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Assurance vie ou PER ? Les conseils d’Assurancevie.com

Dernière révision : 21 décembre 2020

Lancé à la toute fin de 2019, le Plan Épargne Retraite (PER) est une nouvelle enveloppe fiscale dont la finalité est de permettre, simplement, à tous les Français, de préparer leur retraite.

Assurance vie ou Plan

Au passage, la naissance du PER signe également la fin du Plan d’ÉEpargne Retraite Populaire (PERP) et des contrats Madelin. Bref, en simplifiant le micmac des produits financiers, le PER est promis à un bel avenir !

Au point de concurrencer l’assurance vie, le véhicule d’investissement préféré des Français ?

La question est loin d’être anodine, car un des rôles prépondérants de l’assurance vie est justement de préparer la retraite...

Alors, faut-il laisser tomber son assurance vie pour se précipiter sur un PER ? Ou au contraire, continuer son chemin comme si de rien n’était ?

Pour en avoir le cœur net, nous avons interrogé Mathieu Ramadier, responsable de l’offre d’assurance vie et de PER pour le courtier en ligne Asurancevie.com, un des plus réputés du marché.

Mais avant de découvrir ses conseils, voici un rapide rappel des caractéristiques de l’assurance vie et du PER :

 PERAssurance vie
LiquiditéLes fonds sont bloqués jusqu’à la retraite, mais disponibles dans les cas exceptionnels suivants :
En cas d’invalidité du titulaire, du conjoint ou des enfantsDécès du conjointExpiration des allocations chômageSurendettementAchat résidence principaleCessation d’activité non salariée à la suite d’une liquidation
Il est possible de retirer ses fonds dans un délai théorique de 48 heures
FiscalitéLes sommes versées chaque année sont déductibles des revenus imposables, dans la limite de 10% des revenus professionnels, avec une déduction maximale de 32 419€. Au moment de la retraite, les plus-values sont redevables de la flat tax. Toutefois, les revenus sont souvent plus faibles à la retraite, ce qui permet de payer moins d’impôts sur ces plus-valuesAvant 8 ans, la flat tax de 30% est appliquée sur les plus-values (ou le barème d’imposition si vous êtes dans une tranche inférieure)Après 8 ans, 4 600€ de plus-values exonérées par an (hors cotisations sociales), la flat tax s’applique au-delà
Mode de sortieEn rentes, en capital ou mixte (rentes et capital) selon les contratsEn rentes, en capital ou sortie mixte (rentes et capital)
Transmission- Très avantageux, comme l’assurance vie, si le décès a lieu avant 70 ans
- Perd de son intérêt en cas de décès après 70 ans
- Très avantageux tant que les versements ont été réalisés avant l’âge de 70 ans
- Les versements après 70 ans sont moins avantageux
- Globalement, l’assurance vie est plus avantageuse que le PER, car les droits acquis avant 70 ans ne disparaissent pas quand le souscripteur fête son 70ème anniversaire
Modes de gestion disponiblesGestion libre ou pilotéeGestion libre ou pilotée
Supports d’investissement disponiblesSelon les contrats, cela va de quelques supports à une grande variété (fonds classiques, ETF, immobilier, etc…)Selon les contrats, cela va de quelques supports à une grande variété (fonds classiques, ETF, immobilier, etc…)
FraisPeuvent beaucoup varier selon les contrats (notamment entre les distributeurs traditionnels et en ligne), mais pas de différences significatives entre l’assurance vie et le PERL’offre de supports d’investissement et les frais étant globalement similaires, les performances sont pratiquement identiques. Si l’économie d’impôts réalisée sur les versements du PER sont mises à contribution dans celui-ci, le capital de départ est plus important et les intérêts composés ont plus de temps pour s’exprimer, ce qui peut être très positif.
PerformancesL’offre de supports d’investissement et les frais étant globalement similaires, les performances sont pratiquement identiques. Si l’économie d’impôts réalisée sur les versements du PER sont mises à contribution dans celui-ci, le capital de départ est plus important et les intérêts composés ont plus de temps pour s’exprimer, ce qui peut être très positif. 
Transférabilité du contrat- Les anciens produits de retraite (PERP, etc…) peuvent être transférer sur un PER
- Il est possible de changer de distributeur de PER gratuitement au bout de 5 ans
- 1% max de frais sur le montant du PER pour un transfert avant 5 ans
- Les transferts d’assurance vie sont limités au sein de la même compagnie d’assurance, il est donc généralement admis qu’il est impossible de changer pour un contrat beaucoup plus performant

Découvrons maintenant les conseils d’Assurancevie.com pour une meilleure retraite !

Bonjour Mathieu, quel a été l’accueil des professionnels de l’épargne- retraite à l’arrivée du PER ?

Je pense pouvoir dire que nous avons, pour la grande majorité, été agréablement surpris par cette partie de la loi Pacte et par cette réforme de la retraite supplémentaire.

La simplification et la souplesse de ce nouveau dispositif par rapport à l’ancien va évidemment dans le bon sens.

Les règles communes sont plus favorables aux épargnants qui peuvent désormais :

  • facilement transférer leurs anciens contrats de retraite sur le PER, comme l’article 83, le PERP, le Madelin ou encore le PERCO
  • avoir accès aux fonds du PER avant la retraite, dans des cas spécifiques comme l’achat d’une résidence principale
  • sortir en rente et/ou en capital
  • y voir plus clair dans les avantages fiscaux puisque le cadre est harmonisé (PACTE et Flat Tax).

Ajoutons à cela le nouveau traitement fiscal avantageux et un marché concurrentiel relancé, cela est plus que positif pour les épargnants.

Les acteurs internet de l’épargne notamment peuvent capitaliser sur tous les développements réalisés pour l’assurance vie en ligne et donc proposer des frais réellement réduits par rapport aux réseaux traditionnels commercialisant ses produits de retraite.

Nous étions en revanche plus circonspects sur la rapidité d’adoption des épargnants : nous sommes forcés de constater que le démarrage du PER va bien au-delà de nos attentes et répond clairement à une attente des épargnants !

Donc l’arrivée du PER correspond à un vrai besoin… Voilà qui est une bonne nouvelle.
Quelles sont les principales différences entre un PER et une assurance vie ?

Créé par la loi Pacte de 2019, le Plan d’Épargne Retraite (PER) individuel est LE produit de préparation de la retraite par excellence.

Il est ouvert à tous et permet de défiscaliser (dans une certaine limite) tout en épargnant pour plus tard. En contrepartie de l’avantage fiscal, le capital placé n’est pas disponible avant le départ en retraite, en dehors de quelques cas exceptionnels.

Le PER individuel est plus souple que ses prédécesseurs. En effet, contrairement aux Plans d’Épargne Retraite Populaires (PERP), aux contrats Madelin ou encore aux Perco, il laisse le choix à l’assuré, une fois retraité, de sortir en capital et/ou en rente.

Auparavant, la sortie en rente (au moins partiellement) était obligatoire.

Par ailleurs, en phase de constitution de l’épargne, c’est-à-dire pendant la vie active de l’adhérent, le PER permet d’effectuer un rachat, partiel ou total, en cas d’acquisition de la résidence principale.

Cette possibilité s’ajoute aux autres cas exceptionnels autorisant la sortie du PER avant l’échéance (voir le tableau comparatif en haut de l’article).

Le contrat d’assurance vie et le PER ne doivent pas être opposés, ils sont complémentaires.

Le premier permet de faire fructifier une épargne disponible à tout moment, dans un cadre fiscal privilégié, notamment pour le traitement des plus-values.

Ainsi, pour financer n’importe quel projet, vous pouvez retirer vos fonds totalement ou partiellement dans des conditions fiscales d’autant plus intéressantes si votre contrat a plus de 8 ans d’existence.

De son côté, le PER a pour objectif d’accueillir une épargne de long terme, dédiée à la retraite.

Même s’il laisse plus de souplesse en termes de rachat que ses prédécesseurs, sa vocation est bel et bien d’anticiper le financement de vos vieux jours. Ainsi, en contrepartie de ce « blocage » des capitaux jusqu’à la retraite, les sommes versées sont pour partie déductibles fiscalement. Et ce levier fiscal ne doit pas être pris à la légère.

Car plus vous êtes soumis à des tranches d’imposition élevées, plus l’impact fiscal sera important.

Et cela réduit considérablement votre effort d’épargne réel.

Attention, une fois à la retraite et en fonction du choix d’imposition sur le versement initial, les revenus seront imposés mais au niveau d’imposition du moment : comme les revenus des épargnants à la retraite sont en général moindres, le gain fiscal se situe également donc ici.

Mais peut-on dire si l’assurance vie rapporte plus que le PER ou inversement ?

Plusieurs éléments de réponses à cette question.

Lorsque l’on a un objectif d’épargne à très long terme pour sa retraite, on peut s’autoriser plus de marge dans la prise de risque et donc dans la recherche de rendement.

Attention, il faut bien entendu réduire le risque pris sur son PER à mesure que l’on se rapproche de la retraite, mais dans ce cas, on doit espérer davantage de rendement sur un PER que sur un contrat d’assurance vie utilisé dans le cadre par exemple d’une épargne de précaution ou bien d’une transmission. C’est pour cela que tous les PER sont équipés de gestion dites à horizon où l’épargnant n’a rien à faire seul, puisque l’assureur s’occupe d’optimiser l’éternelle équation entre prise de risque et temps qui passe.

Ensuite, il y a effectivement la différence de traitement fiscal :

  • déduction d’impôt sur le revenu à l’entrée pour le PER, mais flat tax sur plus-values
  • pas de défiscalisation pour l’assurance vie, mais le régime fiscal avantageux sur les plus-values que nous connaissons tous.

Puisque l’impact de ces avantages est très dépendant du profil de chaque épargnant, il n’y a donc pas de réponse définitive à cette question, si ce n’est que l’assurance vie et le PER donnant accès aux mêmes supports (fonds en euros, unités de compte, ETF, etc…), il n’y a pas de différences de performances à chercher de ce côté.

C’est pourquoi nous vous encourageons à vous rapprocher d’un spécialiste de l’épargne, comme Assurancevie.com, pour bénéficier du meilleur conseil en fonction de votre projet.

Par conséquent, quels sont les critères pour départager assurance vie et PER ?

Disponibilité des fonds et fiscalité sont les deux clés.

Avant tout, rappelons que PER et assurance vie sont 2 enveloppes complémentaires, et non concurrentes. L’une comme l’autre peut vous permettre de contribuer à préparer votre retraite.

Il est ainsi tout à fait envisageable de répartir votre épargne entre les 2 enveloppes : l’une étant disponible sans contrainte, l’autre étant investie sur le long terme. Choisir entre les 2 dépend de vos objectifs et de votre situation personnelle comme nous l’avons expliqué plus haut.

Votre choix se fait en premier lieu en fonction de vos objectifs. Si votre but premier est de préparer votre retraite, choisissez le PER.

Il vous permet en outre de vous inciter à une certaine « discipline » en bloquant votre épargne, facilitant ainsi l’atteinte de vos objectifs et la protection de votre avenir. Vous bénéficiez néanmoins de la possibilité de débloquer votre épargne en cas de coup dur, ou même pour acheter votre résidence principale.

Si la préparation de votre retraite est un objectif secondaire, si vous êtes très éloigné de votre âge de départ à la retraite, ou si vous ne disposez pas d’une épargne disponible suffisante, privilégiez la souplesse de l’assurance vie.

De même si la préparation de votre succession est pour vous une préoccupation centrale. Enfin, le choix peut également se faire en fonction de votre niveau d’imposition.

En effet, pour les tranches inférieures à 11% l’assurance vie sera sans doute à privilégier du fait de sa souplesse et du cadre fiscal avantageux pour les plus-values.

En n’oubliant pas que les investisseurs parmi vous qui ne seraient pas soumis à l’imposition sur le revenu ne pourront par construction pas bénéficier de l’économie d’impôt générée par le PER. Si vous êtes bien installé, que vous avez des revenus réguliers, et même déjà une épargne de côté, favorisez le PER pour bénéficier de la déduction fiscale. Celle-ci est d’autant plus intéressante que vos revenus sont importants. Plus votre tranche marginale d’imposition (TMI) est élevée, plus l’économie d’impôt est conséquente. Ainsi, à partir d’un TMI supérieur à 30%, le rendement d’un PER est forcément supérieur à celui d’une assurance vie. Cette conclusion est renforcée en cas de baisse du TMI à la retraite.

Dans ce cas-là, le rendement du PER est accru, puisque la fiscalité appliquée sur les sommes rachetées est moins lourde que si le TMI n’avait pas bougé. Comme évoqué, ces 2 enveloppes sont complémentaires. Vous pouvez tout à fait souscrire à ces 2 produits, et répartir votre épargne entre les 2. Bien sûr, vous pourrez faire évoluer la répartition entre l’une ou l’autre enveloppe en même temps que vos objectifs, ou de votre situation (professionnelle, familiale, fiscale, …).

Donc en cas de tranche d’imposition inférieure à 30%, peut-il quand même y avoir un intérêt à préférer le PER à l’assurance vie ?

Gardez bien à l’esprit que plus votre TMI est élevé, plus le levier fiscal est fort, et c’est la force principale du PER. Ce type de contrat est donc plus particulièrement adapté aux personnes dont le TMI est au moins à 30%. Quelques exemples pour illustrer le propos. Ces calculs sont réalisés dans l’hypothèse où l’économie d’impôt ne génère pas de changement de tranche d’imposition.

livret Distingo de PSA Banque

Source : www.Assurancevie.com

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur la réception au PER de la part de la clientèle d’Assurancevie.com ?

C’est un démarrage du produit qui est très largement au-delà de nos meilleures projections, tant en nombre d’affaires nouvelles que de primes moyennes sur versement.

Sur Nextbanq, nous vantons sans cesse les mérites de l’assurance vie en ligne dans la mesure où elle est beaucoup moins chargée en frais, et donc plus performante.

Peut-on faire le même constat avec le PER ?

Concernant l’assurance vie, bien que les contrats en ligne restent bien moins onéreux, nous avons pu observer ces dernières années que les distributeurs traditionnels, notamment ceux qui s’appuient sur des réseaux de distribution physique, ont adapté leurs grilles tarifaires pour les rapprocher quelque peu des structures de frais proposées en ligne.

Cependant, sur le segment de l’épargne-retraite, et je pense autant aux nouveaux contrats PER qu’aux anciens contrats PERP et Madelin, il subsiste une disparité forte entre les prix proposés en ligne et chez les distributeurs traditionnels.

Ainsi, alors que les frais d’entrée en ligne sont d’emblée affichés à 0%, on peut observer des frais de 3, 4% et allant jusqu’à 5% des sommes versées chez ces distributeurs. Le constat est le même concernant les frais de gestion annuels, qu’on peut retrouver jusqu’à 1%, tant sur le fonds en euros que sur les supports en unités de compte, là où de nombreux acteurs en ligne offrent des conditions tarifaires à 0,60%.

Il convient également d’être attentif sur les frais d’arbitrage, ancrés à 0% pour la distribution en ligne, pratique qui n’est pas encore répandue chez les distributeurs traditionnels. Enfin, sujet souvent oublié, il faut avoir un œil avisé sur les frais de transfert.

Contrairement à l’assurance vie, il est possible de transférer un contrat d’épargne-retraite d’un assureur à un autre, par exemple si on souhaite bénéficier d’une gamme de supports en unités de compte plus étoffée ou d’une gestion horizon plus qualitative pour la préparation de sa retraite. Dans les premières années du contrat, l’assureur initial peut facturer des frais de transfert. Ceux-ci, depuis la loi Pacte, sont désormais plafonnés à 1%.

Néanmoins, les précédents contrats PERP et Madelin ne sont pas concernés par ce plafonnement et certains contrats traditionnels proposent des frais de transfert grimpant jusqu’à 5% !

On comprend vite qu’entre la présence de frais d’entrée, des frais de gestion plus élevés et des frais de transferts qui peuvent être multipliés par 5, l’investisseur voit son épargne fondre comme neige au soleil.

Il convient donc d’être vigilant sur ces éléments.

Outre les frais, quels sont donc les points importants à surveiller au moment de faire confiance à un PER ?

En synthèse nous retenons 4 critères essentiels pour sélectionner un PER qui corresponde à vos attentes d’investisseur :

  • Les frais : frais d’entrée, d’arbitrage ou encore de gestion annuels doivent être regardés de près avant de sélectionner votre PER. En effet, ils peuvent avoir, dans la durée, un impact significatif sur la performance de votre PER. Il faut également, dans ce cas du PER, penser à consulter les frais applicables en cas de sortie en capital ou en rente.-
  • La qualité de la liste des supports disponibles : fonds en euros de qualité, couverture de l’ensemble des classes d’actifs et zones géographiques, supports immobiliers performants, etc…. Il est indispensable que vous puissiez construire une allocation pour votre PER qui corresponde à vos attentes et ne soit pas limitée comme c’est parfois le cas aux supports financiers de la compagnie d’assurance concernée mais bien une large sélection de support.
  • La diversité des modes de gestion disponible : gestion libre, gestion sous mandat tierce, gestion à horizon sous mandat de l’assureur sont autant de possibilités offertes aux différents profils d’investisseurs, idéalement avec la possibilité de les conjuguer.
  • La liberté d’utilisation la plus grande possible : comme souvent dans l’univers des investissements financiers, le diable peut se situer dans les détails.

Par définition, le PER est un produit d’épargne de long terme, voire de très long terme...

Quelles sont les règles d’or à respecter pour optimiser un investissement avec cet horizon ?

Par défaut, la loi Pacte prévoit d’appliquer la gestion à horizon équilibrée.

En effet, l’horizon de placement pour la préparation de la retraite étant en principe à long terme, il peut être judicieux de faire la part belle aux supports dynamiques, qui certes comportent un risque de perte en capital, mais présentent également dans la durée des perspectives de performance attractives. Libre à vous toutefois d’opter pour le mode de gestion de votre choix.

Sachez par ailleurs que cela n’a rien de définitif : vous aurez la possibilité à tout moment de faire évoluer votre contrat en passant d’un mode de gestion à un autre, ou d’une orientation de gestion à une autre, dans le respect de votre profil investisseur.

Donc si l’on souhaite résumer très simplement l’intérêt d’un PER, celui-ci sert avant toute chose à payer moins d’impôts, ce qui outre l’économie réalisée, procure l’avantage de pouvoir investir une plus grosse somme d’argent.

Or, sur la durée, les intérêts composés prennent toute leur ampleur...

En effet, il s’agit du levier fiscal et de la règle de la capitalisation : un euro investi aujourd’hui vaut plus qu’un euro demain.

En investissant vos économies d’impôts, quand bien même vous seriez imposé au même TMI à votre retraite, vous aurez fait en quelque sorte, fructifier pour vous-même vos impôts plutôt que l’État ne le fasse pour lui-même.

Vous payerez la flat taxe sur les plus-values certes, mais c’est quand même déjà avantageux.

Petite surprise, le législateur a prévu le cas où un épargnant souhaiterait transférer son PER vers un autre distributeur…
Est-ce que cela change quelque chose dans la façon d’aborder le PER ?

Bien sûr, puisque cela va permettre de maintenir sur ce marché de l’épargne-retraite une saine concurrence entre les acteurs.

Pour l’épargnant, c’est la certitude de sélectionner un dispositif pouvant évoluer en fonction de la concurrence. Sur ce marché, les écarts de frais et de services sont très importants entre les distributeurs internet et les acteurs traditionnels.

Pour être complet, l’assurance vie possède également beaucoup d’avantages dans le cadre d’une transmission de patrimoine. Le PER a-t-il des armes sur ce point ?

En cas de décès de l’adhérent avant le dénouement du contrat, le PER prévoit une clause bénéficiaire.

Dans celle-ci sont désignées les personnes qui auront vocation à recevoir (sous forme de rente viagère et/ou de capital) l’épargne constituée par l’assuré.

La fiscalité applicable à ce capital décès dépend de l’âge du titulaire du contrat au jour de sa disparition.

livret Distingo de PSA Banque

Source : www.Assurancevie.com

Cela veut-il dire que l’assurance vie et le PER sont sur un strict pied d’égalité sur ce point ?

Pas vraiment, les stratégies sont différentes. Sans revenir sur l’assurance vie, le PER possède quant à lui un avantage moins évident mais parfois tout aussi puissant (voir plus).

En effet, si l’assuré d’un PER ne rachète pas les avoirs de son contrat, il ne subit aucune fiscalité.

S’il a donc défiscalisé à 41%, il bénéficie de 41% de levier fiscal.

Ses bénéficiaires paieront donc les droits de succession au-delà des abattements de 100 000€, à 20% (tranche la plus largement appliquée) et donc bénéficier d’une transmission plus qu’avantageuse.

Encore une fois, deux produits distincts, avec des stratégies distinctes également pour la transmission.

Merci beaucoup Mathieu. Pour finir, si vous deviez vous risquer à faire une prédiction, quelle serait la place du PER dans 10 ans ?

Je dirai qu’il sera sur un pied d’égalité en termes de succès, avec l’assurance vie.

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