Sur quoi investir ?

GuideFace à l’exercice qui consiste à constituer un premier portefeuille, pas toujours facile de garder la tête froide… Pourtant, avec un peu de pratique, nombre de nouveaux investisseurs se surprennent à y prendre plaisir !
Cet article est donc l’occasion pour Nextbanq de présenter les principaux « joujoux » à disposition, en mettant au maximum de côté le vocabulaire technique de la finance.

1 Les produits conventionnels : actions et obligations

Quand on évoque la bourse, difficile de ne pas penser aux 2 produits phares que sont les actions et les obligations. Ces titres constituent en effet le socle de la plupart des portefeuilles et représentent la base de la finance mondiale. Les apprivoiser est donc un bon départ !

Pour une entreprise, aller en bourse signifie vendre tout ou partie de son capital à des nouveaux investisseurs. En procédant de la sorte, c’est une occasion unique pour lever des fonds, c’est-à-dire recevoir un important afflux d’argent frais afin de financer les projets futurs.

Par exemple, en mai 2012, l’entreprise Facebook entrait en bourse par la mise en vente de  421 millions d’actions au prix unitaire de 38$. Soit l’équivalent de près 16 milliards de dollars qui sont rentrés dans les caisses pour poursuivre le développement de la société : acquisitions de concurrents, développement de produits, nouveaux locaux, recrutement d’employés, etc…

Du point de vue de l’épargnant, détenir une action est donc l’occasion de devenir propriétaire d’une fraction du capital de la société. A ce titre, l’objectif est donc d’en tirer un profit, qui peut prendre deux formes différentes :  

  • Le versement de dividendes : tous les ans, le conseil d’administration de la société décide ou non du versement d’une rémunération pour les actionnaires. Ce choix s’effectue en fonction de la taille des bénéfices réalisés, des réserves de trésorerie existantes et des investissements en cours ou à venir. Le versement des dividendes n’est pas obligatoire mais est très courant dans la pratique. Par exemple, pour l’année 2011, 39 des 40 sociétés qui composaient le CAC 40 ont versé un dividende, avec un rendement compris entre 0,72% (Renault) et 8,75% (France Telecom) du montant de l’action.
  • La variation du cours de l’action : tous les jours, pour des raisons divergentes telles que de l’investissement de long-terme ou de la spéculation de court-terme, de nombreux investisseurs vendent et achètent des actions. C’est donc la rencontre entre la demande (les acheteurs) et l’offre (les vendeurs) qui fixe la valeur d’une action à un moment donné, c’est-à-dire son cours. La vie d’une action est loin d’être un long fleuve tranquille entre des rumeurs diverses et variées, la capacité de l’entreprise à dégager des bénéfices, les perspectives de croissance, la situation de l’économie mondiale, etc… A travers l’achat et la demande, c’est donc de multiples paramètres qui sont intégrés dans le cours d’une action. Du point de l’investisseur, il est aussi bien possible de réaliser un bénéfice si la valeur de revente est supérieure au prix d’achat, ou bien une perte dans le cas d’un prix de revente inférieur.
    A titre d’exemple, le graphique ci-dessous représente la variation du cours de l’action Danone sur une année complète (juillet 2011 à juin 2012) :
cours d'une action

Le cours de l’action s’est établi dans une fourchette allant de 44€ à 54€ sur la période donnée. Toutefois, l’histoire révèle que l’amplitude peut prendre des proportions extrêmes ! Entre le 31 octobre 2008 et le 29 février 2012, l’action d’Apple a vu son cours multiplier par 6 (de 100 $ à 600 $), tandis qu’à l’inverse les actionnaires d’Eurotunnel ont perdu 90% de leur investissement au début des années 90.

D’une manière générale, les actions sont donc un placement avec un niveau de risque élevé, et doivent à ce titre faire entièrement parti d’une stratégie globale de la part de l’investisseur. A côté par exemple des obligations !

Le recours à l’endettement est souvent utilisé par les organismes publics (Etat, collectivités locales, etc…) pour financer des dépenses de fonctionnement ou des projets de long-terme comme la construction d’un hôpital.

Pour ce faire, deux méthodes sont à leur disposition :

  • souscrire un prêt directement auprès d’une banque
  • solliciter des investisseurs particuliers ou institutionnels à leur prêter de l’argent par l’intermédiaire de la bourse

Si la 2ème méthode est choisie, c’est alors le moment pour les obligations de rentrer en piste !

Concrètement, le fonctionnement d’une obligation est très semblable à celui d’une reconnaissance de dette : à partir du moment où un organisme public émet une obligation, celui-ci est dans l’obligation (sans mauvais jeu de mot !) de rembourser intégralement le capital emprunté quand arrive la date d’expiration, par exemple 8 ans après la souscription initiale.

Quel intérêt pour l’investisseur ?

  • En échange de la location de son argent, celui-ci reçoit tous les ans une rémunération sous la forme d’un taux d’intérêt, dénommé le coupon, par exemple 4%.
  • A la date d’expiration, l’investisseur est quasiment assuré de récupérer son argent. Le risque qu’une collectivité locale ou un Etat ne puisse pas honorer la dette étant extrêmement faible. Pour cette raison, les obligations sont considérées comme les placements boursiers les plus sûrs.
    Mais il ne faut pas pour autant perdre de vue que comme pour tout placement, le taux de rémunération est fonction du risque pris. Par exemple, si les obligations émises la Bulgarie sont plus rémunératrices que les obligations françaises, le risque que la Bulgarie fasse défaut est aussi plus élevé. 

Par l’intermédiaire du courtier en bourse, il est ainsi possible d’accéder à de très nombreuses obligations, chacune offrant des caractéristiques différentes.

Voici l’exemple d’une émission d’obligation qui a eu lieu en 2009 par la région Pays de Loire, avec pour objectif d’emprunter 80 millions d’euros pour financer « l’accélération des investissements régionaux tels que des lycées, la recherche, etc… (50 millions), l’accompagnement d’entreprises (20 millions) et la politique des territoires (10 millions) ». Au menu, une durée d’emprunt de 6 ans (échéance le 16 octobre 2015), un coupon de 4% et la valeur d’une obligation (le nominal) équivalent à 500€.

Pour l’épargnant, faire le choix de souscrire à une obligation était donc équivalent à « louer » 500€ de son capital au profit de la région, pour un prix annuel de 20€ pendant 6 ans (4% de 500€), sachant que le remboursement du nominal de 500€ est fixé au 16 octobre 2015. Pour mettre les choses en perspective, c’était un investissement très intéressant à l’époque car le taux du livret A se situait alors à seulement 1,25%.

Mais que ce passe-t-il dans le cas où l’épargnant ne souhaiterait pas attendre 6 ans pour récupérer son argent ?

Eh bien, bonne nouvelle, la grande raison d’être de la bourse est justement de faciliter les échanges. Cela veut dire que comme pour les actions, les obligations font l’objet d’une cotation sur le marché secondaire (une sorte de marché de l’occasion). Il est donc possible de se défaire et acheter des obligations très facilement, comme pour les actions. Par contre, compte tenu de leurs caractéristiques, le prix des obligations varie dans une fourchette extrêmement plus réduite que pour les actions.

A côté des supports d’investissement que constituent les actions et les obligations, une autre façon d’investir est également très prisée des épargnants : les fonds de placement. Plus d’infos sans plus attendre !

2 Pour tous les goûts : les fonds de placement (OPCVM)

Les fonds de placement sont des entités qui se comptent par milliers et qui occupent une place souvent prépondérante dans de nombreux portefeuilles. Non sans raison !

Leur particularité ? Agréées par l’AMF, l’Autorité des Marchés Financiers, ce sont des sociétés qui collectent l’argent des épargnants (sous forme de parts) pour ensuite l’investir dans différents supports tels que des actions, des obligations ou des devises.

Pour les épargnants, la formule possède de nombreux avantages :

  • Comme les actions, les parts des fonds sont très faciles à acquérir et à céder.
  • En achetant des parts, la somme investie est confiée à des professionnels dont le rôle est d’appliquer une stratégie bien définie. Pour l’épargnant, l’effort consiste donc surtout à sélectionner le fonds le mieux adapté aux objectifs du portefeuille. Après, plus besoin de mettre les « mains dans le cambouis » mais simplement surveiller la performance à intervalles réguliers.
  • La vaste quantité de fonds fait que de nombreuses stratégies en termes de supports d’investissement, de zones géographiques ou de prises de risques sont facilement réalisables.
  • Acheter une part d’un fonds revient à investir dans plusieurs valeurs en une seule fois, ce qui est excellent pour diversifier le risque, et aussi réduire les frais de courtage.

Pour plus de concret, voici la structure d’un fonds pris au hasard, le fonds Etoile Energie Europe. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un fonds dédié à l’achat et la vente de titres dans les énergies européennes. Au 2 juillet 2012, la stratégie était résolument offensive avec plus de 95% du portefeuille du fonds détenu dans des actions, contre seulement 5% d’obligations, liquidités et autres. Exactement 34 valeurs composaient le portefeuille, dont les plus connues étaient BP, Shell ou Total. Sur l’ensemble l’année précédente, la valeur d’une part a évolué dans une fourchette comprise entre 40€ et 55€.

Pour un épargnant qui estimerait que les énergies européennes représentent un secteur avec de faibles perspectives de rentabilité et/ou de croissance, de très nombreux autres domaines sont couverts grâce aux fonds  : immobilier, biotechnologies, banques, etc… L’embarras du choix est bien là !

Mais comme pour les actions, générer un profit à partir d’un fonds n’est possible que de 2 façons : les dividendes et coupons des titres détenus d’un côté, et la revente de la part du fonds à un prix supérieur de celui d’acquisition de l’autre côté.

En contrepartie du service rendu, les fonds de placement sont toutefois souvent amenés à prélever des frais : droits d’entrée et de sortie, frais de gestion, prélèvement sur la performance réalisée si celle-ci dépasse les objectifs initiaux, ou encore commissions de mouvement.

Ainsi, sur cette question, l’épargnant peut sélectionner 3 types de fonds :

  • Les fonds 100% gratuits : chaque courtier propose en général une sélection de fonds absolument gratuits. Si pour les banques, les fonds gratuits se limitent souvent à ceux qui appartiennent à la maison mère, l’essentiel des fonds gratuits se trouvent bien auprès des courtiers spécialisés en ligne.
  • Les fonds négociés : avec un niveau de frais de l’ordre de 2% des montants investis, ce sont des fonds qui ont passé des accords avec les courtiers.
  • Les fonds classiques : ce sont tous les autres fonds, dont le prix à l’entrée peut aller jusqu’à franchir la barre des 4% de l’investissement initial. Ces frais sont souvent justifiés par la réputation du fonds, le niveau des performances passées, ou encore une stratégie très pointue. Mais attention, ces frais sont parfois tout simplement abusifs !

Du point de vue de l’épargnant et de manière simplifiée, le choix du meilleur fonds de placement consiste souvent à préférer celui qui s’intègre le mieux dans la stratégie de gestion du portefeuille, tout en affichant de bonnes performances passées ainsi qu’une structure de frais la plus légère possible.

Fort heureusement, toutes ces informations sont facilement disponibles soit directement dans les brochures publicitaires des fonds (qui doivent respecter des règles de présentation fixées par l’Autorité des Marchés Financiers), soit directement dans les plateformes de trading des courtiers, ou encore soit dans la « bible » des investisseurs que constitue le site de comparaison de fonds Morningstar.fr.

Sur un plan plus théorique, il faut savoir que trois différentes sortes de fonds de placement existent, toutes regroupées sous l’appellation d’OPCVM pour Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières :

  • Les SICAV : pour Société d’Investissement à Capital Variable, ce sont des fonds qui gèrent un portefeuille d’une valeur minimale de 7,5 millions d’euros. En acquérant une part d’une Sicav, le porteur est considéré comme actionnaire du fonds. A ce titre, il peut donner son avis sur la stratégie du fonds.
  • Les FCP : pour Fond Commun de Placement, ce sont des fonds de tailles plus modestes (portefeuille d’une valeur minimale de 400 000€) et où le porteur d’une part n’a pas son mot à dire sur la stratégie du fonds. Etant plus petites, ces sociétés peuvent se permettre d’investir dans des domaines plus spécialisés, mais aussi avec une prise de risque plus grande.
  • Les Trackers : plus récents et très appréciés des investisseurs, les trackers sont en fait des fonds de placement « automatiques » reproduisants le plus fidèlement possible l’évolution d’un indice, comme par exemple le CAC 40, le cours du pétrole, les valeurs technologiques, etc…
    Contrairement aux Sicav et FCP, dont les frais de gestion servent à rémunérer les gérants du fonds (gestion active), les trackers fonctionnent sans gérants (gestion passive) et ont par conséquent des frais de gestion extrêmement bas. L’autre grand avantage est qu’acheter et vendre une part est encore plus rapide en passant par un tracker que pour les autres fonds.

Dès lors que la stratégie de l’épargnant est définie, les fonds de placements sont alors à considérer comme autant d’outils pour sa mise en oeuvre. Si au départ, leur nombre très imposant peut donner le tournis, c’est aussi une chance à saisir à condition de se montrer sélectif !

3 Pour les investisseurs aguerris : les produits dérivés 

Véritable eldorado de la finance moderne à en juger par les volumes qui s’échangent chaque jour, les produits dérivés sont pour la plupart des instruments financiers imaginés de toute pièce par les grandes banques. Et celles-ci savent se montrer créatives pour satisfaire leurs clients !

Parce que ces produits sont nombreux et complexes, le but de cette section est donc tout simplement de vous donner une vision d’ensemble de ceux-ci, afin que vous puissiez facilement vous repérer le jour où vous rencontrerez ces instuments. Ceci-dit, certains produits dérivés certainement d’aller à leurs rencontres !

A l’origine, les produits dérivés servent pour aider une entreprise à se prémunir contre un risque à moyen ou long-terme.

Prenons l’exemple d’Air France qui propose la réservation d’un vol pour San Francisco un an à l’avance. Dans ce cas de figure, l’entreprise affiche un prix pour la réservation des billets, par exemple 1 000€, alors qu’un paramètre important de la constitution du prix n’est pas connu : le coût d’un baril de pétrole dans un an, dont le kérosène est issu. Or, une fois le billet vendu, impossible de répercuter sur le prix du billet une éventuelle hausse du coût du kérosène…

La situation peut donc évoluer selon deux scénarios :

  • Le prix du kérosène augmente et la marge d’Air France diminuera en conséquence
  • Le prix du kérosène baisse et la marge d’Air France augmentera mécaniquement

Compte tenu de la taille d’une société comme Air France, laisser courir un tel risque ne serait pas très sérieux. Les produits dérivés sont alors ici la solution pour « transmettre » ce risque à un autre interlocuteur sur les marchés financiers, en échange du versement d’une prime.

A côté de cette notion fondatrice, à savoir la protection contre le risque, les investisseurs se sont aussi aperçus qu’il était possible d’utiliser ces produits dans une optique de court-terme, notamment pour spéculer. Depuis le début des années 1990, les produits dérivés sont ainsi devenus des outils de choix à la disposition des traders des salles de marché.

Pour comprendre leur fonctionnement, deux notions fondamentales méritent d’être expliquées.

Comme leur nom l’indique, les produits dérivés ont la particularité d’être des instruments financiers en rapport avec d’autres produits. En fait, dans le vocabulaire financier, le terme qui convient est  « actif sous-jacent ». Dans l’exemple précédent, Air France détient un produit dérivé dont l’actif sous-jacent est donc le pétrole.

Mais le pétrole n’est qu’un actif sous-jacent parmi bien d’autres :  

  • Financiers : actions, obligations, devises notamment
  • Physiques : sucre, or, blé, minerais, gaz naturel, etc…

Ainsi, un des grands avantages des produits dérivés est qu’ils permettent d’investir sur absolument tous les produits qui font l’objet d’une cotation boursière.

2ème caractéristique majeure, ces produits donnent aussi la possibilité d’exercer un effet de levier, c’est-à-dire investir plus que l’on ne possède vraiment. En fonction du choix du courtier et des caractéristiques de l’actif sous-jacent, l’effet de levier peut varier énormément, jusqu’à 200 par exemple !

Illustrons ceci avec un courtier, disons Binck, qui propose un effet de levier de 4 sur les actions, et un investisseur / spéculateur convaincu que le cours de l’action Carrefour va augmenter de 5%.
Seul hic pour notre investisseur, celui-ci ne possède que 100€ à investir. En utilisant un effet de levier de 4, l’exposition de l’investisseur sera alors 400€ sur la valeur Carrefour, en lieu et place de la mise de départ de 100€. Deux scénarios peuvent ensuite se produire :

  • L’investisseur a raison : il empoche donc 5% de 400€, soit 20€ alors que sa mise de départ n’était que de 100€. Le capital de l’investisseur est de 120€ après l’opération.
  • L’investisseur s’est trompé : le cours d’action s’est déprécié de 5% à la place. Dans ce cas, au lieu de perdre 5% de 100€, soit 5€, la perte enregistrée s’élèvera à 5% de 400€, soit 20€.  Le capital n’est plus que de 80€.

L’effet de levier est donc un outil à manier avec énormément de précaution, car il est facile de tout perdre !

Par exemple, imaginons que l’nvestisseur bénéficie cette fois d’un effet de levier de 20, toujours avec son capital de 100€. L’exposition est alors de 20 x 100 = 2 000€. La même baisse de 5% du cours de l’actif sous-jacent, la valeur Carrefour, signifie maintenant 2 000 x 0,05 = 100€ de pertes, soit tout le capital de départ…

A partir du moment où le compte de l’investisseur / spéculateur n’est plus suffisamment approvisionné pour couvrir la perte, la position est alors automatiquement coupée par le courtier, afin d’éviter un solde négatif. A moins que l’investisseur ne préfère continuer sur la position en réapprovisionnant le compte… Se montrer trop gourmand est donc un exemple frappant d’une mauvaise utilisation de l’effet de levier !

A l’attention de l’investisseur débutant, voici une brève présentation des principaux produits dérivés du marché, afin de ne pas « prendre peur » à l’évocation de ces noms redondants de la vie financière.

Les warrants

Il s’agit d’un des produits dérivés les plus populaires auprès des investisseurs particuliers, même si à cause du risque de perte élevé lié à l’effet de levier, ces produits ne sont à mettre que dans les mains des investisseurs les plus avertis…
L’intérêt d’un warrant est de pouvoir acheter un sous-jacent (actions, devises, etc…) à un prix donné jusqu’à une date limite. Toutes les variations du cours de l’actif sous-jacent sont répercutées directement et dans des grandes proportions sur le cours des warrants. Il est possible de jouer aussi bien la hausse que la baisse. Les warrants sont émis par des institutions financières comme la Société Générale, BNP Paribas ou Commerzbank.

Les options  

Les options ont un fonctionnement très similaire aux warrants, dans le sens où elles permettent d’acquérir ou de céder une certaine quantité d’actifs sous-jacents à un prix donné et à une date donnée. A la différence des warrants, les options sont des contrats entre différents investisseurs, plutôt qu’une transaction avec une institution financière.

Les CFD (contract for difference)

Les CFD sont d’une certaine manière les derniers produits dérivés à la mode, le courtier Saxo Banque en ayant par exemple fait une spécialité. L’avantage des CFD est que ces contrats permettent de parier sur une énorme gamme d’actifs sous-jacents : devises, matières premières, actions, obligations, etc… La principale différence avec un warrant consiste dans le fait qu’il n’existe pas de dates limites. Du fait des gros volumes de transactions sur les CFD, les frais de courtage sont très faibles.

Les certificats

Les certificats représentent une sorte de mélange de nombreux produits. Comme les warrants, ils donnent le droit d’acheter un actif sous-jacent jusqu’à une date donnée, avec un effet de levier très important. Comme les trackers, les certificats reproduisent à l’identique la performance de fonds indiciels, sauf que le choix est beaucoup plus étoffé (par exemple uniquement sur le cours d’une matière première). Enfin, comme les obligations, à la date d’expiration, le capital est remboursé mais en fonction de la valeur de l’actif sous-jacent.

Les turbos

Les turbos appartiennent à la famille des certificats, sauf que l’emploi de l’effet de levier est ici automatique afin d’amplifier toutes les variations de l’actif sous-jacent.

Les futures ou contrats à terme

Historiquement réservés aux investisseurs institutionnels, les futures se sont démocratisés auprès des investisseurs particuliers. Ces contrats sont émis par les différentes bourses de chaque pays et proposent de nombreux actifs sous-jacents, des horaires de cotation plus larges notamment dans le but de profiter du marché américain, et des frais de courtage très réduits quand ce produit est proposé.

Une nouvelle fois, il est important de garder à l’esprit que ces produits sont destinés aux investisseurs les plus expérimentés, et que les débutants n’ont nullement besoin de les maîtriser pour débuter en bourse.

4 Acheter des monnaies grâce au Forex

Pour finir cet article, arrêtons-nous un moment sur le marché des monnaies, dénommé le Forex.

Autrefois chasse gardée des investisseurs institutionnels, le marché des changes est maintenant ouvert à tous les types d’investisseurs, pour le plus grand bénéfice des particuliers, qui trouvent ici l’ouverture d’un nouveau « terrain de jeu », de la taille des plus grands parcs d’attractions !

Mais du fait de la démocratisation assez récente de ce marché, il faut savoir qu’aucun courtier traditionnel (BNP Paribas, LCL, etc…) ne propose encore l’accès direct au Forex. Parmi les spécialistes en ligne, le plus réputé officiellement habilité à le faire, c’est-à-dire ayant reçu un agrément de la part de l’Autorité des Marchés Financiers, est le courtier Saxo Banque.

Autrement, de nombreux courtiers spécialisés uniquement sur le Forex opèrent en France, mais basés dans des juridictions étrangères (Chypre, Irlande notamment), posant le problème qu’en cas de faillite de l’établissement, le risque de perdre tout le capital est bien réel. A vérifier avant de s’engager !

Enfin, à défaut d’accès direct, la plupart des courtiers (traditionnels ou en ligne) autorisent tout de même un accès indirect au Forex. Comment est-ce possible ? Grâce aux produits dérivés pardi ! Dans ce cas, il suffit de choisir une monnaie en tant qu’actif sous-jacent pour tirer profit des variations des cours des monnaies…

Mais au fait, pourquoi vouloir investir sur le cours des monnaies ?

En fait, il y a de grandes chances que vous connaissiez déjà la réponse. En revenant d’un voyage à l’étranger, peut-être avez-vous déjà ramené dans vos bagages des devises du pays visité, et qu’au bout d’un certain temps, vous vous êtes posé la question : « mais au fait, que vaut aujourd’hui ce modeste pécule, peut-être a-t-il pris de la valeur depuis mon dernier voyage ? ».

Investir sur le marché des changes, c’est tenir exactement le même raisonnement, sauf que l’horizon d’investissement peut très bien être des années, des mois, des heures, voire même quelques minutes ou une poignée de secondes !

Les caractéristiques du Forex sont donc les suivantes :

  • Accessible depuis tous les pays, ce qui implique que des horaires d’ouverture extrêmement larges.
  • Une offre et une demande gargantuesque, ce qui donne la liquidité nécessaire pour d’acheter et vendre des monnaies dans des montants importants (jusqu’à plusieurs millions) sans aucun souci, même pour des  monnaies autres que le dollar ou l’euro.
  • Possibilité de jouer à la hausse comme à la baisse.
  • Présence d’un effet de levier très fort, jusqu’à 400 fois le montant investi. Mais avantage ou inconvénient, la réponse varie en fonction de l’expérience des investisseurs.
  • Des frais de courtage très bas

Alors, le Forex, passage obligé pour tous les investisseurs ? Absolument pas !
En effet, les investisseurs qui souhaiteraient tirer profit des variations des cours des monnaies ne sont pas contraints d’aller sur le Forex, mais peuvent très bien l’envisager par exemple dans le cadre d’une Sicav monétaire.

Au bout du compte, ce qu’il convient principalement de retenir est qu’à côté des bourses, implantées localement dans de nombreux pays et regroupant dans chacune d’entre-elles de nombreux marchés (actions, obligations, etc…), le Forex peut être perçu quant-à-lui comme un véritable "marché parallèle", mais destiné aux monnaies et surtout à l’échelle du globe… Libre ensuite à chaque investisseur de décider du champs de ses investissements !

5 Conclusion

Face aux innombrables opportunités d’investissement que proposent la bourse, nul épargnant n’est tenu de toutes les évaluer, et fort heureusement ! Comme évoqué à de plusieurs reprises dans ce guide, ce qui importe avant tout est la définition des objectifs initiaux. En effet, lorsque ceux-ci sont clairement établis, le choix des supports intervient la plupart du temps de manière très naturelle.

Par contre, au contact de cet environnement tellement riche en opportunités, il n’est pas rare de voir des particuliers littéralement "attraper" le virus de la bourse ! Le risque alors est de s’éloigner de objectifs de départ, afin de placer tout ou partie du capital initial sur de nouveaux produits… Si développer ses connaissances est une excellente chose, le conseil est de ne pas perdre de vue que la bourse est d’abord un espace d’investissement, et non un plateau de jeu ! Dans ce sens, le prochain article est consacré aux cordons de la bourse, afin d’aider les nouveaux investisseurs à se représenter les différents marchés existants.

Enfin, si constituer son premier portefeuille peut parfois paraître intimidant, sachez que les courtiers en ligne donnent la possibilité de constituer des portefeuilles fictifs, et ceci dans le but de prendre ses marques sereinement !

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