Les cordons de la bourse

GuideLes premiers pas en bourse sont souvent teintés de timidité face à la masse d’information disponible. Comment fonctionne la bourse ? Qui fait quoi ? Qu’est-ce qu’Euronext ? Autant de questions qui reviennent fréquemment…  
Alors pour ne pas se perdre dans les couloirs de la bourse, Nextbanq enfile ses habits de guide pour vous présenter la maison !

1 La transformation de la bourse de Paris en Euronext Paris

Palais Brongniart - Ancienne bourse de ParisRiche d’une histoire de plusieurs centaines d’années, rythmée par les avancées technologiques et les changements de loi, la bourse de Paris a connu de nombreux propriétaires toujours animés par le désir de développer la place parisienne.

En fait, développer une bourse, c’est-à-dire garantir la sécurité et la facilité des échanges dans le but d’attirer un maximum d’acheteurs et de vendeurs, est un travail de longue haleine, tout comme vendre des voitures ou créer un parfum. Pour cette raison, ces sociétés ont les mêmes droits que n’importe quelle autre entreprise, comme celui d’acheter un concurrent ou bien de mener une fusion !

Fusionner a précisément été le choix fait en 2000 par les bourses de Paris, Amsterdam et Bruxelles afin de donner naissance à une nouvelle société elle-même cotée en bourse, portant le nom d’Euronext. Rejointe depuis par la bourse de Lisbonne et un marché de Londres (le Liffe), Euronext a fusionné une nouvelle fois en 2007 avec la célèbre bourse de New York, la New York Stock Exchange (NYSE), pour former ni plus ni moins que la plus grande société mondiale de gestion de bourse, NYSE Euronext.

Quel impact pour le petit épargnant ? Principalement des frais réduits et un accès à une offre plus large. A titre d’exemple et en se basant sur les tarifs du courtier Binck, acheter la valeur Microsoft à la bourse de New York ainsi revient moins cher (5€ + 0,10% de la transaction) que d’acheter la valeur Adidas cotée à la bourse de Francfort (15€ + 0,15% de la transaction), mais qui ne fait pas parti du groupe NYSE Euronext.

En parallèle de ces changements d’ordre capitalistique, la bourse de Paris a aussi beaucoup évolué, celle-ci n’existant plus aujourd’hui sous sa forme « physique » !
En effet, pendant des années, c’était le rôle dévolu du palais Brongniart que d’accueillir dans son cadre privilégié le baromètre de la vie économique française. Mais du fait des changements technologiques, les marchés financiers sont désormais entièrement dématérialisés sur les serveurs d’Euronext. 
Aujourd’hui, c’est ainsi que la bourse de Paris et Euronext Paris sont donc deux appellations absolument identiques !

2 Au fait, à quoi sert la bourse ?

La bourse est avant tout un lieu de rencontre extraordinaire qui donne la chance à deux types de publics bien distincts de « trouver sa moitié » :

  • Les investisseurs peuvent acheter et vendre des produits financiers à tout moment dans le but de générer des revenus. Grâce aux volumes traités chaque jour, il est bien rare qu’un investisseur acheteur d’une action ne puisse pas rencontrer immédiatement un investisseur vendeur de la même action.
  • Les états et les entreprises peuvent aussi profiter de cet espace pour rencontrer les investisseurs, c’est-à-dire émettre des titres pour leur emprunter de l’argent.

Dans le but de simplifier les transactions, et de faire gagner du temps et de l’argent à tous les acteurs, les échanges se font donc par l’intermédiaire d’instruments financiers standardisés (notamment les actions et les obligations).

En tant qu’opérateur de la bourse de Paris, le rôle d’Euronext est donc de garantir que les échanges se fassent en toute confiance : égalité entre tous les acteurs, sécurité des transactions et des paiements, tout en favorisant la liquidité, c’est-à-dire faire en sorte que le volume des transactions soit tellement large qu’à chaque instant un acheteur puisse rencontrer un vendeur, et vice versa.

3 Les principaux acteurs

Le cadre "physique" de la bourse ayant été défini, partons maintenant à la découverte de ses différents acteurs !

Les investisseurs sont essentiels au fonctionnement de la "maison", car d’une manière familière, ce sont eux qui font tourner la machine en « injectant » de l’argent !

Deux  grandes familles se côtoient : tout d’abord les investisseurs particuliers qui viennent en bourse dans un but très précis, par exemple constituer un capital à moyen terme, et ensuite les investisseurs institutionnels qui eux sont à la tête de véritables fortunes à faire fructifier pour le compte de leurs membres. Ces derniers peuvent être classés en plusieurs catégories :

  • Les organismes de retraite : caisses de retraite ou fonds de pension, ces organismes doivent reverser des prestations de retraites à leurs adhérents, en réponse aux cotisations effectuées pendant la vie professionnelle.
  • Les compagnies d’assurance vie : pour des raisons fiscales notamment, l’assurance vie est un produit d’épargne plébiscité par les Français. Les fonds collectés sont investis en bourse, sur des supports plus ou moins risqués (les fonds de placement) en fonction de la stratégie du souscripteur. Voir le guide de l’assurance vie de Nextbanq pour plus d’informations.
  • Les banques et compagnies d’assurance : du fait des encours très importants à leur disposition, ces sociétés n’hésitent à prendre des participations importantes dans diverses sociétés.
  • Les hedge funds : ce sont des fonds spéculatifs aux techniques de trading très agressives, toujours à la recherche du profit.

En tant que mastodontes de la finance, tous les faits et gestes des investisseurs institutionnels sont épiés car synonymes d’informations pour le reste des acteurs…

Les émetteurs sont les acteurs qui fournissent la matière première, c’est-à-dire principalement des actions et des obligations. A charge ensuite pour les investisseurs de s’arracher ces titres, ou pas ! Les émetteurs sont principalement de deux types :

  • Les émetteurs privés : ce sont des entreprises de tailles diverses qui ouvrent leur capital au public sous forme d’actions. L’argent récupéré lors de la vente de ces titres permet ensuite de financer le développement de l’entreprise. En contrepartie, une partie des bénéfices est reversée chaque année au titre des dividendes à l’attention des investisseurs. De plus, un émetteur privé s’expose à la perte de son autonomie, par exemple quand un investisseur "ennemi" arrive à mettre la main sur plus de la moitié du capital. L’émission d’actions peut uniquement intervenir lors de 2 évènements : les introductions en bourse et les augmentations de capital.
  • Les émetteurs publics : les états et les collectivités publiques peuvent tout aussi bien se financer sur les marchés boursiers. Pour ce faire, les émetteurs publics fabriquent alors de la dette, c’est-à-dire émettent des obligations. En échange de l’achat de ces titres, les investisseurs perçoivent alors des intérêts tous les ans (appelés coupons), en plus de récupérer leur capital de départ quand les obligations arrivent à expiration.

Enfin, pour être complet, une dernière catégorie d’émetteurs est apparue récemment avec le développement des produits dérivés, celle des banques, dont la spécificité est de créer des produits financiers de toute pièce pour satisfaire principalement les besoins de leur clientèle professionnelle.

A l’origine, la bourse était conçue pour que toute personne puisse vendre et acheter des produits aussi divers que variés. Or, avec le développement des produits financiers, de la technologie et du volume des échanges, formaliser l’accès à la bourse est devenu indispensable pour que les mêmes règles puissent s’appliquer à tous les investisseurs.

En conséquence, seules les entreprises qui ont reçu un agrément de la bourse ont le droit de remplir ce rôle de transmission et d’exécution des ordres pour le compte de leurs clients. Ce sont donc les sociétés de bourse et celles-ci sont de deux sortes :

  • Les banques : historiquement les premières, les banques sont aussi les sociétés de bourse qui possèdent le plus de clients. Transmettre un ordre peut se faire en agence, par téléphone, par fax ou sur le site Internet. L’avantage est le confort d’utilisation procuré en réunissant au même endroit le compte courant et le compte titre (ou PEA).
  • Les courtiers spécialisés en ligne : l’arrivée d’Internet a permis l’éclosion de courtiers spécialisés comme Binck, Bourse Direct ou Boursorama.  Le gros point fort de ces établissements réside dans les tarifs souvent deux à trois fois moins chers que les banques. La popularité des courtiers en ligne grandit au détriment des bases de clients des banques.

Pour un investisseur particulier, le choix d’une société de bourse, ou plutôt d’un courtier dans le langage courant, est donc un choix très stratégique ! Le niveau des frais, la qualité de service et l’offre de produits sur lesquels investir représentent les critères de sélection. Pour vous aider, Nextbanq met à votre disposition son classement des meilleurs courtiers en ligne.

En France, l’organe de régulation officiel se nomme l’AMF, l’Autorité des Marchés Financiers. Plusieurs missions incombent à cet organisme indépendant financièrement :

  • La réglementation de toutes les opérations liées à la bourse
  • La délivrance  d’autorisations pour exercer des activités de prestataire
  • La surveillance des opérations, notamment pour repérer les délits d’initiés
  • Donner des informations aux investisseurs sur les produits
  • Enfin, sanctionner le cas échéant

En liaison avec Euronext, l’AMF a donc pour mission d’assurer le bon fonctionnement des marchés financiers. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le travail ne manque pas de ce point de vue là ! En effet, cette affirmation prend tout son sens en lisant la section suivante !

4 Comprendre les principaux marchés financiers

Devant l’immensité des supports d’investissement à la disposition des épargnants, un minimum de méthode dans l’organisation de la maison est un moindre mal ! C’est ainsi que l’appellation "bourse" regroupe en fait de nombreux marchés financiers, comme autant de "compartiments" afin de "ranger" ces nombreux produits. Les apprivoiser, c’est donc un gain de temps certain pour tout investisseur qui se respecte.

Tout d’abord, il faut savoir que la première grande séparation sur les marchés financiers est celle du « neuf »  et de « l’occasion ».

Pour acheter du neuf : le marché primaire

Le marché primaire peut être vu  comme le « lieu de naissance » des titres boursiers, en particulier des actions et des obligations. C’est-à-dire que c’est sur le marché primaire que les émetteurs publics ou privés vendent leurs titres pour la 1ère fois dans le but de lever des capitaux.

  • Les actions sont créées sur le marché primaire des actions lors d’introductions en bourse ou d’augmentations de capital  (ex : Renault, Facebook, etc…).
  • Les obligations quant à elles voient le jour sur le marché primaire des obligations, en fonction des besoins de l’Etat Français ou des collectivités locales pour assurer les dépenses de fonctionnement. Il s’agit donc de création de dette.

Du point de vue de l’investisseur (institutionnel ou particulier), acheter la quantité de titres souhaitée n’est pas toujours possible si la demande est plus forte que le nombre de titres mis en circulation. Dans ce cas, on parlera alors plutôt de « souscription » de titres plutôt que d’un ordre d’achat « sec », comme c’est le cas sur le marché secondaire.

Mais exactement comme pour l’achat d’une voiture, rien n’oblige l’investisseur à conserver ses titres ad vitam aeternam.  C’est pour cette raison que le marché secondaire met en relation des vendeurs et des acheteurs d’un même titre déjà émis, alors qu’ils ne se connaissent pas.

Pour acheter de l’occasion : le marché secondaire

Quand on évoque la bourse, l’inconscient collectif se réfère la plupart du temps au marché secondaire, qui peut se définir comme le lieu de rencontre entre les ordres d’achat et de vente d’un titre donné, afin de se matérialiser sous la forme d’un cours. Par exemple, l’action de l’entreprise Air France peut valoir 55€ à un instant donné.

Plus le nombre de transactions autour d’un titre est élevé et plus trouver un acquéreur devient facile en cas de vente, ou bien un vendeur dans le cas d’un achat. Cette notion de « liquidité » d’une valeur donnée est fondamentale : pour un investisseur, détenir une valeur liquide plutôt que non-liquide est bien plus intéressant, afin de pouvoir s’en séparer plus facilement quand le besoin se fait sentir.

C’est ainsi précisément l’objet du marché secondaire que de concentrer tous les ordres d’achat et de vente sous un même toit, afin d’augmenter la liquidité des échanges. Sur Euronext Paris, le marché secondaire des actions porte un nom : Eurolist.

Pour qu’une société puisse faire l’objet d’une cotation sur Euroslist Paris, celle-ci doit répondre à deux critères précis :

  • Au moins 25% des actions de la société doivent être dans les mains du public
  • Au moins 3 ans d’historique des comptes de la société disponibles

Ces critères remplis, les actions sont ensuite cotées sur Eurolist de la manière suivante pour plus de simplicité :

Compartiment Capitalisation boursière Exemples
A Supérieure à 1 milliard d’euros Bouygues, Dior, Rhodia, Euro Disney, Renault
B Supérieure à 150 millions d’euros Bonduelle, Ubisoft, Tour Eiffel, Canal +
C Inférieure à 150 millions d’euros Go Sport, Musée Grévin, Mr Bricolage, Lafuma

Au 1er septembre 2012, on comptait plus de 160 sociétés listées dans le compartiment A, plus de 200 dans le compartiment B et plus de 400 dans le compartiment C.

Les PME ont aussi la possibilité d’accéder aux marchés boursiers pour se financer. Pour répondre à leurs besoins, les conditions d’entrées sont plus souples avec le marché Alternext que par rapport à Eurolist :

  • 2 années d’historique de comptes avec des normes moins strictes
  • 2,5 millions d’euros au minimum de capital ouvert au public

Au 1er septembre 2012, plus de 200 sociétés étaient cotées sur Alternext, parmi lesquelles Brossard, Maximiles, Vidéo Futur ou encore Sporever.

Pour un investisseur, le principal risque d’Alternext est la liquidité bien plus faible que sur Eurolist. En effet, à cause du nombre peu élevé de transactions quotidiennes, la cotation n’est pas assurée en continu, mais à intervalles réguliers. Le danger ou l’opportunité est alors une variation de cours très importante à la prochaine cotation. Pour cette raison, Alternext est donc principalement destiné aux investisseurs expérimentés.

Comme son nom le suggère, ce marché est quelque peu "fourre-tout" : extrêmement facile d’accès pour tout type de sociétés, sans restrictions en termes de tailles et très peu en termes de transparence comptable, le marché libre n’est pas à mettre dans toutes les mains des investisseurs.

Typiquement, les entreprises viennent ici dans le but de lever des fonds, se familiariser à la bourse ou encore permettre à un dirigeant de vendre ses parts.

La caractéristique principale du marché libre, autre un volume d’échange extrêmement faible et des variations de cours très fortes, est l’absence de contrôle de la part de l’Autorité des Marchés Financiers. Pour l’ensemble de ces raisons, le marché libre est donc à fuir comme la peste pour un investisseur débutant !

Plus de 400 sociétés composent le marché libre, avec quelques noms connus comme Acadomia, Lyon Poche Presse, Editions Granada ou Saint-Nicolas.

Comme pour les marchés actions, la distinction doit être faite entre le marché obligataire primaire, où les obligations sont donc émises pour la 1ère fois, et le marché obligataire secondaire, où les obligations déjà émises peuvent faire l’objet de nouvelles transactions.

Si le marché obligataire primaire est surtout réservé aux investisseurs institutionnels, le marché secondaire répond quant-à-lui à des règles de fonctionnement complètement différentes de celles du marché secondaire des actions. En effet, sa grande caractéristique est que le marché secondaire des obligations est un marché de gré à gré, c’est-à-dire que toutes les transactions se font directement entre un vendeur et un acheteur, sans passer par une place de marché centralisée.

Du fait de ce mode de fonctionnement atypique, la transparence sur la constitution du prix est moindre, et cela sans compter que son accès est bien plus limité… En fait, la gamme des obligations disponibles dépend alors directement du choix du courtier, c’est-à-dire que ceux-ci participent également des transactions de gré à gré, afin de pouvoir ensuite les revendre à leurs clients.

Que faire si une obligation n’est pas listée ? La plupart du temps, le courtier peut exécuter l’ordre si celui-ci est passé par téléphone, ou bien alors tout simplement la rajouter à son offre.
La dernière grande caractéristique du marché obligataire concerne sa liquidité : même si celui-ci est énorme par sa taille, du fait que la stratégie des investisseurs implique souvent de garder ces titres pour des périodes longues, la liquidité se trouve ainsi réduite.

Dans ces conditions, c’est donc sans surprise qu’un moyen privilégié par les particuliers pour acquérir des obligations est l’investissement dans des fonds de placement obligataires !

A côté des principaux marchés présentés jusqu’ici, l’investisseur n’est pas encore à court d’opportunités d’investissement !

  • Les produits dérivés : à destination des investisseurs les plus expérimentés, les produits dérivés peuvent faire l’objet d’une cotation sur un marché dédié (comme le Liffe pour les options ou futures) ou bien n’être accessibles que via un teneur de marché (CFD de Saxo Banque par exemple).
  • Les autres places boursières : en contrepartie de frais de courtage plus élevés, les courtiers mettent souvent à disposition des investisseurs particuliers un accès à des places boursières étrangères : Nasdaq, London Stock Exchange, etc…
  • Le Forex : il s’agit du marché des changes, avec des achats et ventes de devises.
  • Accès aux fonds de placement : dans le cadre d’une assurance vie ou bien dans l’offre des courtiers, une sélection à chaque unique de fonds de placement est à disposition. Autant de "marchés" potentiels à explorer !

Plutôt que de se laisser impressionner par la variété des marchés financiers, le rôle de l’épargnant est surtout de se donner les moyens d’appliquer sa stratégie. Dans ce sens, cette organisation sous forme de marchés est donc une chance !

5 Les indices

Enfin, pour clore cet article sur les cordons de la bourse, comment ne pas mentionner les indices ?

En effet, pour analyser la tendance d’une journée, les investisseurs et le grand public sont friands de simplicité face à la masse d’information disponible… Dans cette optique, le rôle des indices est alors précieux car ce sont des instruments qui récapitulent l’évolution d’un panier de valeurs données.

Le CAC 40 est certainement l’indice le plus connu, mais tout dépend de l’information que recherche l’investisseur !

  • Le CAC 40 : depuis 1987, l’indice phare de la bourse de Paris représente les 40 capitalisations boursières les plus importantes. De 1 000 points à ses débuts, l’indice a progressé jusqu’à 3 235 points par exemple à la date 18 juillet 2012. En d’autres termes, cela veut dire que les 40 plus "grosses" valeurs de la bourse de Paris ont multiplié par 3,235 en moyenne leurs capitalisations boursières sur la période.
    La composition du CAC 40 est revue tous les trimestres par un collège d’experts, selon les évolutions des plus grosses sociétés françaises. Par exemple, suite à une chute de sa capitalisation boursière, le groupe PSA Peugeot Citroën a été remplacé en Septembre 2012 de la composition du CAC par le chimiste Sovay. Enfin, le sigle CAC signifie Cotation Assistée en continu.
  • Le SBF 120 : pour des raisons historiques, cet indice est nommé SBF pour Société des Bourses Françaises mais dans les faits, il pourrait très bien s’intituler CAC 120, car celui-ci est composé des 120 capitalisations boursières françaises les plus importantes, celles du CAC 40 incluses.
  • Le SBF 250 : les 250 valeurs les plus importantes d’Euronext Paris.

Grâce à ces indices, comprendre l’évolution de la bourse devient un jeu d’enfant ! Mais que ce se passe-t-il si un investisseur est à la recherche d’informations plus spécifiques, par exemple sur un secteur d’activité ?
Rien de plus de simple : d’autres indices ont été spécialement créé à cet effet et portent des noms très évocateurs comme les indices aérospatiale et défense, boissons, santé ou encore télécommunications. Ceux-ci se contentent simplement de refléter l’évolution globale de toutes les sociétés appartenant à la même catégorie. Facile !

L’économie ne se limite pas aux frontières de l’hexagone, loin de là ! Voici donc une sélection des indices les plus connus pour faire la pluie et le beau temps sur tous les marchés financiers de la planète :

  • Dow Jones : l’indice phare de la bourse de New York, répondant aussi au nom de Wall Street, donne souvent le « la » sur la planète boursière. Cet indice ne contient que 30 valeurs, les 30 plus importantes des Etats-Unis, mais contrairement au CAC 40, toutes les valeurs du Dow Jones pèsent un poids identique dans sa composition. Le Dow Jones est né en 1896.
  • Nasdaq 100 : les 100 valeurs les plus importantes sur le marché américain dédié aux entreprises technologiques.
  • S&P 500 : créé en 1920, le S&P 500 regroupe les 500 plus grosses capitalisations boursières sur l’ensemble des bourses américaines. Cet indice est géré par l’agence Standard & Poor’s, d’où son appellation.
  • Euronext 100 : les 100 valeurs avec les capitalisations boursières les plus importantes sur les bourses d’ Euronext, à savoir Paris, Bruxelles, Amsterdam et Lisbonne.
  • FTSE 100 : le « footsie » pour les intimes est composé des 100 valeurs les plus importantes cotées à la bourse de Londres, 1ère place boursière européenne, avec la London Stock Exchange.
  • Nikkei : c’est l’indice de la bourse de Tokyo, qui pour sa part est constitué des 225 plus grosses capitalisations japonaises.
  • Dax : l’indice allemand est composé des 30 plus grosses valeurs du pays telles que cotées à la bourse de Francfort.

Grâce aux indices, les personnes intéressées par la bourse sont en mesure de suivre l’évolution d’un nombre donné de valeurs en un seul coup d’œil. Mais ce n’est pas la seule utilisation !

L’autre grand avantage est la comparaison. Prenons un exemple : un investissement sur les actions françaises par l’intermédiaire d’un fonds de placement rapporte 5% sur une année. Un placement honorable, il est permis de penser. Or, si dans le même temps, le SBF 120 a pris 20% en valeur, le fonds de placement a alors sous-performé la bourse de Paris dans des proportions très inquiétantes… Les indices servent donc dans ce cas de mesure étalon pour juger des performances. Le raisonnement est ensuite le même pour une société ayant sous-performée ou sur-performée son indice sectoriel, etc… La "course aux indices" est donc le quotidien de nombreux professionnels de la finance.

6 Conclusion

Si vous êtes arrivé à ce stade de l’article sans tricher, félicitations !

Objet de nombreux fantasmes, vous avez ainsi pu vous rendre compte que le fonctionnement de la bourse n’est pas aussi compliqué que la vision extérieure le laisse penser. Les informations à assimiler sont certes nombreuses, mais font preuves de beaucoup de bon sens quand replacées dans leurs contextes. Par exemple, le nombre de marchés n’est pas un handicap, mais une chance pour celui qui sait se repérer !

La présentation de la "maison" ayant touché à son terme, Nextbanq vous invite maintenant à continuer votre apprentissage de la bourse en explorant son mode de fonctionnement, basé sur l’achat et la vente de titres.

Enfin, si vous êtes vraiment impatient d’en découdre, Nextbanq vous conseille alors de rentrer dans le vif du sujet en toute sécurité en ouvrant un compte démo chez notre partenaire Binck.

 

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