La banque et le compte courant

GuideLes banques en ligne sont des banques exactement comme les autres, à quelques détails près…
Mais avant de les étudier plus en profondeur, Nextbanq fait d’abord le point sur toutes les caractéristiques qui constituent un compte bancaire en 2017.

Services, frais, découverts, types de banques ou encore se protéger de l’interdiction bancaire, à la suite de cet article, le monde bancaire n’aura plus de secrets pour vous !

1 Les règles à l’ouverture d’un compte

Le compte bancaire est un élément central de nos vies quotidiennes car sans lui, difficile d’imaginer recevoir un salaire, faire un virement à une personne située à 500 kilomètres ou même effectuer un achat sur Internet !

compte bancaireC’est pour cette raison que tous les résidents Français ont le droit de posséder un compte bancaire. Pour autant, si ce droit existe bel et bien, il ne rime pas toujours avec la possibilité d’ouvrir un compte dans la banque de son choix. La loi Française stipule en effet que les établissements bancaires sont libres de refuser une ouverture de compte à qui que ce soit, sans avoir à donner d’explications à ce refus. En d’autres termes, les banques sont libres de choisir le type de clientèle qui leur convient, et c’est ainsi que l’on trouve des banques plus ou moins haut de gamme.

En cas de refus systématiques, le particulier peut néanmoins faire exercer son droit au compte, c’est-à-dire que la banque de France va désigner un établissement qui aura alors l’obligation d’ouvrir un compte, même si celui-ci risque probablement d’être dépourvu de moyens de paiement.

Quoi qu’il en soit, l’ouverture d’un compte bancaire se matérialise toujours par la signature d’une convention de compte, véritable contrat entre le client et la banque, qui récapitule toutes les règles de fonctionnement du compte : les tarifs, les moyens de paiement associés, et d’autres informations pratiques comme par exemple comment mettre en place une procuration.

Dernière chose, il est tout à fait possible de posséder plusieurs comptes bancaires, appelés aussi comptes courants, comptes à vue ou comptes de dépôt. C’est même une pratique qui s’est accélérée ces dernières années sous l’impulsion des banques en ligne.
Ainsi, de nombreux clients n’hésitent plus à s’affranchir de leur « banque historique » pour ouvrir un 2ème ou 3ème compte. Le but est de faire jouer la concurrence, de profiter de tarifs plus bas, d’accéder à des meilleurs services ou tout simplement de posséder un compte de secours par exemple en cas de retrait refusé à l’étranger, etc…

2 A quoi sert le compte courant ?

Dans la vie de tous les jours et pour de nombreuses personnes, quoi de plus banal que de posséder un compte courant. Pour autant, même si des dizaines de millions de comptes sont en circulation, il s’agit de ne pas perdre de vue les services essentiels apportés !

  • Le suivi de compte : le rôle premier du compte courant est d’abord d’assurer le suivi des mouvements d’argent. C’est-à-dire qu’à tout moment, le propriétaire peut aussi bien prendre connaissance de l’évolution de ses dépenses (colonne débit) que de ses rentrées d’argent (colonne crédit), et cela grâce à la consultation de l’extrait du compte. Grâce à ce suivi, le client doit être en mesure de garder un solde positif en toutes circonstances.
  • La disposition de moyens de paiement : l’autre grande utilité du compte courant réside dans la possibilité de disposer de moyens de paiement spécialement associés : carte bancaire, chéquier, virement mais aussi avis de prélèvement.
    Grâce à eux, ce sont tous les actes d’achats qui sont facilités dans la vie de tous les jours, par exemple en comparaison de retirer à chaque besoin des espèces au guichet ! Mais posséder un compte courant n’est pas pour autant synonyme de mise à disposition automatique de ces moyens de paiement. En effet, les banques peuvent librement décider d’accorder ou non ces moyens de paiement, tout comme le client peut ne pas en faire la demande.
  • La protection : c’est précisément une des raisons mêmes de l’existence des banques. Le niveau de protection disponible dans une est sans commune mesure avec celui dont peut bénéficier un particulier ! A vrai dire, le seul risque existant, d’une probabilité infime, est l’écroulement total du système bancaire. Et si par malheur ce scénario catastrophe devait se produire un jour, l’état Français est alors garant de chaque compte bancaire jusqu’à 100 000€.

Posséder un compte bancaire, c’est donc d’abord profiter de ces services de base. Mais dans la pratique, de nombreux autres services sont aussi disponibles !

3 Qu’attendre d’un compte courant en 2017 ?

Vous sentez-vous à l’aise dans l’utilisation de votre compte courant ? Ou au contraire pensez-vous qu’il y a matière à amélioration ?

A Nextbanq, on est prêt à parier que vous possédez les services de base :

  • Consultation des mouvements du compte
  • Création de virements, ponctuels ou permanents
  • Edition de RIB
  • Gestion des moyens de paiement : commande de chéquiers, possibilité de faire opposition, etc…

Mais après de nombreuses d’années d’attentismes, de nouveaux services (gratuits ou payants) sont maintenant disponibles pour rendre l’ utilisation du compte plus conviviale. Par exemple, utilisez-vous les services suivants ?

  • Gestion directement en ligne : à partir d’un ordinateur, d’une tablette ou d’un téléphone !
  • Applications dédiées pour iPhone, Androïd ou tablettes
  • Services d’alertes sous formes de SMS ou d’emails, par exemple à la réception d’un salaire
  • Outils de gestion de budget pour représenter graphiquement les dépenses et les revenus
  • Carte bancaire avec un visuel personnalisé

Mais ce n’est pas tout ! En plus de ces services plus ou moins novateurs, les banques en ligne se distinguent par des services véritablement exclusifs :

  • Le chèque en ligne : indiquez le montant du chèque, le nom du destinataire et la banque expédie pour vous le chèque par voie postale (Boursorama Banque ou Fortuneo Banque)
  • Bordereau Numérique : pour créditer en ligne le montant d’un chèque à la date du jour, et non lors du traitement effectif du chèque (Monabanq)
  • Applications au plus haut niveau : pour faire opposition, des virements, contacter un conseiller (ING Direct)
  • Livraison d’espèces ou de devises à domicile : faites-vous livret des gros montants en espèces ou même des devises (Boursorama Banque ou eLCL)
  • Gestion centralisée des comptes : contrôlez tous vos comptes bancaires à partir du même endroit (MoneyCenter ou Fortuneo Budget)
  • Comptes rémunérés : le solde moyen de votre compte courant vous donne le droit à une rémunération, sur le même principe que les livrets d’épargne (Cortal Consors ou AXA Banque)

Voici donc en substance l’étendue des possibilités offertes par un compte courant en 2013 ! Et à la guerre comme à la guerre, si les banques se battent pour détenir votre compte bancaire, c’est bien qu’elles y trouvent bien de nombreuses formes d’intérêts…

4 Comparer les comptes bancaires, cette véritable porte d’entrée de services…

services bancairesLes banques de simples distributeurs de comptes courants ? Ce serait avoir une vision un peu réductrice de leur métier ! A vrai dire, aucune banque ne pourrait survivre dans cette configuration…

Pour cette raison, derrière le compte courant, c’est une véritable montagne de services liés à l’épargne, le crédit et plus récemment aux assurances qui attend la clientèle. Et il s’avère que ceux-ci sont extrêmement variés.

Conséquences pour le client potentiel ? En plus de la « qualité » du compte courant, le choix d’une banque ne doit pas occulter la compétitivité des services qui se trouvent en boutique.

Malheureusement, la banque parfaite dans tous les domaines n’existe pas. C’est donc au consommateur à qui revient la tâche d’évaluer ses propres besoins avec précision, pour faire ensuite les bons choix.

Paradoxalement, malgré ce constat, de nombreux Français font preuve d’une fidélité à toute épreuve vis-à-vis de leur banque « historique », alors même que de nombreux sondages pointent l’insatisfaction des Français par rapport aux banques en général !

C’est ainsi qu’en plus du rapport qualité / prix du compte courant, l’attractivité globale d’une banque se joue aussi sur la compétitivité de nombreux services. :

Les solutions d’épargne

L’offre d’épargne d’une banque peut être jugée sur la présence des services suivants : les livrets d’épargne  (Livret A, LDD, super livrets), l’accès à la bourse (compte-titre, PEA et fonds), les comptes à terme, les contrats d’assurance vie, l’épargne logement ( PEL et CEL) ou encore l’immobilier locatif.

Les solutions de crédit

Quant-aux crédits, l’usager peut notamment avoir besoin d’un crédit à la consommation (prêt personnel auto, travaux, crédit renouvelable, etc…) ou d’un crédit immobilier (prêt amortissable, prêt lissé, prêt relais, etc…)

Les solutions d’assurance

Si le cœur de métier des banques concerne avant tout l’argent sous toutes ses formes, l’assurance est de plus en plus présente, même si pas encore généralisée. Les principaux produits d’assurance concernent la personne et la famille, la maison, la voiture et bien entendu les moyens de paiement.

5 Les banques ne sont pas toutes pareilles !

Il existe près de 400 établissements bancaires différents en France, pour un total d’environ 25 000 agences couvrant le territoire. Mais il ne faut surtout pas croire que tous ces établissements sont à ranger dans la même catégorie, loin s’en faut !

  • Les banques traditionnelles, ou de réseaux : elles se nomment Crédit Lyonnais, BNP Paribas ou encore Société Générale. Elles existent toutes depuis de très nombreuses années et à l’évocation du mot « banque », ce sont généralement ces noms qui viennent tout de suite à l’esprit.
  • Les banques régionales : elles sont de deux types, c’est-à-dire d’une certaine manière la « vraie » banque régionale, celle qui ne propose ses services que dans sa région d’origine (ex : Banque de Savoie, Banque de Bretagne), et à côté la banque régionale qui dispose d’une marque nationale (ex : Banque Populaire, CIC, Crédit Agricole, Caisse d’Epargne) mais dont la tarification est très souvent différente d’une région à une autre.
  • Les banques mutualistes : ce sont des banques qui fonctionnent avec une forme de gouvernance spécifique, avec des clients partie prenante de la stratégie de l’entreprise. Les banques mutualistes prônent donc des valeurs différentes, en mettant l’humain plus au cœur de leur démarche, même si les tarifs ne sont pas toujours moins élevés. Elles ont aussi un ancrage régional très fort, ce qui explique que l’on retrouve les banques Crédit Agricole, Banque Populaire, CIC, Crédit Mutuel parmi les plus connues. Elles sont parfois aussi appelées banques coopératives.
  • Les banques étrangères : ce sont des banques étrangères qui ont établi une présence en France. Cependant, elles importent leurs façons de travailler depuis leurs pays d’origine, et peuvent ne pas toujours être exactement en conformité avec la loi Française, comme par exemple demander des frais à l’ouverture du compte courant. Barclays et HSBC sont parmi les banques étrangères les mieux établies.
  • Les banques privées : elles s’adressent à une clientèle spécifique, c’est-à-dire bien plus riche que la moyenne. Les banques privées sont donc orientées sur la gestion de fortune, par exemple la banque privée 1818, la Compagnie financière Edmond de Rothschild, BNP Paribas Wealth Management, etc…
  • Les assurances traditionnelles : avec l’effritement de la barrière banque / assurance, de très nombreuses sociétés d’assurances proposent des services bancaires comme le livret d’épargne ou des crédits. Les noms les plus connus sont AXA, MMA, Maaf, GMF, Matmut, etc…
  • Les banques en ligne : dernière catégorie à avoir vue le jour, les banques en ligne surfent sur les nouvelles technologies et proposent un modèle très différent, sans agences mais avec des conseillers joignables par téléphone, visio-conférence ou emails, et sur des horaires très élargis. Du fait de l’absence de coût d’entretien d’un réseau, les banques en ligne sont sans conteste les moins chères, et souvent aussi les plus rémunératrices comme pour les livrets d’épargne ou l’assurance vie. ING Direct, Monabanq ou Boursorama Banque sont parmi les plus populaires.

Ainsi, reconnaître la catégorie d’une banque, ou les catégories pour les banques hybrides, c’est l’assurance de posséder un premier filtre pour les comparer !

6 Comment les banques gagnent de l’argent grâce aux frais bancaires

Bien que l’ouverture d’un compte courant soit un acte 100% gratuit, les banques ne sont ensuite pas complètement démunies pour générer des revenus !
Régulièrement pointés du doigt, les fameux frais bancaires sont aujourd’hui plus transparents depuis que les banques ont l’obligation légale d’envoyer un récapitulatif annuel. Néanmoins, deux types de frais bancaires très différents sont à distinguer :

La facturation de services et les packages

En plus de la cotisation de la carte bancaire, un très large éventail de services peut faire l’objet d’une facturation, avec des écarts parfois très importants d’une banque à l’autre.
A tire d’exemple : les alertes emails/sms, les retraits dans un distributeur d’une banque concurrente, les relevés de compte à fréquence réduite, des frais de tenue de compte en cas d’inactivité, une recherche de document, le choix du code secret, etc…

Mais à côté de cette facturation à l’unité, les banques proposent aussi très souvent des forfaits, ou packages bancaires, concoctés par les équipes marketing maisons. Conséquences ? Tous les services inclus ne sont pas forcément utilisés par le consommateur, qui au final paie plus cher son compte courant. Ce genre de pratique est régulièrement mis à l’amende par les associations de consommateur, qui dénoncent le manque de transparence. C’est donc au consommateur de faire preuve d’une grande vigilance quant à la souscription de ces packages.

Les pénalités: agios, commissions d’intervention, frais de rejet

Un compte bancaire ne coûte en principe que l’équivalent des services consommés, certains étant indispensables (carte bancaire), d’autres facultatifs (choix du code secret).
Cette affirmation repose néanmoins sur une « règle d’or » bancaire : le compte doit toujours être approvisionné pour faire face aux dépenses. Mais dès que cette règle est cassée, c’est-à-dire que le solde passe en négatif, 3 types de frais pouvant être assimilés à des pénalités rentrent alors en piste :

  • Les agios, c’est-à-dire des intérêts, souvent très élevés, sont à payer sur le montant de la somme avancée par la banque, que le découvert soit autorisé ou non
  • Des commissions d’intervention, qui représentent une somme fixe (aux alentours de 10€) à chaque fois qu’un conseiller est amené à faire une vérification manuelle sur un compte, par exemple pour un paiement par carte alors que le découvert autorisé est épuisé
  • Des frais de rejet, quand par exemple la banque refuse un prélèvement mensuel (maximum 20€), ou bien d’honorer un chèque (maximum 50€)

Payer des pénalités vient toujours en conséquence d’un découvert bancaire, et sans action corrective rapide du titulaire, constitue le premier pas vers l’interdit bancaire. Il s’agit donc de la situation par excellence à éviter, que la partie ci-dessous explique plus en détails.

7 Comment un découvert peut mener à l’interdit bancaire

Rassurez-vous, ce titre un brin effrayant ne cherche qu’à mettre en avant les étapes qui peuvent amener à l’interdit bancaire. Il s’agit donc surtout d’en comprendre le mécanisme, pour mieux s’en protéger.

Mais commençons par ce principe de base : il est de la responsabilité du client de s’assurer que le solde du compte est toujours positif. Si pour diverses raisons le solde passe en négatif, alors deux évènements peuvent s’enclencher :

  • Un découvert a été négocié : dans la convention de compte ou par l’intermédiaire d’un contrat séparé, les règles en cas de découvert ont été clairement explicitées et signées par le titulaire du compte. Aucune surprise n’est à prévoir dans ce cas, les conditions préalablement signées s’appliquent normalement, généralement sous la forme d’un taux d’intérêt jusqu’au montant autorisé.
  • Le titulaire n’a pas signé de telles dispositions : la banque est alors libre de procéder ou non à la transaction (que ce soit pour un paiement par carte bancaire ou chèque, retrait, virement, etc…).
    Si elle décide d’effectuer la transaction, il s’agira dans le jargon bancaire d’une « facilité de caisse » et non d’un découvert. En plus du bénéfice de la réalisation de la transaction, la facilité de caisse permet d’éviter le paiement des frais pour incidents de paiement, mais pas d’intérêts sur l’équivalent de la somme prêtée.

Dans les faits, il est donc important de comprendre que toute somme avancée par la banque est un service qui permet d’éviter les désagréments d’une transaction non effectuée, à savoir un très grand pas vers l’interdiction bancaire, sans compter les frais associés. En contrepartie de ce service, la banque est en droit de percevoir une certaine rémunération, sous forme d’un taux d’intérêt sur la somme avancée.

Les sommes avancées par la banque peuvent donc prendre 3 formes différentes :

  • La facilité de caisse : la frontière entre « facilité de caisse » et « découvert » est en fait très poreuse, et il arrive souvent que les deux termes soient utilisés indistinctement, même par les banquiers. Dans tous les cas, il s’agit d’une forme de crédit donnée par la banque à son client, et visant à ne couvrir qu’une période très courte, de l’ordre de quelques jours par mois. La facilité de caisse est accordée selon le bon vouloir de la banque, et les intérêts perçus sont généralement élevés.
  • Le découvert autorisé : Le montant du découvert autorisé dépend directement de la situation de chaque client et ses conditions sont donc écrites noir sur blanc soit dans la convention de compte, soit dans un contrat séparé. Le terme « autorisé » est une dénomination qui peut être trompeuse car bien qu’il soit autorisé, cette forme de découvert n’empêche pas le paiement d’intérêts (ou agios). Un avantage cependant : le taux d’intérêt est bien moins élevé que pour un découvert non autorisé, tout en restant quand même conséquent, de l’ordre de 10%. Quelques rares exceptions existent comme par exemple le compte courant AXA Banque qui ne prélève pas de frais pour les petits découverts autorisés, c’est-à-dire jusqu’à environ 300€ sur une période de 7 jours.
    Par la loi, un découvert autorisé ne peut pas durer plus de 90 jours auquel cas la banque est obligée de proposer une solution de crédit à la consommation. Enfin, à la différence d’un découvert non autorisé, dans le cadre d’un découvert autorisé la banque est dans l’obligation d’autoriser tous les ordres de paiement.
  • Le découvert non autorisé : comme son nom l’indique, le découvert non autorisé ne peut venir que d’une tolérance de la banque à effectuer un ordre de paiement, alors que le solde du compte ne permet pas de procéder à ce paiement.
    C’est la situation à éviter par excellence car les frais prélevés deviennent prohibitifs : d’un côté le taux d’intérêt est presque doublé par rapport à un découvert autorisé (et se rapproche donc du taux de l’usure), tandis que de l’autre côté, des commissions d’interventions sont facturées.
    Si aucune rentrée d’argent ne comble le déficit rapidement, appeler le conseiller pour trouver une solution (étalement de la dette, voire souscrire un prêt) est le meilleur réflexe. L’objectif est alors d’éviter un incident de paiement, qui pourrait intervenir à tout moment, et dont les conséquences vers l’interdit bancaire sont à prendre très au sérieux.

En effet, l’interdiction bancaire est un processus qui démarre à partir du moment où un paiement ne peut être honoré, faute de provision sur le compte bancaire et faute de volonté de la banque de prêter cet argent sous la  forme d’un découvert non autorisé.

Que l’incident résulte d’une tentative de paiement par chèque ou par carte bancaire, l’interdiction bancaire se concrétise alors par l’inscription du nom du titulaire à la Banque de France, dans un fichier spécifique et consultable par toutes les banques, le Fichier Central des Chèques (FCC), et qui compte à ce jour plus de 1,5 million de noms inscrits.

L’interdiction bancaire se traduit principalement par le retrait des moyens de paiement, et pas uniquement du compte « fautif » mais bien pour tous les comptes appartenant au titulaire, des difficultés énormes à souscrire un crédit (logement, voiture, etc…) ainsi que des pénalités financières très élevées. La durée de l’interdiction bancaire est de 5 ans, sauf si le titulaire régularise sa situation entre-temps, c’est-à-dire rembourse les dettes contractées et règle les pénalités associées.

8 Conclusion

La banque est un monde qui n’a pas toujours bonne presse, mais qui est par ailleurs certainement très codifié !

Pour autant, le consommateur ne doit pas oublier qu’il reste toujours libre de ses faits et gestes. Si par exemple vous estimez payer trop de frais et/ou ne pas bénéficier des meilleurs produits d’épargne et de crédit, vous avez tout à fait le droit de tester la concurrence et ainsi mettre la pression sur votre propre banque. En effet, après tout, celles-ci ne sont ni plus ni moins que des établissements commerciaux !

Plus facile à dire qu’à faire semblent penser de nombreux consommateurs… Pourtant, depuis que les banques en ligne se sont développées, une véritable alternative est fort heureusement apparue au profit des consommateurs. Vous les présenter, avec leurs qualités et leurs défauts, c’est même la raison d’exister de Nextbanq, en plus d’être aussi le sujet du prochain article de ce guide pédagogique : qu’attendre d’une banque en ligne ?

 

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