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Frais de succession Boursorama Banque : la prise de conscience ?

Ecrit par Emilien FRANCOISE, créateur de Nextbanq
Dernière révision : 29/07/2022

En cette période d’inflation des prix, enfin une très bonne nouvelle sur le plan des frais bancaires. Non pas que cela changera quoi que ce soit sur votre budget, mais parce que le sujet évoqué est hautement sensible : la facturation des frais de succession en cas de décès.

Symboliquement, quand on sait à quel point les banques françaises ont la main lourde dans ce domaine, nous sommes en présence d'un vrai pas en avant. Et comme souvent sur la question des tarifs bancaires, l'initiative est venue de Boursorama Banque.

De quoi régler ce problème une bonne fois pour toutes ? Pas encore, mais il faut espérer que la nouvelle tarification de Boursorama Banque fasse un effet boule de neige. Explications.

Boursorama Banque
Carte American Express Platinum : qui a-t-il à l'intérieur ?

C'est chose faite depuis la nouvelle tarification du 29 juillet 2022 : en cas de décès d'un client, les frais de successions ne sont plus facturés si les avoirs du défunt sont inférieurs à 20 000€. Et au-delà de ce seuil ? Les anciens frais de 250€ sont toujours en vigueur.

Au passage, dans l'éventualité du décès d'un client mineur, notons que Boursorama Banque a la délicatesse de supprimer entièrement ces frais.

Enfin, par avoirs, sachez que l'on entend l'ensemble des sommes détenues auprès de l'établissement bancaire :

  • Solde du compte courant
  • Livrets bancaires réglementés et non réglementés
  • Assurances vie
  • Compte-titres et PEA
  • Etc...

Alors, que penser de ces nouveaux tarifs ?

Pour les analyser, il faut d'abord comprendre que depuis quelques années, les frais de succession étaient dans l'oeil du cyclone, au point de s'inviter lors des dernières campagnes présidentielles. D'après une étude de l'UFC Que Choisir, le coût moyen des frais de succession est de 233€, soit deux à trois fois plus cher que chez nos voisins européens.

Mais le plus étrange dans cette histoire, c'est le degré de disparité entre les établissements bancaires. Ainsi, la même opération peut revenir de moins de 100€ dans certaines caisses du Crédit Agricole jusqu'à un plafond de 750€ avec la banque en ligne Hello bank!, qui facture une commission proportionnelle de 1% + 90€ pour les dossiers supérieurs à 3 000€.

Or, dans les deux cas de figure, le travail est supposé être strictement identique. Par conséquent, l'impression d'une facturation au doigt mouillé est particulièrement forte...

D'ailleurs, pour quel travail exactement ? Un certain mystère plane autour cette tâche puisque les banques ne communiquent pratiquement pas sur la réalité du travail effectué. En théorie, elles sont censées travailler en collaboration avec le notaire chargé de la succession, mais dans les faits, ce sont souvent ces derniers qui font l'essentiel du travail, notamment concernant la gestion des assurances vie et la recherche des bénéficiaires.

Pour cette raison, il est facile d'imaginer que pour la majorité des cas de succession, le travail de la banque consiste en la fermeture de livrets bancaires suivie de la réalisation d'un virement final vers le compte de succession. Or, de son vivant, ce genre d'opération est gratuit en ligne... Et si l'on souhaite malgré tout confier cette tâche à un conseiller, le coût maximum n'est que de quelques euros.

Bref, à défaut de transparence et d’homogénéité entre les banques françaises et étrangères, la sensation que les banques profitent d'un moment de détresse pour améliorer leurs profits est bien présente. Les avis qui font dans ce sens sont en effet très nombreux sur Internet, et leur lecture peut parfois faire mal au coeur.

Car a contrario, s'il y a un point sur lequel les banques sont inattaquables, c'est le degré de créativité au niveau de la facturation :

  • Montant fixe, peu importe la somme des avoirs
  • Commission proportionnelle
  • Fixation de seuils en fonction des avoirs, en mélangeant commission fixe et proportionnelle

Ainsi, depuis quelques années, bien que l'inflation bancaire soit plus forte sur les frais de succession que sur les autres lignes tarifaires, il semblerait qu'à la place d'un montant fixe de plusieurs centaines d'euros, de plus en plus en banques optent pour des seuils afin de "protéger" un peu mieux les plus petites successions.

Un geste qui ne masque pas tous les efforts qui restent à réaliser, mais à ce jour, c'est le seul mouvement visible de la part des banques sur ce sujet.

Jusqu'à aujourd'hui et donc Boursorama Banque qui bien qu'ayant recours à cette solution, a le mérite de fixer un seuil particulièrement élevé de 20 000€ d'avoirs avant la facturation de 250€ au titre du règlement de la succession.

Passé ce seuil de 20 000€ d'avoirs, que penser des 250€ facturés ?

Même s'ils sont dans la moyenne, c'est-à-dire à un montant élevé, ils ont au moins le mérite de ne pas choquer au regard de la succession totale. Et en ce sens, il s'agit à notre avis de la plus grande avancée de ces dernières années.

Car avec plus de 4 millions de clients, notamment via une offre WELCOME destinée aux personnes qui n'ont pas des moyens financiers élevés, il ne fait aucun doute que le manque à gagner sera présent. Mais en supprimant les retours d'expérience de ponctions de 250€ jugées comme injustes sur des toutes petites successions, par exemple de l'ordre de 500€ gardés au chaud sur un livret, Boursorama Banque montre le chemin à suivre pour toute une industrie.

Pensez-vous que l'exemple de Boursorama Banque sera suivi par d'autres ? N'hésitez pas à vous exprimer dans les commentaires !

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A propos de l'auteur
Article écrit par


Emilien FRANCOISE Emilien FRANCOISE est le fondateur de Nextbanq, site de référence dans l'univers des finances personnelles.
Titulaire d'un diplôme de grande école de commerce, il écrit des contenus indépendants à temps plein depuis 2007 avec l'ambition d'aider tous les lecteurs à améliorer leur pouvoir d'achat.

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