Choisir le crédit le moins cher

GuideUne fois définis les contours du crédit (montant, type, etc…), ne reste plus qu’à choisir la meilleure offre !
Or, voici un exercice bien plus délicat qu’il n’y paraît car sans connaître quelques ficelles, déchiffrer les offres de crédit à la consommation est loin d’être évident. Les conseils de Nextbanq pour dénicher la perle rare qui va s’adapter à votre budget !

1 Un taux d’intérêt pour comparer : le TAEG

Le taux d’intérêt est bien évidemment le premier élément à surveiller lors de la souscription du crédit, même si ce n’est pas le seul facteur qui influe sur le coût total.

Heureusement, un changement récent dans la législation impose dorénavant tous les établissements de crédit à parler le même langage, c’est-à-dire utiliser le TAEG (Taux Actualisé Effectif Global). Grâce à cette avancée, le consommateur est maintenant dans une position beaucoup plus confortable pour comparer les offres.

Mais que représente exactement le TAEG ? C’est en fait le taux d’intérêt global qui s’applique au remboursement de l’emprunt, en incluant tous les frais obligatoires liés à l’obtention du crédit. Par frais obligatoires, on entend :

  • Le taux d’intérêt normal du crédit, ou bien taux nominal
  • Les frais de dossiers
  • Le cas échéant, d’autres frais obligatoires propres à chaque organisme de crédit

Comme nous verrons plus bas, des frais potentiels sont susceptibles d’intervenir plus tard dans la vie du crédit. Or, que ceux-ci soient très élevés ou pas, l’influence sur le TAEG est nulle. C’est la remarque la plus importante à retenir sur le TAEG, que cet indicateur ne fait pas tout le travail, même si c’est un outil de choix pour comparer les crédits.

En effet, si donner sa préférence à l’offre avec le TAEG le moins élevé est bien naturel, l’objectif de l’emprunteur reste tout de même d’opter pour le crédit le moins cher, c’est-à-dire celui avec le coût total le moins élevé. Or, le coût total ne dépend pas seulement du TAEG mais des 3 facteurs suivants :

Coût total = TAEG + frais potentiels + durée de l’emprunt

C’est ainsi que paradoxalement, la meilleure offre n’est pas toujours celle avec le TAEG le plus bas !

2 La durée du crédit : le facteur déterminant sous-estimé

A vrai dire, la durée de la période de remboursement est certainement le critère le plus important dans le calcul du coût total du crédit. En effet, plus cette période est élevée et plus les deux leviers suivants sont sollicités :

  • Abaissement du montant des mensualités
  • Augmentation de la durée de calcul des intérêts, et donc du coût du crédit

Cela peut paraître paradoxal, mais il est primordial de comprendre que la baisse du montant des mensualités ne signifie pas que le crédit est moins cher, bien au contraire.

Plutôt qu’une démonstration mathématique compliquée, le tableau ci-dessous représente l’évolution du coût d’un crédit uniquement en fonction de la durée de remboursement. Le point de départ est un montant emprunté de 1 000€ avec un TAEG de 10%.

Montant TAEG Durée Mensualité Coût total des intérêts Coût total
1 000€ 10% 1 an 88€ 55€ 1 055€
1 000€ 10% 2 ans 46€ 108€ 1 108€
1 000€ 10% 3 ans 32€  163€ 1 163€
1 000€ 10% 4 ans 25€ 221€ 1 221€
1 000€ 10% 5 ans 21€ 279€ 1 279€
1 000€ 10% 10 ans 13€ 604€ 1 604€

L’explication à ce phénomène est que pour chaque mensualité, les intérêts sont calculés sur le capital restant à rembourser. Ainsi, plus la durée est longue et moins le capital est remboursé rapidement, ce qui en retour augmente la proportion des intérêts, et enfin le coût total du crédit !

Alors, sur la base de ces informations, comment choisir la durée de remboursement optimale ?

Nextbanq conseille d’opter pour le délai réaliste le plus court possible. C’est-à-dire en choisissant un montant de mensualité qui ne mette à aucun moment en danger l’équilibre budgétaire de l’emprunteur.
La raison est simple : si réduire la durée de remboursement pour économiser sur le coût total du crédit implique par ailleurs des agios ou des incidents de paiement, l’économie réalisée n’en vaut certainement pas la peine. Dans tous les cas, il ne faut donc jamais hésiter à effectuer des simulations avec des durées différentes !

3 Les frais de dossier

La constitution du dossier de crédit engendre des frais du côté de l’établissement de crédit, quelle que soit l’issue de la demande. Pour cette raison, les établissements facturent généralement des frais de dossier, correspondant au temps passé par le conseiller, à l’impression de divers documents, etc…
En général, 1% du montant du prêt est donc facturé en guise de frais de dossier, à l’exception notable des demandes en ligne, souvent exonérées.

Malgré tout, il ne faut pas perdre de vue que la variable la plus importante reste le coût total du crédit et qu’à ce titre, une proposition comportant des frais de dossier peut très bien être plus compétitive qu’une autre dénuée de ces frais. Se focaliser sur les frais de dossiers n’est donc pas forcément un bon calcul !
Enfin, rappelons que le TAEG incorpore les frais de dossier, et donc que ceux-ci sont inclus « d’office » dans les propositions commerciales, ce qui simplifie le choix du consommateur sur ce point.

4 Les remboursements anticipés

Bien que l’on puisse avoir tendance à imaginer que rembourser un crédit par anticipation soit un « heureux évènement » du point de vue d’un établissement de crédit, la réalité est tout autre !

En effet, comme vu précédemment, la durée joue un rôle prépondérant sur le coût total du crédit. Or, si le remboursement anticipé permet de solder le capital restant dû (sur lequel sont calculés les intérêts), le remboursement anticipé est alors synonyme de terrible manque à gagner !

Pour pallier ce risque, les établissements de crédit facturent donc très souvent des frais sur ces remboursements anticipés. Heureusement, pour limiter les abus, la loi prévoit quelques dispositions :

  • Aucun frais jusqu’à 10 000€ remboursés et par période de 12 mois
  • Au-delà de 10 000€ remboursés, les frais ne peuvent dépasser 1% du montant

Au moment de la souscription du contrat, vérifier la présence de ces frais est donc un bon réflexe, sachant que le remboursement anticipé n’a pas obligatoirement vocation à être total, mais peut très bien être partiel. Cette étape est d’autant plus nécessaire que la probabilité de toucher une somme d’argent importante pendant la durée de vie de l’emprunt est élevée.

5 Les pénalités de retard

Attention danger ! “Louper” une mensualité expose l’emprunteur à des répercussions potentiellement très lourdes.

En effet, à partir du moment où une telle « infraction » est constatée, la loi est très claire sur le sujet :

  • Tout d’abord, le prêteur est en droit de réclamer tout le capital restant dû, en plus des intérêts non payés à la date de l’incident de paiement.
  • De plus, si le paiement n’intervient pas immédiatement, des intérêts courent (équivalents à la somme évoquée ci-dessus, au taux du crédit, et jusqu’à la date de paiement)
  • Enfin, une indemnité pouvant chiffrer jusqu’à 8% sur le capital restant dû à la date de l’incident de paiement peut être réclamée

Même si en théorie une telle issue a peu de chances de se produire, les établissements de crédit connaissant très bien les difficultés financières de leurs clients, l’arsenal législatif reste malgré tout très disuasif.

Ainsi, dans la pratique, il est donc à la fois dans l’intérêt de l’organisme prêteur et de l’emprunteur de trouver un arrangement, qui prend souvent la forme d’un report d’échéances. C’est ainsi que les pénalités deviennent :

  • Aucun accord n’est trouvé : jusqu’à 8% des mensualités non payées, que le prêteur peut exiger immédiatement
  • Dans le cadre d’un report d’échéance : les prochaines mensualités pourront comporter le montant des mensualités non payées, avec un taux maximum de pénalité allant jusqu’à 4%

En parallèle du versement des pénalités, l’emprunteur risque de voir son nom inscrit au FICP, le fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers. Pour toutes ces raisons, même si l’emprunteur est dans une optique de choisir le crédit le moins cher, celui-ci ne doit pas oublier pour autant les risques potentiels !

6 Les assurances

D’après la loi, le choix de souscrire une assurance revient entièrement au consommateur. Dans les faits, le recours à l’assurance est aussi très fréquemment requis par les organismes de crédit. En effet, selon les situations personnelles, ces établissements ont le droit de conditionner la vente d’un prêt à la souscription d’une assurance.

Si tel est le cas, l’emprunteur doit alors savoir que l’impact sur le TAEG est loin d’être négligeable ! En effet, de falcutatifs, ces frais deviennent obligatoires, ce qui implique une révision du TAEG à la hausse. Or, charge ensuite à l’emprunteur de vérifier quelles offres incorporent ou non le coût de l’assurance dans le TAEG, et ceci dans le but d’effectuer des comparaisons aussi pertinentes que possibles.

A lui-seul, le coût de l’assurance peut facilement représenter plus de 10% du coût total du crédit. De quoi sérieusement se pencher sur cette question !

Enfin, sachez que pour réduire la note, l’emprunteur est nullement tenu d’accepter l’offre émanant de l’établissement de crédit. Au contraire, en effectuant une délégation d’assurance, c’est-à-dire en recherchant des offres concurrentes, de grosses économies sont généralement au rendez-vous. La seule contrainte est alors de sélectionner une assurance qui réponde exactement aux besoins formulés initialement.

7 Attention à la présence d’un taux variable

Dernier élément à prendre en considération et non des moindres, le coût total du crédit peut jouer au grand écart selon la nature de son taux : fixe ou variable.

Il s’agit donc d’une caractéristique essentielle que l’emprunteur doit absolument assimiler ! Voici pourquoi :

  • Taux fixe : l’emprunteur connaît exactement à l’avance le coût total du crédit, grâce à la remise d’un tableau d’amortissement. Quels que soient les évènements à venir, notamment sur les marchés financiers, l’emprunteur peut dormir tranquille. Cette solution est donc particulièrement recherchée.
  • Taux variable (ou taux révisable) : ici, le TAEG « épouse » pour le pire ou le meilleur l’évolution du prix de l’argent sur les marchés financiers. Or, le coût total du crédit devenant impossible à contrôler, l’emprunteur s’expose au risque d’une violente montée des taux… Cette affirmation est d’autant plus vraie que la durée de remboursement est élevée. Le seul bénéfice du taux variable par rapport à un taux fixe est un TAEG un peu moins élevé au moment de la soucription du crédit.

Alors, faut-il préférer un taux fixe ou variable  ?

En fait, tous les professionnels s’accordent à dire la même chose : dans la mesure du possible, le taux fixe est largement préférable.

Malheureusement, pour des profils d’emprunteurs à risques, les établissements de crédit ne proposent parfois que des taux variables, car ceux-ci sont considérés comme plus rémunérateurs pour ces établissements, et donc permettant de mieux se protéger face à un risque de non-remboursement défini comme plus élevé.

A vrai dire, le seul scénario envisageable pour un taux variable est celui d’un emprunt sur une durée très courte, et pour un emprunteur utilisant une stratégie très précise, reposant également sur une bonne connaissance des marchés boursiers. Dans tous les autres cas de figure, attention ! Le scénario opposé, c’est-à-dire catastrophe a quant à lui était vécu en 2008 aux Etats-Unis lors de la crise des subprimes : face à la soudaine augmentation des taux d’intérêt, le montant des mensualités était devenu trop lourd à supporter pour de nombreuses familles, qui ont donc perdu leurs logements.

Pour cette raison, le souscripteur d’un crédit à la consommation doit donc connaître sans sourciller le type de taux avec lequel il s’apprête à s’engager !

7 Offres de bienvenue et conclusion

Entre simulations, analyse de sa situation financière et définition précise des besoins de financement, choisir le crédit le moins cher est un exercice qui demande une certaine doigtée !

Mais le jeu en vaut largement la chandelle, car toute cette information emmagasinnée va se révéler précieuse au moment de rentrer dans la jungle des établissements de crédit… Entre des accroches tapageuses, des offres commerciales exceptionnelles, des petites lignes aux informations essentielles et autres techniques de marketing pour masquer des grands écarts de taux, se frayer un chemin n’est pas toujours une mince affaire. Alors, autant le faire avec une préparation physique irréprochable et une boussole affûtée !

Et qui sait, peut-être votre chemin coïncidera avec une offre de bienvenue généreuse, comme les établissements en ligne peuvent en proposer à intervalles réguliers. Toutefois, ces offres sont souvent très ciblées, par exemple pour une durée et un montant déterminés, et il souvent préférable de s’en tenir à sa démarche initiale plutôt que de réaliser un “écart de conduite” pour en profiter. Un doute ? Effectuez une simulation !

Enfin, pour vous aider à trouver le crédit à la consommation le moins cher, Nextbanq met à votre disposition un classement des meilleurs crédits en ligne, offres de bienvenue comprises. N’hésitez pas à vous en servir !

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