un tout petit dépassement de budget.

Forçons le trait.

Pour un découvert non autorisé de 1 euro sur 24 heures, avec un taux de 20%, le coût est inférieur à 1 centime.

Avec le minimum forfaitaire d’agios, la Société Générale peut ainsi facturer 7€ supplémentaires, soit 700 fois plus.

Forfait minimum d'agios

Et le tour est joué !

De cette manière, les très petits découverts sont générateurs de revenus pour les banques.

Considérée par beaucoup d’associations de consommateur comme abusive, la pratique est pourtant légale.

On vous laisse néanmoins juger de la moralité de l’histoire…

Notre recommandation

La pratique du minimum forfaitaire des intérêts débiteurs n’est pas généralisée.

Mais les exceptions représentent des millions de consommateurs !

Du côté des banques traditionnelles, BNP Paribas, Société Générale et plus étonnamment La Banque Postale font partie des établissements concernés.

Enfin, du côté des banques en ligne, Hello bank! déçoit également sur ce point.

2. La lettre d’information pour compte débiteur non autorisé


Un peu d’humour grinçant pour situer le contexte :

En cas découvert non autorisé, les banques ont donc la politesse de prévenir leurs clients.

Cela se fait généralement par le biais d’une lettre ou d’un appel.

Dans le cadre d’un courrier, on parle de lettre d’information pour compte débiteur non autorisé, et c’est un service payant.

Voici un exemplaire reçu de la part de BNP Paribas.

Lettre d'information pour compte débiteur non autorisé

Coût de la missive ? 20€ !

C’est marqué en petites lignes en bas du courrier :

Petites lignes lettre débit

A titre informatif, ce courrier faisait référence à un dépassement de 158€ pendant 3 semaines, de la part d’un client créditeur pendant des décennies et disposant de plusieurs milliers d’euros sur les livrets de la banque, à un taux de rémunération ridiculement bas.

A notre avis, plusieurs choses ne vont pas.

D’abord, intéressons-nous au contenu de la lettre : il est très léger !

En effet, quitte à facturer le consommateur pour l’informer, pourquoi ne pas lui communiquer le montant dans le rouge ?

Cela aiderait certainement à la prise de conscience de la faute. De plus, l’aspect dissuasif n’est-il pas une des explications avancées par les banques pour ces frais élevés ?

Ce moment paraît opportun pour un rappel des risques encourus, notamment des frais supplémentaires à venir, de la suppression des moyens de paiement, de l’inscription au FICP, etc…

De plus, 20€ pour un courrier automatique, à la signature non manuscrite, sérieusement ?

A l’extrême limite, si on était dans les années 80, compte tenu de la lourdeur des infrastructures et de la place prépondérante du courrier.

Mais à notre époque !

Aujourd’hui, les banques proposent elles-mêmes des sms d’information de la situation du compte en temps réel. Et quand ces derniers ne sont pas gratuits, ils ne coûtent rarement que plus d’un euro à l’unité…

Et pourquoi ne pas envoyer un simple email ? Rien de plus facile…

Bref, autant sur la forme que sur le fond, il est difficile de comprendre la justification de ces frais.

A ce régime-là, pourquoi ne pas faire payer les prospectus publicitaires…

D’ailleurs, le coût de ces lettres varie énormément d’une banque à l’autre, comme si le coût du service était fixé au doigt mouillé...

  • Sans frais à La Banque Postale
  • 13€ la première lettre à 10 jours et 24€ la deuxième à 30 jours au Crédit Agricole (Centre France)
  • Un prix “tout compris” de 20€ chez BNP Paribas ou 13,50€ au Crédit Mutuel

En moyenne, ce courrier est donc facturé une quinzaine d’euros, mais ce chiffre est à prendre avec des pincettes, compte tenu des écarts de facturation d’une banque à l’autre.

Et on vous passe les différences de tarifs en fonction que le courrier soit envoyé en recommandé avec accusé de réception ou non.

Notre recommandation

Pour ne pas angoisser à l’idée d’ouvrir votre boîte aux lettres, les banques en ligne sont vos alliées, notamment Boursorama Banque, Fortuneo Banque, ING et Bforbank.

Du côté des banques mobiles, Orange Bank est pratiquement la seule à autoriser un découvert, mais elle facture l’envoi de ces lettres.

3. Les commissions d’intervention


Quand un compte bancaire est dans le rouge et qu’un paiement se présente, la banque doit faire un choix :

  • Honorer le paiement en creusant un peu plus le découvert non autorisé
  • Refuser le paiement, opération qui génère des frais de rejet

Peu importe la décision finale, le travail effectué par la banque est rémunéré par la facturation d’une commission d’intervention.

Petite précision technique : dans le relevé bancaire, la ligne “commission d’intervention” apparaît pour chaque paiement accepté, tandis qu’en cas de rejet du paiement, le coût de la commission d’intervention est intégré dans les frais de rejet.

Quel est le problème des commissions d’intervention ?

Par bien des aspects, elles sont préhistoriques !

En effet, en théorie, c’est la rémunération du travail du conseiller en agence.

Dans la pratique, cela fait des années que ce travail est effectué informatiquement.

Dans le meilleur des cas, en arrivant le matin, le conseiller valide la recommandation automatique en un clic.

Or, ce clic de validation est facturé 8€, un montant extrêmement élevé compte tenu de la réalité du travail effectué…

L’heure serait peut-être venue de vivre avec son temps.

Par exemple, le coût d’un texto est ridiculement bas aujourd’hui par rapport aux années 90. Pourquoi les banques ne pourraient-elles pas profiter des avancées technologiques pour baisser leurs tarifs, comme les opérateurs de téléphonie ?

On arrive au deuxième problème posé par ces commissions d’intervention.

Non seulement, elles sont facturées très chères, au niveau du maximum légal, mais en plus toutes les banques traditionnelles sont au diapason.

A l’exception de La Banque Postale, qui facture environ 10% moins cher, ce coût de 8€ se retrouve ainsi chez toutes les banques traditionnelles.

En d’autres termes, les règles de la concurrence ne semblent pas s’appliquer aux banques traditionnelles, qui ont l’air de bien s’entendre sur ce point.

Et tant pis pour le consommateur…

Face à cette situation qui interpelle, le législateur a tout de même réagi en fixant des plafonds :

  • 8€ par opération et 80€ par mois maximum pour la clientèle classique
  • 4€ par opération et 20€ par mois maximum pour la clientèle considérée comme fragile financièrement

Mais peut-on vraiment parler de protection quand on sait ce que représentent 80€ pour la majorité des Français ? Chacun est libre d’avoir son avis.

Notre recommandation

Les banques en ligne sont la solution évidente.

En effet, à l’exception de Monabanq, les commissions d’intervention sont gratuites.

Ce qui est surprenant, car si l’on suit l’argumentation des banques traditionnelles, c’est la rémunération d’une intervention humaine.

Le personnel des banques en ligne serait-il constitué de boulons et de visses ?

Comme quoi…

Parmi les banques en ligne, Boursorama Banque, Fortuneo Banque, ING et Bforbank ont nos faveurs.

4. Les frais de tenue de compte


Même si les banques s’en défendent, le destin des frais de tenue de compte et des commissions d’intervention semble très lié.

En tout cas, c’est la conclusion de notre étude sur l’introduction des frais de tenue de compte.

Pour résumer, après la décision d’instaurer un plafond mensuel de 80€ sur le montant des commissions d’intervention en 2014, les banques traditionnelles ont rapidement introduit des frais de tenue de compte.

Pour rappel, les frais de tenue de compte n’existaient quasiment pas avant cette date.

Or, à coup sûr, introduire ces frais en solo aurait été un suicide pour l’image de marque de n’importe quelle banque.

Mais si tout le monde s’y met en même temps, c’est une autre histoire…

Et c’est précisement ce qui s’est passé !

Aujourd’hui, toutes les banques traditionnelles facturent des frais de tenue de compte, de l’ordre de 2€ par mois.

Pourquoi c’est un problème ?

Outre des suspicions de manipulation du marché se pose la question de l’intérêt de faire des lois dans le sens du consommateur, si c’est pour ensuite reprendre d’une main ce qui a été donné de l’autre…

De plus, les arguments avancés par les banques traditionnelles (contexte de taux bas, sécurité des comptes, etc…) sont également valables pour les banques en ligne ou les néobanques, qui ne facturent pas de frais de tenue de compte sous cette forme.

Or, aucune d’entre elles ne facture des frais de tenue de compte à la manière des banques traditionnelles, ni même de commissions d’intervention…

Pour ces raisons, les frais de tenue de compte nous paraissent complètement anachroniques.

Notre recommandation

L’objectif des frais de tenue est simplement de faire gonfler la note.

Pour y échapper, le meilleur moyen est de faire confiance à une banque en ligne.

Les banques mobiles (Orange Bank, N26, Revolut, etc…) font aussi l’affaire, mais l’offre est moins complète.

5. Les frais de rejet


Quand un paiement est refusé pour cause de solde insuffisant, la banque est en droit de prélever des frais de rejet.

Il existe trois types de frais de rejet :

  • Suite à un chèque sans provision
  • Suite à un prélèvement automatique (par exemple électricité, téléphonie, etc…)
  • Suite à un virement vers un bénéficiaire, par exemple pour rembourser un ami

Par contre, les paiements refusés par carte bancaire ne font pas l’objet de frais de rejet.

En effet, parce que le circuit emprunté par l’argent est complètement différent (consultation du solde en cas de carte à autorisation systématique, utilisation du réseau Visa ou Mastercard, consultation des plafonds de paiements par la puce, etc…), la transaction est annulée, n’entraînant que rarement des frais supplémentaires.

Mais dans le cadre d’un paiement par chèque, prélèvement ou virement, c’est la banque qui s’occupe de tout.

Et une nouvelle fois, en consultant les grilles tarifaires, on se rend compte que les banques pensent toutes de la même manière, en fixant les prix au niveau du maximum réglementaire.

Ce qui donne dans le cas d’un rejet de chèque :

  • 30€ pour un chèque inférieur à 50€
  • 50€ pour un chèque supérieur à 50€

Et dans le cadre d’un rejet de prélèvement :

  • 20€ si le montant du prélèvement est supérieur à 20€
  • Montant du prélèvement si celui-ci est inférieur à 20€

Et enfin si un virement est non exécuté :

  • 20€ si le montant du virement est supérieur à 20€
  • Montant du virement si celui-ci est inférieur à 20€

Ces frais sont-ils justifiés ?

Il est très difficile de répondre à cette question, à cause du peu de transparence.

En théorie, ils sont “tout compris”, c’est-à-dire qu’en plus des frais de traitement de la banque, ils intègrent la lettre d’information (le cas échéant) et la commission d’intervention.

Toutefois, attention à ne pas les multiplier !

Car chaque nouveau rejet donne lieu à une facturation, et ce n’est pas la peine de compter sur des tarifs dégressifs.

Un conseil : vérifiez que chaque rejet corresponde à un paiement distinct. En effet, la loi impose de ne pas faire payer plusieurs fois les frais de rejet pour un même paiement refusé, par exemple dans le cas d’une société qui tenterait un nouveau prélèvement quelques jours après un premier échec.

Or, on ne compte plus les exemples où les banques se sont emmêlé les pinceaux…

Finalement, à défaut de savoir si ces frais sont justifiés du point de vue des banques, il est très intéressant de les comparer à ceux pratiqués en Europe.

Et voilà un titre dont on aurait pu facilement se passer : nous sommes les champions !

Par exemple, nous facturons 20€ pour un rejet de prélèvement alors que nos voisins belges et allemands se contentent respectivement de 7,50€ et 3€.

De quoi se demander si nos vénérables institutions financières ne profiteraient pas d’une position dominante, une remarque qui commence à devenir redondante dans cet article…

Quoi qu’il en soit, il faut aller chercher loin pour trouver des banques qui ne suivent pas les consignes de groupe.

En effet, une fois n’est pas coutume, les banques en ligne ne sont pas toujours moins chères sur ces frais de rejet.

Notre recommandation

Les frais de rejet sont la norme.

Boursorama Banque est un peu moins cher, car la banque en ligne ne prélève pas de frais en cas non-exécution des virements, mais c’est à peu près tout.

Par conséquent, pour y échapper, il faut se tourner vers des solutions plus radicales, comme la suppression du découvert et l’usage d’une carte à autorisation systématique.

N26 est à notre avis le meilleur choix, suivi de près par Nickel.

6. Les dates de valeur


Depuis 2010, la loi a grandement amélioré la situation au profit du consommateur.

Néanmoins, il reste du travail à faire !

Rapide rappel sur le fonctionnement des dates de valeur.

  • Pour la banque, c‘est conserver pendant quelques jours de l’argent destiné à son client, dans le but de générer des intérêts pour son propre compte.
  • A l’inverse, si le client dépense de l’argent de son compte, le montant dépensé peut être comptabilisé AVANT le jour de l’opération.

Pour un client dans le rouge et pour qui chaque jour compte, les dates de valeur peuvent donc représenter des agios supplémentaires, alors qu’en théorie, le solde du compte est à jour.

Présentées de cette manière, les dates de valeur font légitimement peur.

Heureusement, depuis un changement de loi en 2010, les banques sont obligées de respecter des règles strictes.

Ainsi, les dates de valeur n’existent plus pour les virements et les prélèvements.

C’est le jour de l’opération qui est pris en compte, et point barre !

Les seules dates de valeur persistantes sont liées aux chèques, des instruments de paiement physiques.

La “tolérance” est de un jour ouvré.

Par exemple, pour un chèque déposé le 10 octobre, celui-ci est crédité sur le compte le 11 octobre.

Très souvent, le crédit apparaît peu de temps avant minuit, ce qui fait que l’argent n’est réellement disponible que le 12 octobre.

A l’inverse, pour un chèque dépensé le 10 octobre, il sera débité du compte le 9 octobre.

Ce qui veut dire que si le solde du compte est de 0€ le 10 octobre, et que ce même jour vous créditez un chèque de 200€ le matin et que vous dépensiez cet argent l’après-midi, vous serez en réalité dans le rouge du 9 au 10 octobre, soit deux jours.

Deux jours pendant lesquels la banque est en droit de prélever des agios et autres frais…

Pour les budgets serrés, il est donc indispensable de surveiller les dates de valeur réellement appliquées, et de les contester en cas d’écart de conduite. Des erreurs de la banque sont possibles !

De plus, si on comprend aisément le délai de traitement pour créditer les chèques, avancer la date de débit dans le sens inverse est plus problématique...

Mais le véritable scandale en relation avec les dates de valeur concerne les livrets d’épargne.

Tous les livrets d’épargne (Livret A, LDD, super livret, etc…) sont touchés.

Les dates de valeur sont ici de 15 jours !

Oui, vous avez bien lu.

Pour le versement des intérêts, c’est le principe des quinzaines qui est à l’oeuvre.

Pour résumer :

  • Quand vous approvisionnez votre livret, les intérêts ne commencent qu’à partir du 1er ou du 16 du mois
  • Quand vous faites un retrait, le montant retiré ne sera pas pris en compte dans le calcul des intérêts de la quinzaine

Deux exemples pour bien visualiser :

  • Si vous un dépôt de 1 000€ le 2 mars, les intérêts ne commenceront qu’à partir du 16 mars. Dans le cas d’un dépôt le 17 mars, ce ne sera donc qu’à partir du 1er avril
  • Si vous faites un retrait de 1 000€ le 15 mars, ce montant de 1 000€ n’aura généré aucun intérêt entre le 1er mars et le 15 mars. En cas de retrait le 31 mars, la période sans intérêt pour cette somme d’argent est entre le 16 mars et le 31 mars

Dans ces deux cas extrêmes, l’argent continue bien de travailler, mais pour la banque.

Pourquoi un tel système ?

Parce qu’il était en vigueur il y a des centaines d’années, bien avant l’invention de l’informatique !

Aujourd’hui, c’est surtout une preuve supplémentaire de la part des banques qui préservent leurs positions (pré)historiques.

Et aucune banque n’a souhaité remettre en question ce système, comme si la concurrence n’avait aucun effet.

Notre recommandation

Pour les livrets d’épargne, la seule alternative vient de la néobanque Bunq, qui donne accès à un service d’épargne qui calcule les intérêts au jour au jour, avec un versement à la fin de chaque mois.

Avec un des meilleurs taux du marché, la seule contrainte est le maximum autorisé, de 10 000€.

Concernant la dépose de chèque, le bordereau numérique de Monabanq permet de créditer en ligne un chèque à la date de l’opération, à la seule condition que celui-ci arrive dans un délai de 4 jours ouvrés.

7. Assurances de moyens de paiement


Etre victime d’une fraude à la carte bancaire, voilà une hantise bien légitime !

Heureusement, la loi est extrêmement protectrice.

A partir du moment où le consommateur constate une sortie d’argent non autorisée sur son compte et qu’il en informe sa banque, cette dernière doit immédiatement rembourser l’intégralité de la somme volée.

L’unique coût pour le consommateur est une franchise de 50€.

Et encore, si le fraudeur n’a pas composé le code secret ou franchi l’étape du 3D-Secure, la loi considère que la banque n’a pas suffisamment protégé son consommateur, et que par conséquent, la franchise ne s’applique plus.

Bien entendu, si le client a pris part à la fraude ou a été d’une grande négligence (au point que la banque puisse le prouver), la situation change radicalement et la banque n’est plus tenue de rembourser.

Mais vous en conviendrez, en réalité, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles !

Pour autant, cela n’empêche pas les banques de vendre des assurances de moyens de paiement, pour un coût annuel moyen de 30€.

Le principal avantage est le remboursement de la franchise de 50€.

Posez-vous la question : est-ce vraiment dans votre intérêt de payer 30€ tous les ans dans l’éventualité d’un remboursement de 50€ en cas de fraude ?

La peur est souvent bien mauvaise conseillère !

Si nul n’est censé ignorer la loi, il est probable que de nombreux porteurs de cette assurance n’aient pas pris en compte cette donnée dans leur décision.

Toutefois, pour en redonner un peu au consommateur, ces assurances comprennent également des garanties supplémentaires, comme pour la perte ou le vol des clefs et des papiers d’identité.

De quoi rendre la mariée un peu plus belle ?

Selon les associations de consommateur, le rapport qualité / prix de ces assurances est très mauvais pour le consommateur.

Enfin, pour être complet, signalons que le comportement des banques n’est pas toujours irréprochable dans l’application de la loi vis-à-vis des clients qui n’ont pas souscrit cette assurance.

Par exemple, elle réclame souvent un dépôt de plainte, ce que la loi ne prévoit pas !

Or, dans les commissariats, ce type de plainte n’est pas toujours perçu comme une priorité…

Sachez heureusement que depuis peu, le dépôt de plainte en ligne est possible, grâce au système Perceval.

Bref, si sur le papier, assurer ses moyens de paiement est une excellente idée, son utilité n’est peut-être pas aussi évidente qu’elle y paraît.

Notre recommandation

Boursorama Banque et Fortuneo Banque sont les deux seules banques à notre connaissance à supprimer gratuitement la franchise de 50€.

Les autres garanties comme la protection des effets personnels peuvent être souscrites séparément.

8. Les frais de succession


Les frais de succession sont une ligne de frais clairement indiquée dans les brochures tarifaires.

Mais peut-être ne comptez-vous pas les payer de votre vivant ?

Plus sérieusement, parce qu’ils sont uniques par leur nature, nous n‘y faisons pas toujours suffisamment attention.

Et puis avouons-le aussi : on ne sait pas très bien à quoi ils correspondent, et s’ils existent, c’est qu’ils doivent être justifiés. N’est-ce pas ?

Avec 600 000 décès environ chaque année en France, la source de revenus est importante pour les banques.

Toutefois, on pourrait croire que la somme de travail est équivalente pour chaque banque : lister et fermer les comptes, vérifications d’identités, quelques contacts avec le notaire et la famille du défunt et enfin virement de clôture vers l’étude du notaire.

Et pourtant, d’un établissement bancaire à l’autre, les frais de succession ne varient de rien du tout à plus de 1 000€ !

Vous avez dit bizarre ?

Toutes les formules de tarification sont à l’oeuvre.

Montant forfaitaire, montant progressif selon la taille des fonds, avec ou sans frais annuels de gestion… Chaque banque fait sa propre tambouille.

Avec des surprises.

Par exemple, chez BNP Paribas, les frais de succession sont offerts en cas de valeur des avoirs inférieure à 200€. Un beau geste immédiatement contrebalancé par une facture d’au minimum 90€ si ce montant dépasse 200€, par exemple 201€.

Toutefois, objectivement, ce montant reste raisonnable par rapport aux standards du marché, avec un tarif moyen de l’ordre de 250€.

Mais il peut s’envoler si le défunt possède un patrimoine important.

De nombreuses banques facturent en effet un pourcentage, avec un plafond. Par exemple, toujours avec BNP Paribas, le montant est cette fois de 90€ + 1% (avec un plafond de 750€) si le montant des avoirs est supérieur à 3 000€.

Est-ce que clôturer un Livret A revient réellement plus cher à la banque s’il contient plus d’argent ?

Il est permis d’en douter…

Après tout, la clôture d’un Livret A, quand elle est initiée par son titulaire, est une procédure normalement 100% gratuite.

Même raisonnement pour le virement final.

Bref, faute de réglementation, l’impression qui prédomine - et confirmée par les associations de consommateur - est que de nombreuses banques ont la main lourde sur ces frais.

Ce qui est d’autant plus difficile à accepter que le moment est émotionnellement compliqué.

Enfin, nous notons avec déception que contrairement à leurs habitudes, les tarifs pratiqués par les banques en ligne sont dans la moyenne du marché.

Une lueur d’espoir cependant.

Les néobanques, arrivées les dernières sur le marché, sont parfois sans frais.

C’est notamment le cas de Max, Nickel ou encore N26.

Toutefois, il faut comparer ce qui est comparable. Dépourvues d’offre d’épargne, par exemple de Livret A, le coût de traitement est probablement beaucoup faible.

Notre recommandation

Choisir une banque pour ses frais de succession avantageux est excessif… D’autant plus qu’au fil des années, ils peuvent évoluer à la hausse !

Si au décès d’un proche, vous êtes en contact avec sa banque, notre recommandation est néanmoins de surveiller le prélèvement de ceux-ci, et de les négocier, voire de les contester, s’ils paraissent excessifs.

9. Cartes bancaires et frais avec l’étranger


Pour beaucoup de personnes, il est normal de payer chaque année une cotisation de carte bancaire.

Et pour d’autres, c’est une habitude ancrée dans le passé, depuis près d’une décennie pour être exact !

La gratuité des cartes bancaires est l’argument de vente numéro un de la plupart des banques en ligne et des banques mobiles.

Certes, dans certains cas, il faut justifier un niveau de revenus (à partir de 1 000€ mensuels) ou veiller à utiliser la carte moins une fois par mois.

Mais grâce à une concurrence très forte, des offres émergent pour une carte gratuite et parfois dénouée de condition.

Sachant qu’une carte Classic coûte environ 40€ ou 130€ pour une haut de gamme, les économies s’accumulent rapidement.

Sans compter le fait que les frais associés aux cartes gratuites sont également moins élevés, surtout à l’étranger.

Un exemple est plus parlant.

Admettons que vous achetiez des tickets de métro à Londres, pour un total de 6 livres sterling, soit approximativement 7€.

Avec LCL, la commission de la banque sur cet achat est de 3€ + 2,80% (avec un minimum de 0,80€).

Ce qui veut dire qu’en plus des 7€ débités pour l’achat des tickets, les frais associés sont de 3,80€…

Merci la banque !

Ce qui est dommage, si on considère le nombre d’offres qui permettent de faire cette transaction sans frais supplémentaires !

Sur les retraits à l’étranger, la situation est pratiquement identique, à la seule différence que les offres 100% gratuites sont un peu moins nombreuses. En effet, pour une banque, un retrait dans un automate en dehors de son réseau peut représenter un coût élevé.

Cela qui n’empêche pas certaines offres gratuites d’exister : Max, Revolut (jusqu’à un certain montant), Fortuneo Banque, Boursorama, etc…

Parfois, ces retraits sans commissions à l’étranger sont en contrepartie d’un forfait mensuel, par exemple avec Hello Prime, Monabanq, N26, Bunq, etc…

Pour faire le bon choix, il est donc important d’évaluer ses besoins.

Malgré tout, face à une concurrence aussi intense, certaines banques traditionnelles ont tout de même contre-attaqué en vendant des options internationales. Par exemple, du côté de la Caisse d’Epargne, le forfait international est facturé 4€ par mois, ce qui équivaut à 3 retraits et 10 paiements.

De quoi rendre de fiers services, à condition bien entendu de ne pas oublier de résilier le forfait à son retour de voyage…

Mais ces initiatives ne cachent pas le fond du problème.

Pour résumer, le choix est donné au consommateur entre payer chaque année une cotisation pour une carte bancaire avec des frais élevés, ou recevoir gratuitement une carte avec des frais très inférieurs, parfois même inexistants.

Il n’est pas inutile de le savoir !

Notre recommandation

Les offres compétitives sont très nombreuses.

Pour la gratuité de la carte, l’absence de conditions de toutes sortes et les paiements gratuits à l’étranger, Hello One, N26 et Revolut sont nos choix préférés.

Si vous recherchez en plus la gratuité des retraits, Ultim de Boursorama Banque, ainsi que Fosfo de Fortuneo Banque, sont des offres vraiment exceptionnelles.

10. Réédition du code secret en cas d’oubli


Un trou de mémoire au moment de composer le code secret de carte bancaire ?

Nul n’est à l’abri.

Dans l’immense majorité des banques, cet impondérable se dote d’une double peine :

  • Un coût d’une petite dizaine d’euros pour obtenir une réédition du code par courrier
  • Un délai d’attente qui peut aller jusqu’à une semaine

Pourtant, par bien des aspects, ce mode de fonctionnement peut être jugé comme préhistorique.

En effet, aujourd’hui, les banques qui vivent avec leur temps autorisent gratuitement la consultation du code PIN depuis l’espace client.

C’est aussi simple que cela !

Autre façon de procéder : la personnalisation du code secret.

Vous avez un code secret fétiche ?

Grâce aux banques mobiles et à certaines banques en ligne, rien ne vous empêche de l’utiliser à votre guise.

Une connexion dans l’application bancaire et le tour est joué…

Quel est donc le problème avec la réédition du code secret ?

Les banques doivent être considérées comme des entreprises comme les autres. Et à ce titre, il est important de les comparer sur la qualité et le coût de leurs services…

Or, ici, il est dommage de constater que 95% d‘entre elles vivent sur leurs acquis.

La consultation et la personnalisation du code secret sont en effet de beaux exemples d’une innovation concrète au service du client.

Le risque est donc d’attendre encore une trentaine d’années avant que l’ensemble de la population ne puisse en profiter !

Notre recommandation

95% des banques mobiles (Orange Bank, Revolut, N26, Max, etc…) permettent la personnalisation gratuite et en temps réel du code secret.

Par contre, les banques en ligne avancent en ordre très dispersé dans ce domaine.

Boursorama Banque (consultation gratuite et temps réel) et Bforbank (réédition gratuite) sont probablement les meilleurs choix.

11. Virements internationaux


Pendant des décennies, les banques traditionnelles n’ont fait aucun effort pour améliorer la qualité de service sur les virements internationaux.

Tarifs opaques et très élevés, absence de concurrence, captivité des clients, etc… Il faut dire que de leur point de vue, la situation était idéale.

Bien évidemment, ces conditions n’incitent pas à être le meilleur, mais simplement à préserver les profits de la communauté.

Ce qui explique qu’en plus des tarifs très élevés, les délais de réception sont également souvent très longs…

Avec leurs points forts et leurs points faibles, des sociétés comme Western Union ou Moneygram se font faites un nom sur ce marché, notamment pour l’envoi de liquidités en agences.

Mais pas de quoi réellement inquiéter les banques jusqu’à l’arrivée récente de nouveaux acteurs technologiques spécialisés.

Et forcément, la comparaison fait très mal !

Avec un parcours utilisateur soigné aux petits oignons, le coût exact du transfert affiché avant son exécution ou encore des programmes de parrainage, ces marques ringardisent les vieilles banques.

Mais ce que retiennent avant tout les consommateurs, c’est la différence de prix.

Ainsi, avec Transferwise, la nouvelle référence, c’est le taux de change réel qui est utilisé, ce qui explique en grande partie pourquoi un transfert peut revenir jusqu’à 8 fois moins cher.

Et concernant les délais, ils parfois quasi-inexistants, contre jusqu’à 2 semaines pour les banques traditionnelles.

Le jour et la nuit !

Heureusement, face à tant d’inertie, l’Union Européenne a tapé du poing sur la table (depuis avril 2020) en imposant aux banques l’affichage des tarifs avant l’exécution des transferts entre pays membres.

Une nouvelle fois, c’est par l’intermédiaire d’une loi que l’on avance un petit peu, mais que c’est difficile…

De plus, cette loi ne s’applique pas pour des transferts à l’extérieur des pays membres.

C’est pourquoi, avant d’engager tout transfert vers l’étranger, nous ne pouvons que vous conseiller de comparer les tarifs entre les différents acteurs.

Notre recommandation

Les banques en ligne ne sont pas nécessairement meilleures que les banques traditionnelles.

Clairement, elles n’ont jamais essayé de faire bouger les lignes.

Il faut donc se tourner vers les nouveaux acteurs, Transferwise en tête.

Après avoir essayé le service, il est objectivement très difficile de refaire confiance à sa banque…

Conclusion : vache à lait ou pas ?

Des dizaines de millions de Français font confiance aux banques traditionnelles pour protéger leur argent.

Quel usage font les banques de cette confiance ?

A travers les 11 frais analysés sur cette page, l’impression qui prédomine est la maximisation des profits à tout prix, quitte à avancer en cartel ou camper sur des positions archaïques, mais rentables.

L’intérêt du consommateur apparaît clairement rangé au second plan !

Citons notamment :

  • Dans certaines banques, facturation d’un minimum d’agios dès le premier centime en découvert non autorisé (et peu importe que vous ayez des milliers d’euros à côté sur un livret qui ne rapporte rien)
  • Lettre d’information à un tarif dépassement tout entendement, quand un simple email ou sms suffit largement, outil qu’elles ont en leur possession
  • Commissions d’intervention au maximum légal de 8€ dans pratiquement toutes les banques, bien que la réalité du travail accompli par le conseiller interroge
  • Instauration des frais de tenue de compte par toutes les banques au même moment
  • Frais de rejets au maximum légal dans pratiquement toutes les banques, accessoirement les plus chers d’Europe
  • Un mode de calcul des intérêts des livrets d’épargne qui n’a pas changé depuis la création du Livret A en 1818, basé sur les dates de valeur
  • La vente d’assurances de moyens de paiement qui n’apparaissent pas nécessaires, si on connaît la loi déjà très protectrice pour le consommateur
  • Des écarts de tarification très élevés et un manque de transparence sur les frais de succession, ce qui laisse penser que certaines banques gonflent leurs tarifs pour profiter d’une situation de faiblesse
  • Des virements internationaux très chers et opaques depuis des décennies

Et encore, nous n’abordons pas ici des thématiques comme l‘absence d’harmonisation des brochures tarifaires ou les conseillers qui ne sont là que pour faire du chiffre, souvent via la vente d’assurances vie aux tarifs démesurés.

Nous avons sous les yeux un joli tableau !

Comment sommes-nous arrivés dans cette situation ?

En réalité, c’est la passivité des clients qui est à la base de tout.

Mettez-vous à la place des banques : avec des clients passifs, vous admettrez que ce n’est pas très motivant de proposer un meilleur service au meilleur coût…

Et pourtant, de vraies alternatives existent.

Au premier rang desquelles, les banques en ligne.

A de rares exceptions, elles gomment les défauts des banques traditionnelles.

Et si vous n’avez pas confiance dans leur capacité à protéger vos fonds, sachez qu’elles appartiennent pour la plupart… aux banques traditionnelles.

C’est ici que tout s’explique.

D’un côté, les banques traditionnelles maximisent leurs profits sur des clients captifs (ou potentiellement satisfaits des services en agence !).

De l’autre, elles sont engagées dans une féroce bataille commerciale pour attirer de nouveaux clients proactifs, à coups de primes de bienvenue de 80€ ou autres.

Eh non, elles ne sont pas schizophréniques !

La meilleure preuve constitue leur réponse face à une troisième catégorie de banque, celle des banques mobiles comme N26, Revolut, Lydia, Bunq, Monese, etc…

Portées sur l’innovation et souvent d’origines étrangères, ces banques ont déjà conquis des millions d’utilisateurs en France.

Et crime de lèse-majesté, en dehors du sérail !

C’est pourquoi à travers leurs banques en ligne, elles ont réagi avec force et fracas en proposant des offres encore inimaginables il y a quelques années.

Par exemple, la carte Ultim de Boursorama Banque est sans conditions d’entrée, sans commissions sur les paiements et les retraits à l’étranger, et avec des assurances haut de gamme.

Cette carte noire (gratuite évidemment) est un véritable coup de poignard pour de nombreuses banques mobiles, qui font payer environ 10€ par mois pour une offre semblable….

Et derrière Boursorama Banque, c’est en fait la Société Générale qui est à la manoeuvre.

En d’autres termes, quand il faut innover parce que la concurrence montre le bout de son nez, il y a du répondant, et pas qu’un peu.

Mais pendant ce temps, les clients de la Société Générale continueront de payer bien sagement leurs commissions d’intervention au tarif maximum de 8€… Pas folle la guêpe !

Face à cette situation, il n’existe heureusement qu’une solution.

Briser le plafond de verre et partir à la découverte des offres disponibles.

De plus, rien n’oblige à changer de banque immédiatement.

La majorité des Français testent pendant plusieurs mois, par exemple dans le cadre d’un compte secondaire, avant de prendre une décision.

Perdu parmi toutes les offres existantes ?

C’est compréhensible dans un marché qui est en train de vivre une révolution ! Pour garder le cap, nous vous proposons le guide de survie pour choisir votre prochaine banque.



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