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Indispensables, les unités de compte ? Le guide pour se décider

Dernière révision : 27 novembre 2019

Les unités de compte

Les unités de compte sont-elles indispensables à votre assurance vie ?

Avec des performances annuelles qui peuvent dépasser les 10%, nombre d'épargnants en rêvent secrètement la nuit...

Mais en cas de retournement des marchés, les pertes peuvent aussi être à deux chiffres !

En tout état de cause, l'objectif des compagnies d'assurance n'en demeure pas moins de vous pousser vers ces supports, en vantant le dynamisme des performances par rapport à celles des fonds en euro.

Ce qu'elles oublient aussi parfois de vous dire, c'est aussi que ces unités de compte sont plus rémunératrices pour elles.

Alors, faut-il échanger de la sécurité contre du risque ? Le cas échéant, comment s'orienter parmi les milliers d'unités de compte existantes ? Quels sont les pièges ? Faut-il le faire de manière accompagnée ?

Découvrez la réponse à ces question et à bien d'autres dans ce guide consacré aux unités de compte.

Fonds euros / unités de compte : quel rapport de force ?

Avec plus de 1 600 milliards d'euros sous gestion, l’assurance vie est le produit phare de l’épargne des Français, loin devant le Livret A.

Répartition fonds euros unités de compte

Pour rappel, à travers une assurance vie, vous pouvez investir dans deux types de support aux caractéristiques très différentes :

  • Le fonds en euros : c’est un placement sans risque censé rapporter une rémunération correcte, par exemple aux alentours de 3%. Toutes les assurances vie comportent un fonds en euros, parfois deux.
  • Les unités de compte : ce sont des fonds spécialisés dans de nombreux domaines. Contrairement aux fonds en euros, les unités de compte peuvent enregistrer des performances négatives, mais en contrepartie, elles rapportent aussi beaucoup plus les bonnes années. En fonction des contrats, vous pouvez avoir accès à une dizaine comme à des centaines d'unités de compte.

Caractéristique principale de l’épargne à la Française ? L’aversion au risque !

C’est pourquoi à l'échelle de la France, la répartition de l'assurance vie est environ à 80% sur les fonds en euros et à 20% dans les unités de compte.

Toutefois, la donne est en train de changer.

En 2015, pour la première fois, les unités de compte ont capté plus d’épargne que les fonds en euros, à hauteur de 54% contre 46%.

Cette donnée est très importante : cela veut dire que déçus des rendements des fonds en euros, orientés à la baisse depuis de nombreuses années, les Français sont prêts à explorer de nouvelles pistes.

Ce phénomène touche tous les produits d’épargne sécurisés : le fonds en euros bien sûr, mais aussi le Livret A, le PEL, le LDD, les livrets d’épargne non réglementés ou encore les comptes à terme.

Dans ce contexte moribond pour l'épargne sécurisée, il est donc tentant d'aller vers des produits plus dynamiques, dont au premier rang les unités de compte.

Avec celles-ci, il devient par exemple possible d'investir dans des entreprises, des devises ou encore de l'immobilier. Les possibilités sont presque illimitées. Partons à leur découverte !

Guide des unités de compte de la plus sûre à la plus risquée

Un portefeuille équilibré d’unités de compte comporte environ 8 lignes.

Les catégories de fonds

Lesquelles choisir ? Tout dépend du niveau de risque recherché. Pour cela, elles peuvent être classées en diverses catégories.

Nous vous les présentons succinctement ci-dessous, mais retenez que chacune mériterait un article de fond afin de saisir leurs subtilités.

1. Les fonds monétaires

De la sécurité au détriment de la performance

Les gérants de ces fonds investissent dans des produits très sécurisés et avec des échéances très courtes. Mais la baisse des taux pénalise gravement ces produits, au point que les frais de gestion peuvent être parfois plus élevés que les performances enregistrées.

Dans ce contexte, de nombreux fonds monétaires n’ont même plus de raison d’être et mettent donc la clef sous la porte.

Dommage, quand ont sait qu’au début des années 2 000, il était facile d’obtenir du 4% annuellement...

2. Les fonds obligataires

De la sécurité et des performances parfois intéressantes

Les fonds obligataires représentent une famille de produits assez large.

Ces fonds peuvent être spécialisés en obligations d’états, mais aussi en obligations d’entreprises ou obligations convertibles en actions.

Sachant que le principe de base d’une obligation est de fournir un rendement connu à l’avance, le risque de perte de capital est très faible et il est possible d’obtenir des rendements intéressants, autour de 4%.

3. Les fonds immobiliers

Une sécurité relative et des performances souvent intéressantes

Les fonds immobiliers (comme les SCPI et OCPI) investissent dans l’immobilier sous toutes ses formes et donnent souvent des rendements intéressants, de l’ordre de 5% grâce à la bonne santé des marchés immobiliers.

Très séduisantes sur le papier, elles souffrent de frais élevés et d’une liquidité plus réduite. De plus, le risque est malgré tout présent, comme le prouve l'exemple du vote de la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne, qui a frappé durement les unités de compte britanniques, dans la crainte d’un retournement du marché immobilier local.

4. Les fonds en actions

Du risque dans une optique de performance élevée

Avec les fonds en actions, la stratégie est très claire : dégager un maximum de rendement, quitte à prendre des risques. Ainsi, si obtenir 15% de rendement sur plusieurs années est possible, perdre son capital dans les mêmes proportions est une éventualité que l’épargnant doit être prêt à accepter.

La variété des fonds en actions est très grande : zones géographiques, petites ou grosses capitalisations d’entreprises, secteurs d’activité ou encore styles de gestion.
Vous avez l’embarras du choix.

5. Les trackers (ou ETF)

Des fonds automatisés qui révolutionnent le marché

Les trackers sont des fonds “automatisés”, c’est-à-dire sans gérants, qui reproduisent à l’identique les variations d’un indice, par exemple le CAC 40.

Généralement, l’intérêt d’un tracker est donc de représenter un indice volatile. Par conséquent, plus l'indice est volatile (pétrole, marchés actions, etc...) et plus le risque est présent.

Toutefois, les trackers ne manquent pas d'avantages : des frais très bas, une forte liquidité et la possibilité de se diversifier très facilement.

La statistique à retenir est que dans 80% des cas, le simple fait de répliquer un indice permet de faire mieux qu'un fonds d'investissement classique, car ceux-ci sont incapables de reproduire leur indice de référence à cause du biais humain.

Ne manquez pas l'article complet de Nextbanq sur les trackers pour tout savoir sur cet outil, très souvent utilisé par les conseillers de gestion de patrimoine pour leurs finances personnelles.

6. Les fonds flexibles

Du risque dans une optique de performance élevée

Alors que jusqu’à présent, l’épargnant savait où il mettait les pieds au niveau de la composition du fonds, les fonds flexibles ne s’embarrassent pas de ce genre de détails.

Au contraire, c’est ce qui fait leur force puisque le fond flexible réagit en temps réel selon les opportunités boursières, telles qu’identifiées par son gérant.

Le principe des fonds flexibles est donc d’avoir une confiance aveugle dans son gérant, pour le meilleur, mais aussi pour le pire.

Degré d'acceptation du risque, zones géographiques, type d'investissement, etc... A la vue de toutes ces opportunités, mettre en place une stratégie d'investissement peut sembler difficile.

Mais n'ayez crainte : des solutions existent pour vous aider dans la composition de votre portefeuille.

Faut-il se faire aider pour choisir ses unités de compte ?

Selon vos aspirations, vos ressources financières et le temps que vous êtes prêt à passer, plusieurs options s'offrent à vous pour choisir les unités de compte qui composeront votre portefeuille.

Choisir un fonds

Ni une, ni deux, étudions-les dans le détail !

1. La gestion pilotée

Un fonds unique qui s’occupe de tout

Appelée aussi gestion sous mandat ou encore gestion profilée, c’est la méthode qui gagne le plus en popularité depuis l’avènement des contrats d’assurance vie en ligne.

Concrètement, au lieu de gérer vous-même les unités de compte, vous confiez votre argent à fonds unique qui se charge ensuite de répartir votre investissement en fonction de vos attentes en termes de risque.

Ainsi, de votre côté, vous devez simplement choisir le niveau de risque à l’entrée. Normalement, 4 types de gestion pilotée sont proposés : très défensif, défensif, équilibré ou dynamique.

Ensuite, charge pour le gérant du fonds de gérer les sommes confiées dans les limites de son mandat.

Autrefois réservée aux grosses fortunes, de l’ordre de 100 000€, la gestion pilotée est maintenant disponible sur certains contrats dès 1 000€. En contrepartie de ce service, les frais de gestion sont généralement un peu plus élevés.

2. Le conseiller en gestion de patrimoine

Du sur-mesure qui a ses limites

Pourquoi ne pas demander directement à un professionnel ?

Avec le conseiller en gestion de patrimoine, ce professionnel prend connaissance de votre situation et met en place une stratégie adaptée.

Idéal sur le papier, le plus dur est probablement de trouver le conseiller le plus fiable. En effet, si le service est en général gratuit, c’est parce que les conseillers sont ensuite rémunérés par les fonds sélectionnés en votre nom.

Dans ces conditions, comment être sûr que le conseiller choisit les meilleurs fonds pour son client et non pour lui-même ?

Heureusement, une régulation du secteur est en cours afin que le client rémunère le conseiller sous forme d’honoraires plutôt que par ces commissions.

Enfin, faites la distinction entre les conseillers de gestion de patrimoine indépendants (les CGPI) et ceux affiliés à un réseau bancaire. Logiquement, ces derniers poussent à la souscription de produits “maison”, ce qui est rarement dans votre intérêt, car les produits maison des grands réseaux bancaires sont souvent plus chers et moins performants.

3. Pourquoi pas vous-même avec la gestion libre ?

Des outils existent pour vous accompagner

Si vous avez une bonne culture financière et du temps à consacrer, gérer soi-même ses unités de compte est tout à fait envisageable. C’est ce que l’on appelle la gestion libre.

Pour cela, et même si vous n’envisagez pas cette solution, sachez qu’il existe un site qui fait autorité sur le sujet : morningstar.fr.

Pour chacun des milliers de fonds existants, les informations indispensables (performances passées, frais de gestion, volatilité, taille, composition, etc…) sont compilées, en plus d’une note attribuée par les experts du site.

En outre, vous avez la possibilité de créer gratuitement un portefeuille pour suivre les résultats de vos UC. De quoi rentrer progressivement dans un univers qui peut paraître très intimidant au premier abord.

L'avantage de la gestion libre est donc d'adopter la meilleure stratégie, car on n'est jamais mieux servi que par soi-même... toutefois attention tout de même aux excès de confiance !

Avez-vous trouvé une formule qui vous correspond ?

Si oui, et cela quelle que soit votre préférence, respecter les bases de l'investissement reste un passage obligé.

Cela tombe bien : c'est l'objet de la prochaine partie !

Investir en unités de compte : quelles règles ?

A cause du risque de perte de capital, bien réel, les unités de compte ne sont pas un produit à mettre entre toutes les mains.

Mais en respectant certaines règles, vous pouvez mettre toutes les chances de votre côté pour limiter les pertes en cas de mauvaise période boursière et inversement profiter des embellies.

Comment investir avec des unités de compte

Investir sur un horizon d’au moins 5 ans

Si vous ne devez retenir qu’un conseil, c’est celui-ci.

Historiquement, sur une longue durée, les actions sont le placement le plus rentable, même devant l’immobilier. Les unités de compte constituent par essence un excellent moyen de profiter de ces performances.

C’est pourquoi l’horizon de placement reste l’élément essentiel de votre stratégie.

Sur une durée de courte, un ou deux ans, le risque de perdre une partie de son capital est très présent. La frontière entre spéculation et investissement est même parfois ténue...

Or, si vous donnez suffisamment de temps à votre argent pour travailler, vous pouvez “encaisser” une perte sur un ou deux ans et profiter des bonnes années pour obtenir au final une performance honorable. Ainsi, plus l'horizon d'investissement est long et plus vous avez de chances de réaliser un profit.

En corollaire, cela veut aussi dire que vous devrez assumer que l’argent investi reste immobilisé pendant cette période.

En conséquence, ne commettez pas la pire erreur qui soit de vendre votre portefeuille à la première crise venue, par nature inévitable. Vous ruinerez vos efforts passés et vos perspectives d’avenir…

Si vous pensez avoir besoin de cet argent pour d’autres projets, les unités de compte ne sont alors probablement pas le meilleur placement.

Investir tous les mois la même somme

L’investissement progressif est une technique qui a fait ses preuves pour limiter le risque de perte.

Vous allez par exemple investir chaque mois la même somme, disons 100€, sur les unités de compte en votre possession.

L’intérêt de la manoeuvre est le suivant : sachant que même le meilleur conseiller de gestion ne peut prévoir avec certitude le meilleur moment pour investir, en lissant votre investissement dans la durée, vous allez donner moins d'importance aux variations boursières de court terme pour préserver la performance de long terme.

Il s'agit d'une technique qui a fait ses preuves, alors n'ayez pas peur !

Diversifier, encore et toujours

Les unités de compte sont souvent spécialisées dans un domaine : par exemple une zone géographique, une taille d’entreprise, un secteur industriel, sur les matières premières, etc... La liste est presque sans fin.

Par conséquent, pour limiter votre exposition au risque, le dicton ne jamais mettre tous ses oeufs dans le même panier n'a jamais été autant d'actualité.

En fait, on pourrait même aller plus loin et dire que la répartition d'un placement sur plusieurs supports constitue la différence entre la spéculation et l'investissement.

A partir de ces règles de bon sens, vous allez être en mesure d'investir dans sereinement.

Avec une dernière notion à garder en tête, celle de limiter les frais à tout prix.

Combattre l'ennemi numéro 1 : les frais

Tout d’abord, il faut rendre à César ce qui appartient à César : payer des frais en échange d'un service reçu est bien normal.

En effet, pour qu’un fonds puisse fonctionner correctement, c’est-à-dire analyser les risques et identifier les opportunités, il a besoin de compétences pointues dans de nombreux domaines, ce qui a évidemment un coût, sans compter les frais de fonctionnement d’une équipe qui peut comporter jusqu’à plusieurs dizaines de personnes.

frais des fonds assurance vie

Par exemple, entre deux fonds concurrents, les coûts peuvent varier du simple du triple et si des frais plus élevés signifient parfois une meilleure qualité de service, on se gardera bien d’en faire une règle générale.

Autre inconvénient du système : pouvoir se représenter les frais.

Il est facile de se dire que des frais de gestion à 0,80% ou 1%, à ce niveau de pourcentage, cela ne doit pas faire une grande différence…

Or, vous serez surpris de l’impact de ces frais sur la performance globale de votre investissement.

A la fin de cette partie, vous verrez un exemple graphique où sur 8 ans, les frais prennent plus de la moitié des gains réalisés !

Mais d’abord, pour bien comprendre comment on peut en arriver là, il est primordial d’identifier les frais existants. Ceux-ci se composent en deux parties : ceux liés à votre contrat d’assurance (l’enveloppe) et ceux spécifiques à chaque fonds (le contenu).

Les frais du contrat d’assurance vie

Le premier point à considérer pour payer le moins de frais est de posséder une assurance vie compétitive.

Comment faire ?

C'est facile, si votre assurance vie est logée dans une banque traditionnelle (BNP Paribas, Crédit Agricole, LCL, etc...), toutes les chances sont réunies pour que les frais soient très élevés.

N'hésitez donc pas à changer pour un contrat en ligne, car pour un service souvent meilleur, notamment en termes de choix des unités de compte, les frais prélevés sont aussi généralement beaucoup plus bas.

Voici un rapide aperçu des frais avec une assurance vie traditionnelle :

1. Les frais sur les versements : jusqu’à 5% à l’entrée

Dès que vous alimentez votre contrat, ces frais handicapent votre mise de départ. Par exemple, vous versez 1 000€ mais vous commencez à capitaliser votre épargne avec 950€.

Dans le scénario d’un placement à 100% en fonds en euros (avec un rendement à environ 2% par an), vous pourrez avoir besoin jusqu’à 3 ans simplement pour revenir à la mise de départ…

Fort heureusement, avec l’assurance vie en ligne, ces frais ont complètement disparu.

2. Les frais de gestion : environ 1% tous les ans

Ce sont les frais de gestion qui impactent le plus votre performance, car ceux-ci sont récurrents.

Sur le papier, payer environ 1% de frais de gestion ne paraît pas exorbitant. Et pourtant, vous serez surpris de voir à quel point sur la durée, l’impact se fait pesant. En effet, ces frais sont prélevés sur l’ensemble de votre encours.

Par exemple, peu importe que vous gagniez ou perdiez de l’argent une année donnée, si votre contrat vaut 20 000€ à la fin de l’année, les frais de gestion sont dus, soit 200€. N'hésitez pas à consulter l'infographie plus bas dans l'article pour vous rendre compte de l'impact de ces frais.

Avec une assurance vie en ligne, il est possible de diminuer ces frais jusqu'à 0,60%, presque moitié moins !

3. Les frais d’arbitrages : variables, à chaque mouvement

A chaque fois que transférez une somme d’un support à un autre, vous réalisez un arbitrage.

Typiquement, les frais d’arbitrages sont de l’ordre de 0,50% de la somme transférée. Dans le cadre d’une gestion dynamique, les frais d’arbitrages sont donc souvent loin d’être insignifiant.

Heureusement, comme pour les frais sur les versements, l’assurance vie en ligne a changé la donne avec la gratuité des arbitrages.

A côté des frais de l'enveloppe, intéressons-nous aux frais spécifiques aux unités de compte.

Les frais spécifiques aux unités de compte

Paradoxalement, alors que ce sont les frais les plus élevés, ce sont aussi les moins mis en avant. Ils peuvent prendre plusieurs formes :

1. Les frais de gestion des unités de compte : de 1% à 3%

Prenons l’exemple d’une assurance vie avec des frais de gestion de 0,80% sur les unités de compte, information souvent très bien mise en avant.

On aurait donc tendance à croire que les frais de gestion sont de 0,80% pour les unités de compte.

Or, il n’en est rien ! Dans ce cas de figure, les frais de gestion sont à 0,80% plus les frais spécifiques aux unités de compte sélectionnées.

Mais combien valent ces frais ? Ils varient énormément d’un fonds à l’autre, mais l’Autorité des Marchés Financiers les situe à 1,60% en moyenne. Malheureusement, même si ces frais apparaissent clairement dans les prospectus des fonds (c’est une obligation légale), ils ne font pratiquement pas l’objet de communication et sont au final très peu connus des épargnants.

Quoi qu’il en soit, vous êtes maintenant prévenu.

2. Les commissions de surperformance : des critères (trop) variés

Admettons que votre unité de compte cartonne une année donnée. Super !

Dans ce cas de figure, quoi que de plus normal me direz-vous que de récompenser l’excellente performance du fonds sous la forme d’une commission de surperformance, par exemple 20% de la performance réalisée au-dessus de 10%.

Sauf que comme toujours, les choses ne sont pas si simples...

Dans l’absolu, ce type de commission serait une excellente chose, car il permet d’aligner les objectifs du fonds sur les vôtres.

Toutefois, dans la réalité, vérifiez bien sur quels critères la commission est basée :

  • Au-dessus d’une performance arbitraire, par exemple 7%

Faites ici très attention.

L’objectif d’un fonds est de rémunérer des professionnels pour battre un indice de référence, par exemple le CAC 40.

Si vous souhaitez simplement suivre le CAC, vous pourriez investir dans un tracker spécial CAC 40 et ainsi couper la ligne des frais.

Mais vous faites le choix d’un fonds. Maintenant, imaginons que ledit fonds enregistre -10% alors que le CAC 40 fait -15%. Bien évidemment, si les frais de gestion sont toujours dus, vous ne payez pas la commission de surperformance.

Mais si l’année suivante, le CAC 40 rebondit et fait + 12% ? Est-ce normal de payer cette commission si le fonds ne fait par exemple “que” +9% ?

Bien entendu, il nous apparaît que non. C’est pourquoi nous vous recommandons la solution ci-dessous.

  • En se basant sur l’indice de référence du fonds

Admettons que le CAC 40 fasse +15% et votre fonds “seulement” + 10%.

Avec une commission de surperformance basée sur l’indice de référence du fonds (le CAC 40 dans cet exemple), vous ne payez que si la performance du fonds est significativement meilleure que celle de l’indice.

Or, ici, ce n’est pas le cas puisqu’avec 10%, le fonds ne fait pas mieux que son indice. Cette solution a le mérite de vous mettre à l’abri de payer une commission non méritée comme dans le cas précédent.

Des commissions de surperformances ne sont pas systématiquement facturées, mais si tel est le cas, nous vous recommandons donc chaudement cette dernière solution, bien plus éthique à nos yeux.

Les frais sur les unités de compte : l'infographie qui fait mal

Prenons le cas d'une assurance vie avec un capital de départ de 10 000€, des frais dans la moyenne des banques traditionnelles et une performance annuelle moyenne de 5%.

L'infographie montre dans un premier temps la répartition pour chaque année entre capital, gains et frais.

Dans un second temps, nous nous concentrons sur le rapport entre gains et frais.

Et là, stupeur ! Vous découvrez que dans ces conditions, les frais représentent plus d'argent que les gains. En d'autres termes, le placement de l'épargnant sert plus à rémunérer les gérants du fonds que l'épargnant lui-même !

Et cela n'a rien d'exceptionnel...

 

Meilleure assurance vie pour les unités de compte ? Notre choix

Nous vous recommandons de privilégier l’assurance vie en ligne.

Sans frais sur les versements et sur les arbitrages, ainsi qu'avec des frais de gestion moindres, l'écart de performance avec l'assurance vie traditionnelle est souvent frappant. De plus, il est fréquent de bénéficier d’une prime de bienvenue à l'ouverture du contrat.

Si vous détenez déjà une assurance vie traditionnelle, la question est un peu plus complexe. La solution évidente, qui consisterait à transférer son assurance vie, n’est légalement pas possible (ce qui est bien commode pour protéger le business des plus grandes banques).

Par conséquent, tout va dépendre de votre horizon d’investissement.

Par exemple, si vous êtes proche de la retraite et que vous détenez un contrat depuis déjà plusieurs années, le gain à passer pour un contrat en ligne risque d'être contrebalancé par une perte au niveau de l’avantage fiscal.

A contrario, en cas d'épargne sur le long terme et sans retraits dans les 8 prochaines années, nous ne voyons que des avantages à fermer l'assurance vie traditionnelle pour en ouvrir une nouvelle, plus compétitive.

L'avis de Nextbanq

D'après nous, Darjeeling, contrat assuré par SwissLife et commercialisé par Placement Direct est le meilleur contrat du moment pour une stratégie d'investissement basée sur les unités de compte.

Darjeeling

300€

OFFERTS*

OFFRE VALABLE AVANT LE

31 déc. 2019

* Voir les conditions sur le site de Placement Direct.

DECOUVRIR DARJEELING

Darjeeling est le nom du contrat 100% Internet géré par Swiss Life, poids lourd de l’épargne et de la prévoyance.

Toutefois, vous ne trouverez nulle trace de ce contrat sur le site Internet de Swiss Life.

En effet, probablement pour ne pas faire d’ombre aux autres produits du groupe, ce contrat est distribué exclusivement par le courtier Placement Direct.

Nous le recommandons pour les raisons suivantes :

  • Les frais de gestion les plus bas du marché sur les unités de compte

Avec seulement 0,60% de frais de gestion sur les unités de compte, c’est à notre connaissance le contrat le moins cher du marché.

Mais rappelez-vous : ceux-ci concernent “l’enveloppe” et non les frais de gestion individuels des unités de compte qui composeront votre contrat.

Ce qui nous amène au deuxième avantage…

  • L’offre la plus large d’unités de compte

Regroupant plus de 1 000 unités de compte au dernier pointage, Darjeeling bat la concurrence à plat de couture ! Vous pourrez ainsi aisément comparer les frais de gestion entre des fonds similaires pour étayer votre choix. Autre contrat que nous apprécions, Linxea Avenir propose une gamme large et variée, avec de l'immobilier et des trackers.

Pour donner de la perspective, rares sont à notre connaissance les contrats en ligne proposant plus de 200 unités de compte.

Au programme : des fonds en actions bien sûr, mais aussi de l’obligataire, du monétaire ou de l’immobilier.

Cerise sur le gâteau : plus de 50 trackers sont proposés.

Un vrai bénéfice quand ont sait que d’accoutumées, les assureurs sont réticents à intégrer des trackers. A cause de leurs frais très réduits, ceux-ci sont en effet moins rémunérateurs pour eux.

  • Un service gratuit pour vous conseiller dans vos choix de fonds

Nous ne l’avons pas testé, mais les épargnants ont accès à un service gratuit par téléphone pour discuter avec des experts.

A notre avis, il s’agit d’un vrai plus dans la mesure où il est toujours bon de confronter ses idées.

  • Tous les avantages de l’assurance vie en ligne

Darjeeling comporte les avantages d’un contrat en ligne avec notamment l’absence de frais sur les versements et sur les arbitrages. De plus, il s’agit d’un contrat facilement accessible puisque le montant minimum à l'ouverture est de 1 000€, ou bien 150€ dans le cadre d’une ouverture avec des versements programmés.

A la vue de ces qualités, nous n’hésitons donc pas beaucoup à vous recommander ce produit, vraiment taillé pour la gestion libre.

A lire si vous vous orientez vers une gestion pilotée

Le principal bémol à nos yeux est le surcoût lié à la gestion pilotée.

En effet, les frais de gestion pilotée sont de 0,40%, alors que la moyenne du marché s'établie plutôt vers 0,20%. Bien entendu, pour une comparaison pertinente, il faut prendre en compte les frais de gestion "classiques" en plus des frais de gestion pilotée.

Par exemple, avec Linxea Avenir (un contrat que nous apprécions beaucoup), les frais annuels de gestion totaux sont de 0,80% (0,60% + 0,20%) contre 1,00% (0,60% + 0,40%) pour Darjeeling.

Malgré tout, ces frais restent mesurés en comparaison de l’assurance vie traditionnelle.

Et à vrai dire, deux caractéristiques uniques peuvent aussi justifier ce surcoût :

  • La possibilité de faire cohabiter gestion libre et gestion pilotée

Un exemple est plus parlant. Admettons que vous souhaitez placer 5 000€ en gestion libre et 5 000€ en gestion pilotée. Pour faire bref, Darjeeling est un des très rares (sinon l’unique) contrats à vous donner cette possibilité.

Dans un contrat classique (en ligne ou traditionnel), l’option n’est pas proposée et vous devez investir vos 10 000€ en totalité soit sur la gestion libre, soit sur la gestion pilotée. En conséquence, pour arriver à ce genre de répartition 50/50, la seule alternative est d’ouvrir un deuxième contrat, ce qui n’est pas très pratique.

  • Une sélection très poussée de profils de gestion

Typiquement, les contrats qui proposent de la gestion pilotée donnent accès entre 3 et 5 fonds, du plus défensif au plus offensif.

Avec Darjeeling, ce choix est porté à 13, dont un dédié uniquement aux trackers, ce qui est une belle innovation.

Est-ce qu’un tel nombre est justifié ? Nous n'avons pas trop d’avis sur le sujet, mais il serait étonnant que vous ne trouviez pas une gestion pilotée qui colle au plus près à vos besoins.

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