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Qu'attendre de la part d'un compte courant en 2020 ?

Dernière révision : 9 janvier 2020

Quel compte courant choisir ?

Le compte courant est un élément central de nos vies.

Mais connaissez-vous ses règles de fonctionnement ? Et surtout, en tirez-vous au maximum parti ? Car tous les comptes courants ne se valent pas, loin de là...

Facilité d'ouverture, souplesse d'utilisation, frais, découverts ou services associés, les critères ne manquent pas pour classer les comptes courants.

D'autant plus qu'entre les banques traditionnelles, les banques en ligne et les banques mobiles, le choix n'a jamais été aussi large.

Toutefois, à cause d'un immobilisme très français dans les questions d'argent, nous n'avons pas vraiment pour habitude de comparer les comptes courants.

Sans plus attendre, prenez le taureau par les cornes et redécouvrez le compte courant comme jamais auparavant !

Les conditions d’ouverture d’un compte

Sans compte courant, appelé aussi compte bancaire, compte à vue, compte de dépôt ou compte-chèques, difficile d’imaginer recevoir un salaire, faire un virement à une personne située à 500 kilomètres ou effectuer un achat sur Internet.

Les conditions pour ouvrir un compte

C’est pour cette raison que tous les résidents français ont le droit de posséder un compte bancaire.

Pour autant, si ce droit existe bel et bien, il ne rime pas toujours avec la possibilité d’ouvrir un compte dans la banque de son choix.

La loi française stipule en effet que les établissements bancaires sont libres de refuser une ouverture de compte à qui que ce soit, sans avoir à donner d’explications au refus. En d’autres termes, les banques sont libres de choisir leur clientèle, et c’est pourquoi elle peuvent être catégorisées plus ou moins haut de gamme.

Toutefois, en cas de refus systématiques, le particulier peut faire exercer son droit au compte auprès de la banque de France. C'est-à-dire que cette dernière désignera d'office un établissement qui aura l'obligation d'accepter l'ouverture d'un compte pour le compte du particulier. Toutefois, il y a de fortes probabilités pour que le compte fonctionne a minima, c'est-à-dire sans accès aux découverts ou à l'entièreté de la gamme de services.

Mais quoi qu’il en soit, l’ouverture d’un compte bancaire se matérialise toujours par la signature d’une convention de compte, véritable contrat entre le client et la banque.

Ce document récapitule toutes les règles de fonctionnement du compte : les tarifs, les moyens de paiement associés, ainsi que d’autres informations pratiques comme par exemple réaliser une procuration.

Dorénavant, grâce à l'arrivée des banques en ligne et des banques mobiles, de nombreux clients n’hésitent plus à s’affranchir de leur « banque historique » pour ouvrir un deuxième ou un troisième compte.

Le but est de faire jouer la concurrence, de profiter de tarifs plus bas, d’accéder à de meilleurs services ou tout simplement d'avoir un compte de secours en cas de retrait refusé à l’étranger, etc…

Pour faire simple, les conditions d'ouverture sont les suivantes :

  • Banques traditionnelles : sans condition de revenu, les banques du type BNP Paribas ou Société Générale évaluent toutefois les dossiers de très près, et une personne avec des difficultés financières risquent d'échouer à ouvrir un compte du premier coup
  • Banques en ligne : sauf exceptions (Monabanq ou Welcome de Boursorama Banque par exemple), elles demandent des revenus aux alentours de 1 000€ par mois ou de placer une épargne d'environ 5 000€
  • Banques mobiles : les dernières venues, du type N26 ou Orange Bank, sont les plus accueillantes et acceptent parfois ouvertement les interdits bancaires

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A quoi sert d'abord un compte courant ?

Dans la vie de tous les jours et pour de nombreuses personnes, quoi de plus banal que de posséder un compte courant.

Compte courant

Pour autant, même si des dizaines de millions de comptes sont en circulation, il s’agit de ne pas perdre de vue les services essentiels apportés :

  • Le suivi de compte : le rôle premier du compte courant est d’abord d’assurer le suivi des mouvements d’argent. C’est-à-dire qu’à tout moment, le propriétaire peut aussi bien prendre connaissance de l’évolution de ses dépenses (colonne débit) que des rentrées d’argent (colonne crédit), et cela grâce à la consultation de l’extrait du compte. Grâce à ce suivi, le client doit être en mesure de garder un solde positif en toutes circonstances. 
  • La disposition de moyens de paiement : l’autre grande utilité du compte courant réside dans la possibilité de disposer de moyens de paiement spécialement associés comme la carte bancaire, le chéquier, le virement ou encore l'avis de prélèvement.
    Grâce à eux, ce sont tous les actes d’achats qui sont facilités dans la vie de tous les jours. Mais posséder un compte courant n’est pas pour autant synonyme de mise à disposition automatique de ces moyens de paiement. En effet, les banques peuvent librement décider de les accorder ou non, tout comme le client peut ne pas en faire la demande.
  • La sécurité des fonds : c’est la première raison de l’existence des banques. Le niveau de protection d'une banque est sans commune mesure avec celui d'un particulier. A vrai dire, le seul risque,d’une probabilité infime, est l’écroulement total du système bancaire. Et dans ce cas de figure, l’état français serait tout de même garant de chaque compte bancaire jusqu’à 100 000€, même si nul ne connaît avec exactitude les conséquences d'un tel scénario

Posséder un compte bancaire, c’est donc d’abord profiter de ces services de base. Mais dans la pratique, de nombreux autres services sont aussi disponibles...

Qu’attendre d’un compte courant en 2020 ?

Maîtrisez-vous votre compte courant au doigt et à l'oeil ? Ou au contraire, vous pensez qu'il y a matière à amélioration ?

gestion de budget

A Nextbanq, on est prêt à parier que vous êtes à l'aise avec les services de base :

  • Consultation des mouvements du compte
  • Création de virements, ponctuels ou permanents
  • Edition de RIB
  • Gestion des moyens de paiement : commande de chéquiers, possibilité de faire opposition, etc…

Mais grâce aux vertus de la concurrence, de nouveaux services (gratuits ou payants) sont disponibles pour rendre l' utilisation du compte plus conviviale.

Par exemple, utilisez-vous les services suivants ?

  • Gestion du compte depuis l'application mobile
  • Paramétrage des alertes emails ou SMS, par exemple à la réception du salaire
  • Catégorisation des opérations pour une gestion de budget plus fine
  • Archivage automatique des factures dans un coffre-fort numérique (spécialité de Boursorama Banque)
  • L'attachement d'une photo ou d'un commentaire à chaque dépense
  • Envoi d'un chèque au destinataire de votre choix directement en ligne
  • Gestion de tous vos comptes au sein d'une même interface (Boursorama Banque, BforBank, etc...)
  • Coaching sur la gestion de budget ou pour remplir la feuille d'impôt (Monabanq, ING)
  • Rémunération du compte courant et des liquidités (Bunq)
  • Bordereau numérique pour créditer un chèque à la date du jour, et non à la date de traitement du chèque (Monabanq)
  • Création de comptes bancaires dans la devise de son choix en moins de 30 secondes (Revolut, Transferwise,Monese, etc... )
  • Paiement avec votre smartphone grâce à Apple Pay ou PayLib
  • Paramétrage total de la carte bancaire (choix du code PIN, verrouillage temporaire, etc...)
  • Création de tirelires en ligne, pour mettre de l'argent de côté dédié au projet de son choix (N26, )

Voici en substance quelques-unes des dernières fonctionnalités qui rendent l'utilisation du compte courant plus "sexy". Car oui, cela peut parfois même devenir un plaisir !

D'ailleurs, comme vous pouvez le constater, la plupart de ces améliorations proviennent des banques en ligne et des banques mobiles. En effet, pour se démarquer, elles ont besoin d'apporter de vraies nouveautés.

Mais à la guerre comme à la guerre, si les banques se battent pour détenir votre compte bancaire, c’est aussi qu’elles y trouvent de nombreuses formes d’intérêts...


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Au-delà du compte courant, l'épargne et le crédit en ligne de mire

Les banques de simples distributeurs de comptes courants ? Ce serait avoir une vision un peu réductrice de leur métier !

A vrai dire, aucune banque ne pourrait survivre dans cette configuration.

C'est pourquoi, derrière le compte courant, ce formidable outil pour fidéliser un client, une véritable montagne de services dans les domaines de l'épargne, du crédit et des assurances attendent le client.

Ainsi, choisir une banque ne revient pas seulement à choisir un compte courant, mais également une offre de service complète pour faire vivre votre argent.

Malheureusement, la banque parfaite dans tous les domaines n'existe pas.

C'est donc au consommateur d'évaluer ses propres besoins avec un maximum de précision, afin de se faciliter le choix de ses services financiers.

Paradoxalement, de nombreux Français font preuve d’une fidélité à toute épreuve vis-à-vis de leur banque « historique » alors que dans le même temps l'insatisfaction liée aux banques monte dans l'opinion publique...

Toutefois, ce jugement est à pondérer depuis l'avènement des banques en ligne et des banques mobiles : posséder un compte courant dans un établissement, une assurance vie dans un autre et encore un crédit ailleurs n'est plus une singularité.

D'une manière générale, voici les services qui constituent le socle de l'offre des banques :

  • Epargne : les livrets  (Livret A, LDD, super livrets), l'accès à la bourse (compte-titre, PEA et fonds), les comptes à terme, les contrats d’assurance vie, l’épargne logement ( PEL et CEL) ou encore l'immobilier locatif
  • Crédit : en dehors du découvert lié au compte courant, le crédit à la consommation (prêt personnel auto, travaux, crédit renouvelable, etc…) et le crédit immobilier (prêt amortissable, prêt lissé, prêt relais, etc…)
  • Assurance : les principaux produits d’assurance concernent la personne et la famille, la maison, la voiture et bien entendu les moyens de paiement

Mais grâce à la magie des révolutions technologiques, de nouveaux services à la pointe de l'innovation ont aussi fait leur apparition.

Nous pouvons notamment citer l'achat de bitcoins (Revolut), les virements internationaux au taux de change réel (N26) ou encore l'assurance automobile au kilomètre (Boursorama Banque).

Des comptes bancaires à toutes les sauces...

Il existe plus de 400 établissements bancaires différents en France, pour un total d’environ 25 000 agences couvrant le territoire.

Mais il ne faut surtout pas croire que tous ces établissements sont à ranger dans la même catégorie, loin de là !

  • Les banques traditionnelles, ou de réseaux : elles se nomment Crédit Lyonnais, BNP Paribas ou encore Société Générale. Elles existent toutes depuis de très nombreuses années et à l’évocation du mot « banque », ce sont généralement ces noms qui viennent à l'esprit
  • Les banques régionales : elles sont de deux types, d'un côté la « pure » qui ne propose ses services que dans sa région d’origine (ex : Banque de Savoie, Banque de Bretagne) et de l'autre celle disposant disposant d'une marque nationale (ex : Banque Populaire, CIC, Crédit Agricole, Caisse d’Epargne), avec pour principale différence la tarification d’une région à une autre
  • Les banques mutualistes : ce sont des banques qui fonctionnent avec une forme de gouvernance spécifique, avec des clients partie prenante de la stratégie de l’entreprise. Les banques mutualistes prônent donc des valeurs différentes, en mettant l’humain plus au cœur de leur démarche, même si les tarifs ne sont pas toujours moins élevés. Elles ont aussi un ancrage régional très fort, ce qui explique que l’on retrouve les banques Crédit Agricole, Banque Populaire, CIC, Crédit Mutuel parmi les plus connues. Elles sont parfois aussi appelées banques coopératives
  • Les banques étrangères : ce sont des banques qui ont établi une présence en France. Cependant, elles importent leurs façons de travailler depuis leurs pays d’origine, et peuvent avoir une "philosophie" de fonctionnement quelque peu différente. HSBC et ING sont parmi les banques étrangères les mieux établies.
  • Les banques privées : elles s’adressent à une clientèle spécifique, aisée financièrement. Les banques privées sont donc orientées sur la gestion de fortune, par exemple la banque privée 1818, la Compagnie financière Edmond de Rothschild, BNP Paribas Wealth Management, etc…
  • Les assureurs : avec l’effritement de la barrière banque / assurance, de très nombreuses sociétés d’assurances proposent des services bancaires comme le livret d’épargne ou des crédits. Les noms les plus connus sont AXA, MMA, Maaf, Groupama Banque, Matmut, etc…
  • Les banques en ligne : les banques en ligne surfent sur les nouvelles technologies et proposent un modèle très différent, sans agences, mais avec des conseillers joignables par téléphone, visioconférence ou emails, et sur des horaires très élargis. Du fait de l’absence de coût d’entretien d’un réseau, les banques en ligne sont sans conteste les moins chères, et souvent aussi les plus rémunératrices comme pour les livrets d’épargne ou l’assurance vie. ING, Monabanq ou Boursorama Banque sont parmi les plus populaires.
  • Les banques mobiles : dernières nées, les banques mobiles promettent une expérience décomplexée à travers l'utilisation des smartphones. Ouvertes véritablement à tous, les néobanques sont parfois un peu plus chères que les banques en ligne, mais toujours beaucoup plus économiques que les banques traditionnelles. Les noms les plus connus sont N26, Compte Nickel ou Orange Bank.

Ainsi, reconnaître la catégorie d’une banque, c’est déjà l’assurance de posséder un premier filtre pour les comparer.

Les frais bancaires

Bien que l’ouverture d’un compte courant soit un acte 100% gratuit, les banques ne sont pas complètement démunies pour ensuite générer des revenus !

En effet, d'après UFC Que Choisir, le coût moyen d'une banque est de 211€ en 2018.

Mais comment font-elles pour parvenir à ce montant ?

Deux types de frais bancaires très différents sont à distinguer :

La facturation de services et des packages

En plus de la cotisation de la carte bancaire, un très large éventail de services peut faire l’objet d’une facturation, avec des écarts parfois très importants d’une banque à l’autre.

A titre d’exemple : les alertes emails/sms, les retraits dans un distributeur d’une banque concurrente, les relevés de compte à fréquence réduite, les frais de tenue de compte, une recherche de document, le choix du code secret, etc…

Mais à côté de cette facturation à l’unité, les banques traditionnelles proposent des forfaits, ou packages bancaires, concoctés par les équipes marketing.

Conséquences ?

Tous les services inclus ne sont pas rarement utilisés par le consommateur, qui paie donc au final plus cher son compte courant.

Ce genre de pratique est régulièrement mis à l’amende par les associations de consommateur, qui dénoncent le manque de transparence et c’est donc au consommateur de faire preuve d’une grande vigilance quant à la souscription de ces packages.

Les pénalités: agios, commissions d’intervention, frais de rejet

Un compte bancaire ne coûte en principe que l’équivalent des services consommés, certains étant indispensables (carte bancaire) et d’autres facultatifs (choix du code secret).

Cette affirmation repose néanmoins sur une « règle d’or » bancaire : le compte doit toujours être approvisionné pour faire face aux dépenses.

Mais dès que cette règle est cassée, c’est-à-dire que le solde passe en négatif, trois types de frais pouvant être assimilés à des pénalités entrent en piste :

  • Les agios, c’est-à-dire des intérêts, souvent très élevés, à payer sur le montant de la somme avancée par la banque, que le découvert soit autorisé ou non
  • Des commissions d’intervention, qui représentent une somme fixe (souvent au niveau du maximum légal de 8€) à chaque fois qu’un conseiller est amené à faire une vérification manuelle sur un compte, par exemple pour un paiement par carte alors que le découvert autorisé est épuisé
  • Des frais de rejet, quand la banque refuse un prélèvement mensuel (maximum 20€) ou bien d’honorer un chèque (maximum 50€) pour défaut de provision

Payer des pénalités vient toujours en conséquence d’un découvert bancaire, et sans action corrective rapide du titulaire, constitue le premier pas vers l’interdit bancaire.

Il s’agit donc de la situation par excellence à éviter, que la partie ci-dessous explique plus en détail.

Heureusement, pour un surplus de transparence, les banques ont l'obligation légale depuis quelques années d'envoyer à leurs clients un récapitulatif annuel des frais.

Il s'agit donc d'un document dont l'analyse est souvent fort intéressante.

Comment un découvert peut mener à l’interdit bancaire 

Rassurez-vous, ce titre un brin effrayant ne cherche qu’à mettre en avant les étapes qui peuvent amener à l’interdiction bancaire.

Il s’agit donc surtout d’en comprendre le mécanisme, pour mieux s’en protéger.

Mais commençons par ce principe de base : il est de la responsabilité du client de s’assurer que le solde du compte est toujours positif.

Si pour diverses raisons le solde passe en négatif, alors deux évènements peuvent s'enclencher :

  • Un découvert a été négocié : dans la convention de compte ou par l’intermédiaire d’un contrat séparé, les règles en cas de découvert ont été clairement explicitées et signées par le titulaire du compte. Aucune surprise n’est à prévoir dans ce cas, les conditions préalablement signées s’appliquent normalement, généralement sous la forme d'un taux d'intérêt jusqu'au montant autorisé.
  • Le titulaire n’a pas signé de telles dispositions : la banque est alors libre de procéder ou non à la transaction (que ce soit pour un paiement par carte bancaire ou chèque, retrait, virement, etc…).
    Si elle décide d’effectuer la transaction, il s’agira dans le jargon bancaire d’une « facilité de caisse » et non d’un découvert. En plus du bénéfice de la réalisation de la transaction, la facilité de caisse permet d’éviter le paiement des frais pour incidents de paiement, mais pas d’intérêts sur l’équivalent de la somme prêtée.  

Dans les faits, il est donc important de comprendre que toute somme avancée par la banque est un service qui permet d’éviter les désagréments d’une transaction non effectuée, à savoir un très grand pas vers l’interdiction bancaire, sans compter les frais associés.

En contrepartie de ce service, la banque est en droit de percevoir une certaine rémunération, sous forme d’un taux d’intérêt sur la somme avancée.

Les sommes avancées par la banque peuvent donc prendre trois formes différentes :

  • La facilité de caisse : la frontière entre « facilité de caisse » et « découvert » est en fait très poreuse, et il arrive souvent que les deux termes soient utilisés indistinctement, même par les banquiers. Dans tous les cas, il s’agit d’une forme de crédit donnée par la banque à son client, et visant à ne couvrir qu’une période très courte, de l’ordre de quelques jours par mois. La facilité de caisse est accordée selon le bon vouloir de la banque, et les intérêts perçus sont généralement élevés

  • Le découvert autorisé : Le montant du découvert autorisé dépend directement de la situation de chaque client et ses conditions sont écrites noir sur blanc soit dans la convention de compte, soit dans un contrat séparé. Le terme « autorisé » est une dénomination qui peut être trompeuse, car bien qu’il soit autorisé, cette forme de découvert n’empêche pas le paiement d’intérêts (ou d'agios). Un avantage cependant : le taux d’intérêt est bien moins élevé que pour un découvert non autorisé, tout en restant quand même conséquent, de l’ordre de 10%.
    Par la loi, un découvert autorisé ne peut pas durer plus de 90 jours auquel cas la banque est obligée de proposer une solution de crédit à la consommation. Enfin, à la différence d’un découvert non autorisé, dans le cadre d’un découvert autorisé la banque est dans l'obligation d'autoriser tous les ordres de paiement

  • Le découvert non autorisé : comme son nom l’indique, le découvert non autorisé ne peut venir que d’une tolérance de la banque à effectuer un ordre de paiement, alors que le solde du compte ne permet pas de procéder à ce paiement.
    C’est la situation à éviter par excellence, car les frais prélevés deviennent prohibitifs : d’un côté le taux d’intérêt est presque doublé par rapport à un découvert autorisé (et se rapproche donc du taux de l’usure), tandis que de l’autre côté, des commissions d’interventions sont facturées.
    Si aucune rentrée d’argent ne comble le déficit rapidement, appeler le conseiller pour trouver une solution (étalement de la dette, voire souscrire un prêt) est le meilleur réflexe. L’objectif est alors d’éviter un incident de paiement, qui pourrait intervenir à tout moment, et dont les conséquences vers l’interdit bancaire sont à prendre très au sérieux. 

En effet, l’interdiction bancaire est un processus qui démarre à partir moment où un paiement ne peut être honoré, faute de provision sur le compte bancaire et faute de volonté de la banque de prêter cet argent sous la  forme d’un découvert non autorisé.

Que l’incident résulte d’une tentative de paiement par chèqueou par carte bancaire, l’interdiction bancaire se concrétise par l’inscription du nom du titulaire à la Banque de France, dans un fichier spécifique et consultable par toutes les banques, le Fichier Central des Chèques (FCC), et qui compte à ce jour plus de 1,5 million de noms inscrits.

L’interdiction bancaire se traduit principalement par le retrait des moyens de paiement, et pas uniquement du compte « fautif » mais bien pour tous les comptes appartenant au titulaire, en plus de difficultés énormes pour souscrire un crédit (logement, voiture, etc…) ainsi que des pénalités financières très élevées.

La durée de l’interdiction bancaire est de 5 ans, sauf si le titulaire régularise sa situation entre-temps, c’est-à-dire rembourse les dettes contractées et règle les pénalités associées.

A noter qu'une des raisons du succès des banques mobiles est l'absence pure et simple de découvert, autorisé ou non autorisé. Couplés à des cartes de paiement à autorisation systématique, ces comptes courants permettent donc d'éviter tous ces tracas.

Conclusion : vous avez le choix !

La banque est un monde qui n'a pas toujours bonne presse, mais qui est par ailleurs certainement très codifié !

Pour autant, le consommateur ne doit pas oublier qu'il reste toujours libre de ses faits et gestes. Si par exemple vous estimez payer trop de frais et/ou ne pas bénéficier des meilleurs produits d'épargne et de crédit, vous avez tout à fait le droit de tester la concurrence et ainsi mettre la pression sur votre propre banque. En effet, après tout, celles-ci ne sont ni plus ni moins que des établissements commerciaux.

Plus facile à dire qu'à faire semblent penser de nombreux consommateurs...

Pourtant, depuis l'arrivée des banques en ligne et les banques mobiles, vous avez une profusion de comptes courants à votre portée.

Découvrez donc sans plus attendre les avantages et les inconvénients des banques en ligne et des banques mobiles.

Bien entendu, notre classement peut aussi être un outil très utile dans vos futures décisions !


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