Dois-je investir en bourse ?

GuideLa bourse est un univers à part entière centré sur un seul objectif : faire de l’argent !

Accessibles pour le petit épargnant comme pour les plus gros fonds d’investissement, les sommes qui s’échangent chaque jour sur les places boursières sont tout simplement colossales, avec son lot de gagnants et de perdants.

Alors, en tant que particulier, faut-il investir en bourse ? Nextbanq se glisse dans le costume du débutant et vous livre ses éléments de réponse !

1 La bourse : ça rapporte… surtout à long-terme

Ne serait-ce que pour une raison simple, tous les épargnants doivent au moins un jour considérer l’investissement en bourse :

  • historiquement, ce sont les placements boursiers qui sont les plus rentables sur le long-terme

C’est-à-dire plus que le livret A, les comptes à terme, le marché de l’immobilier ou encore toute autre forme d’investissement, les statistiques passées sont formelles : au bout d’une longue période de temps, c’est par l’intermédiaire de la bourse (et notamment des actions) qu’un euro investi génère la plus forte rentabilité.

Mais attention ! Avant de placer toutes ses économies tête baissée, comprendre les fondements de cette observation peut éviter bien des déconvenues :

  • Pour être rentable, l’horizon d’investissement doit être de long-terme, c’est-à-dire au moins 10 ans. Sur un horizon plus court, par exemple 2 ans, le risque de perte est beaucoup plus présent. La raison est que la bourse fonctionne par cycles de hausses et de baisses.
  • Cette règle repose sur un rendement moyen annuel constaté entre 5 et 10% par an, ce qui est supérieur à toutes les autres formes d’investissement sur une période équivalente.
  • Contrairement à une idée reçue, ce n’est pas la plus-value générée à la revente des actions qui génère l’essentiel du rendement, mais les revenus annuels des actions (dividendes).
  • Si les statistiques passées sont catégoriques, il reste malgré tout impossible de prévoir le futur. Ainsi, pour la 1ère fois, le rendement constaté a été négatif sur la dernière décennie. L’investissement en actions est donc par définition un placement risqué, et le risque de perte de capital ne peut être complètement écarté, même sur de longues durées.

D’accord, les produits boursiers sont très souvent mais pas toujours les plus performants sur le long-terme. Soit, mais y a-t-il  une explication logique à cet état de fait ?  En fait, deux explications sont avancées :

  • Tout d’abord, les entreprises rentrent en bourse pour lever des fonds. Grâce à cet important réservoir d’argent, elles investissent dans leur développement, ce qui leur permet par la suite d’engendrer plus de revenus.  Avec des résultats sont positifs, les actionnaires sont donc les premiers récompensés par l’augmentation du cours de l’action et le versement annuel des dividendes.
  • Si d’aventure les résultats sont négatifs, les hauts dirigeants des entreprises ont de tout de même un intérêt à distribuer des dividendes aussi élevés que possibles, afin de ne pas mécontenter les actionnaires et par la même occasion conserver leurs postes.

Ainsi, d’une manière générale, quels que soient les résultats annuels d’une entreprise, les actionnaires ont de fortes probabilités de recevoir des dividendes.

Or, pour un investisseur de long-terme, c’est justement le versement de ces dividendes qui est le moteur du rendement, plus que la plus-value réalisée à la revente.

Pour toutes ces raisons, il est donc très souvent conseillé aux investisseurs débutants de d’abord viser le long-terme pour faire un profit en bourse. Et conséquence immédiate, l’argent ainsi placé doit aussi avoir vocation à être immobilisé, car en cas de besoins urgents, retirer le capital comporte le risque d’une perte bien réelle (par exemple à la fin d’un cycle baissier, et après seulement 2 ans d’investissement).

2 Quelles raisons pour investir ?

Si fructifier un capital, ou tout simplement gagner de l’argent, est bien entendu la raison principale d’investir en bourse, celle-ci peut aussi répondre à des besoins plus précis :

  • Diversifier un patrimoine : règle de base de la gestion des finances personnelles, ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier s’applique aussi bien pour le patrimoine d’un individu dans sa globalité, que pour la part (par exemple 15% du patrimoine) investie elle-même en Bourse.
  • Placer des liquidités : plutôt que de « laisser dormir » de l’argent sur un compte courant, il est nettement préférable de le « faire travailler », sans pour autant le bloquer complètement, par exemple dans un plan de retraite. Pour cela, les livrets d’épargne sont très pratiques car même si la rémunération est assez faible, l’argent est toujours disponible, et surtout sans risque. En complément des livrets, la bourse sert aussi à placer des liquidités. En effet, « rentrer » et « sortir » est presque aussi facile, et les possibilités de profits (comme de pertes) sont bien plus importantes.
  • Percevoir des revenus : de la même manière qu’un propriétaire de logement perçoit chaque mois un loyer, des produits boursiers (notamment les obligations) permettent de recevoir tous les ans une somme connue à l’avance, en échange de l’achat des titres correspondants. Avec les actions, même si le versement de dividendes est très probable, celui-ci n’est cependant pas garanti à 100% et le montant est variable.
  • Préparer la retraite : de nombreux produits financiers sont adossés à la bourse et ont pour objectif la préparation de la retraite. Parmi les plus connus, on peut citer l’assurance vie, le plan d’épargne retraite populaire (le PERP), ou encore les contrats Madelin.
  • Spéculer : activité la plus risquée en liaison avec la bourse, la spéculation consiste à tenter de prévoir la variation des cours, pour réaliser un profit en achetant et en vendant au bon moment.

Définir ses objectifs d’investissement avec beaucoup de soins est une étape plus qu’indispensable, car c’est véritablement à partir de ceux-ci que va découler la stratégie à adopter d’achat et de vente de titres. Prenez donc le temps de réfléchir à vos objectifs !

3 Quelle méthode de trading choisir ?

Les objectifs fixés, ne reste plus qu’à adopter la stratégie gagnante. Très facile à dire mais… vous connaissez la suite !

Par contre, ce que vous ne connaissez peut-être pas, ce sont les méthodes de trading existantes, c’est-à-dire la façon de mettre en pratique une stratégie par l’achat et la vente de titres boursiers.

De nombreux facteurs influent sur le choix de la méthode de trading :

  • La disponibilité de l’épargnant
  • Le niveau de connaissance des marchés boursiers
  • La motivation pour développer les connaissances
  • Le degré de risque accepté
  • Le montant de l’investissement
  • La résistance au stress

C’est ainsi que 4 « grandes méthodes » de trading cohabitent, et qui servent de repères dans la façon d’aborder les investissements :

  • Le scalping : c’est la méthode la plus agressive et qui demande le plus de disponibilité. Elle consiste à tenter de multiplier les prises de gains sur des durées très courtes, de l’ordre de quelques minutes. Chaque jour, ce sont en moyenne des dizaines de transactions à réaliser, ce qui implique de très gros frais de courtage.
  • Le day trading : autre méthode très consommatrice de temps et très risquée, le day trading consiste à spéculer tous les jours sur les variations de cours de nombreuses valeurs. Comme pour le scalping, l’investisseur doit préférablement posséder une grande maîtrise des marchés financiers.
  • Le swing trading : autre méthode à porter un nom anglophone, le swing trading est en fait une méthode traditionnelle faite de bon sens. Elle consiste à tenter d’identifier les mouvements de hausse, afin d’acheter une valeur en début de tendance et la revendre en fin de tendance. La particularité de cette méthode est qu’il n’existe pas de limite temporelle autre que la fin de la tendance. Le swing trading peut aussi s’appliquer à la baisse.
  • La gestion en  « bon père de famille » : il s’agit d’une méthode adaptée pour le moyen et le long terme dans le but de sécuriser des profits, plutôt que de rechercher la performance pure et dure. La qualité de l’équipe dirigeante, les perspectives de croissance, la santé financière, la confiance dans les projets de développement sont donc des critères qui prennent plus d’importance dans le choix d’une valeur. La fréquence des ordres d’achat et de vente est relativement basse. Autre aspect important, une part non négligeable du portefeuille est généralement consacrée aux obligations, qui sont des titres moins risqués.

A ce stade de l’article, la décision d’investir ou non en bourse doit se dessiner en pointillés. Cependant, le manque de temps et le manque de connaissance peuvent constituer des freins. Pour y remédier, sachez que des solutions existent !

4 Recevoir de l’aide pour gérer un portefeuille

De l’investisseur chevronné au parfait débutant, il est toujours possible de solliciter de l’aide. L’état des lieux des services :

  • L’information disponible : pour passer vos ordres, tous les courtiers mettent de l’information à disposition. Tutoriels, vidéos ou conseils, ceux-ci ne font cependant pas tous le même effort. Autre piste, n’hésitez pas à effectuer des recherches Internet, car bien qu’hétérogène, l’information disponible est immense. En plus, pour des informations exclusives, notamment des conseils sur les valeurs du moment, les courtiers peuvent facturer l’accès à une lettre d’informations rédigée par des professionnels. De tels services existent également de manière indépendante.
  • La gestion assistée : en perte de popularité, la gestion assistée consiste simplement à demander des conseils gratuitement à son courtier. En fonction de l’importance du portefeuille et du professionnalisme du courtier, la qualité de la réponse peut varier.
  • Les OPCVM : ce sont des organismes de placement collectif en valeurs mobilières. En d’autres termes, ce sont des organismes (Sicav et FCP) qui sont habilités à recevoir l’argent des épargnants, afin de le placer en bourse. Chaque organisme est donc géré par des professionnels de la finance et suit une stratégie clairement établie à l’avance. Par exemple, investir sur les valeurs technologiques, le CAC 40, les marchés émergents, de manière prudente ou agressive, etc… Pour l’investisseur, l’intérêt est double : il suffit de n’acheter qu’une part (par exemple 500€) pour que la somme investie soit ensuite entièrement gérée au quotidien par le fonds. De plus, pour un petit portefeuille, il n’est pas toujours facile de diversifier les investissements. En passant par une OPCVM, ce souci est réglé car de multiples actifs constituent le portefeuille. Voir l’explication détaillée.
  • La gestion profilée sous mandat : à partir d’un certain montant, par exemple 10 000€, l’investisseur se contente de choisir un niveau de risque (typiquement prudent, équilibré ou dynamique) et  mandate alors la gestion complète du portefeuille à une société spécialisée, qui se rémunère soit en fonction de la performance rendue, soit en facturant des frais.
  • La gestion déléguée sous mandat : à la différence de la gestion profilée, la gestion déléguée débute par un entretien pour définir plus précisément les besoins de l’investisseur, qui bénéficie alors d’un contact personnalisé pendant toute la durée du mandat de gestion.
  • Les clubs d’investissement : ce sont des associations qui comportent de 5 à 20 membres, avec une mise en commun des sommes investies, et qui opèrent sous un statut bien défini. Toutes les décisions se font collégialement, ce qui en fait une structure idéale pour développer ses connaissances. A noter qu’il n’est pas forcément facile de rejoindre un club dans sa région du fait de l’absence d’un fichier central. Bourse Direct est le seul courtier en ligne à proposer un service dans ce sens.

En fonction des courtiers, toutes ces méthodes d’aides sont plus ou moins disponibles. Pour se repérer, la 1ère étape est donc toujours de se familiariser avec ces acteurs indispensables. Mais à quel prix ? Si l’ouverture d’un compte est absolument gratuite, voici ci-dessous la réponse à une question incontournable !

5 Quelle somme pour débuter en bourse ?

S’il n’existe pas de plafond maximal pour investir  (mis à part dans le cadre légal du PEA), débuter en bourse dans de bonnes conditions demande un minimum de capital pour deux raisons :

  • Les frais de courtage : ceux-ci sont obligatoires à chaque transaction (achat ou vente) et peuvent varier énormément d’un courtier à un autre. Pour que la rentabilité soit au rendez-vous, il faut que les gains puissent couvrir ces frais et aussi dégager un bénéfice. Admettons une performance de 5% et des frais de courtage d’un montant total de 5€ (avec un courtier compétitif) sur l’achat et la vente d’une valeur :
Capital investi Frais du courtier Gain de 5% sur le capital Résultat net Avis de Nextbanq
100€ 5€ 5€ 0€ La performance de 5% ne sert qu’à rembourser les frais de courtage. Aucun intérêt.
250€ 5€ 12,50€ 7,50€ Sur les 5% de performance, 2% servent à rembourser les frais et les 3% restants font office de bénéfices. C’est vraiment le minimum pour débuter.
500€ 5€ 25€ 20€ Les frais ne représentent plus que 1% de la performance et sont donc correctement amortis. Permet de se familiariser à la bourse dans de bonnes conditions.
  • La diversification du risque : c’est une règle fondamentale trop fréquemment ignorée par les débutants avides de grosses performances. Plutôt que d’investir massivement sur une valeur, il est préférable que cette valeur ne représente pas plus de 20% du portefeuille.
    Ainsi, pour un premier portefeuille, investir dans 4 ou 5 valeurs différentes à parts égales est certainement la meilleure démarche à effectuer. En plus du nombre de « lignes », la diversification doit aussi porter dans la mesure du possible sur la catégorie d’actifs (actions, obligations, opcvm), le secteur d’activité (énergies, télécommunications, automobiles, etc…) et la zone géographique (France, zone Euro, etc…).

Pour répondre à la question posée, Nextbanq conseille donc d’investir un minimum de 1 600€ afin de bénéficier d’un portefeuille qui puisse à la fois absorber les frais de courtage et offrir un degré de diversification acceptable. Par exemple, un premier portefeuille pourrait ressembler à celui-ci-dessous :

Actif Montant
Obligations 400€
Actions 1 400€
Actions 2 400€
Une SICAV (OPCVM) 400€

En cas de doutes sur le contenu des « lignes » du portefeuille, de nombreux supports sont à votre disposition !

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