Les unités de compte, le remède miracle contre les taux bas ?

Comment placer son argent dans un contexte de taux bas ?

C’est la question à la mode dans un monde de l’épargne qui tourne… à l’envers.

En effet, pour la première fois, les épargnants (et les gestionnaires de fonds !) sont incapables d’obtenir un taux un tant soit peu intéressant, disons de l’ordre de 5%, sans prendre un minimum de risque.

Pire, il existe dorénavant des placements avec des taux d’intérêts négatifs, c’est-à-dire qui coûtent de l’argent au lieu d’en rapporter.

Assurance vie : contre les taux bas, les unités de compte ?

Alors, que faire de son épargne ? Et quels sont les impacts pour le placement préféré des français, l’assurance vie ? Et in fine, comment préparer sa retraite ?

Réorienter ses économies depuis le fonds en euros, réputé très sûr, vers les unités de compte, qui peuvent être très volatiles, semble être la solution.

Mais comment se repérer parmi les milliers d’unités de compte existantes ? Est-ce réellement dans votre intérêt ? Et si oui, quel contrat d’assurance vie est le plus adapté ?

En ce moment charnière, Nextbanq vous donne va vision complète sur le sujet.

1 Fonds euros / unités de compte : quelle est la situation ?

Avec plus de 1 600 milliards sous gestion, l’assurance vie est le produit phare de l’épargne des Français, loin devant le Livret A.

Répartition fonds euros unités de compte

Pour rappel, à travers une assurance vie, vous pouvez investir dans deux types de support aux caractéristiques très différentes :

  • Le fonds en euros : c’est un placement sans risque qui traditionnellement rapporte une bonne rémunération. Une assurance vie comporte généralement un fonds en euros, parfois deux.
  • Les unités de compte : ce sont des fonds qui peuvent être spécialisés sur à peu près tout et n’importe quoi. Contrairement aux fonds en euros, les unités de compte peuvent enregistrer des performances négatives, mais en contrepartie, elles rapportent beaucoup plus les bonnes années. Selon votre contrat d’assurance vie, le nombre d’unités de compte disponibles peut varier énormément.

Caractéristique principale de l’épargne à la Française ? L’aversion au risque !

C’est pourquoi les Français investissent généralement à hauteur de 80% en fonds en euros et 20% dans les unités de compte.

Mais quand les revenus garantis sont de bon niveau, difficile d’y trouver quelque chose à redire… On est dans une démarche de bon père de famille !

Toutefois, la donne est en train de changer dramatiquement.

En 2015, pour la première fois, les unités de compte ont capté plus d’épargne que les fonds en euros, à hauteur de 54% contre 46%.

Cette donnée est très importante : cela veut dire que déçus des rendements des fonds en euros (généralement entre 2% et 3%), les Français sont prêts à explorer de nouvelles pistes.

Et on ne peut pas les blâmer car les perspectives des fonds en euros ne sont guère réjouissantes.

Pour faire simple, les fonds en euros sont principalement investis dans les dettes des pays de l’Union Européenne. Or, en 2016, les obligations émises par ces pays ne paient vraiment plus grand chose…

Si aujourd’hui les fonds en euros arrivent encore pour certains à limiter les dégâts car ils bénéficient des taux émis il y a quelques années, il est inévitable que les rendements des fonds en euros vont encore baisser.

Jusqu’à atteindre 0% ? Ce qui aurait fait sourire n’importe quel gérant de fonds il y a quelques années est maintenant l’hypothèse la plus crédible.

Concrètement, nous sommes donc en train de basculer vers une nouvelle ère, celle des taux ridiculement bas.

Ce phénomène touche tous les produits d’épargne sécurisés : le fonds en euros bien sûr, mais aussi le Livret A, le PEL, le LDD, les livrets d’épargne non réglementés ou encore les comptes à terme.

C’est donc bien par défaut que beaucoup d’entre nous pensent aujourd’hui à investir leur argent différemment, à travers les marchés financiers et notamment les fonds en unités de compte.

2 Les fonds en euros n’ont plus longtemps à vivre

fin des fonds en eurosAvec des rendements qui se rapprochent sans cesse un peu plus des 0%, le business modèle total de l’assurance vie est à repenser.

Dans cette optique, Generali, poids lourd de l’assurance vie, vient par d’exemple d’annoncer que les frais de gestion ne sont dorénavant plus inclus dans la garantie.

Concrètement, cela veut dire que le jour où le fonds en euros ne rapportera plus rien du tout, les frais de gestion seront tout de même prélevés sur votre épargne, et vous pourriez obtenir pour la première fois un rendement négatif. La société, quant à elle, préservera ses profits.

En d’autres termes, c’est la fin officielle de l’époque des fonds en euros qui apportaient à la fois sécurité et rendement.

Et si vous comptez sur le gouvernement pour protéger votre fonds en euros, passez votre chemin !

En effet, avec la loi Sapin 2, la volonté du gouvernement est très claire : transférer l’épargne des français depuis les fonds en euros vers des supports plus risqués (comme les unités de compte ou les fonds euro-croissance), afin de financer “l’économie réelle” à long terme et ainsi relancer la croissance.

Deux dispositions de la loi signent la mort des fonds en euros :

  • Fin de la liquidité : dans le cadre de la loi Sapin 2, le ministère des finances se donne la possibilité (à travers le Haut Comité de Stabilité Financière) de bloquer les retraits des fonds euros en cas de crise importante (par exemple en cas de remontée soudaine des taux d’intérêt)
  • Des rendements fixés par ce même HCSF : ce même HCSF se donne la possibilité de limiter les rendements des fonds en euros, par exemple si un assureur décide de puiser dans ses réserves pour offrir un meilleur taux

On pourrait continuer à disserter sur la fin des fonds en euros pendant encore un temps, mais il faut bien se rendre à l’évidence : les fonds en euros ont vécu, et s’ils ne disparaîtront jamais de la circulation, ceux-ci évolueront prochainement énormément au point d’être méconnaissables.

Ce qui nous amène à l’objet de cet article. Les fonds en unités de compte sont-ils l’alternative ?

3 Investir en unités de compte : les règles essentielles

Si la tendance actuelle à investir de plus en plus sur les unités de compte s’apparente parfois à une fuite en avant, il n’empêche, les unités de compte sont globalement un excellent outil d’investissement.

Investir avec les unités de compte

Bien utilisés, il est possible d’obtenir des rendements élevés (+10% par an) tout en bénéficiant de la fiscalité très avantageuse de l’assurance vie.

Mais pour cela, il est impératif de connaître les fondamentaux de l’investissement en UC :

Si vous ne devez retenir qu’un conseil, c’est celui-ci.

Historiquement, sur une longue durée, les actions sont le placement le plus rentable, même devant l’immobilier. Les unités de compte constituent par essence un excellent moyen de profiter de ces performances.

C’est pourquoi l’horizon de placement reste l’élément essentiel de votre stratégie.

Sur une durée de courte, un an ou deux par exemple, le risque de perdre une partie de son capital est très présent. La frontière entre spéculation et investissement est même parfois ténue !

Or, si vous donnez suffisamment de temps à votre argent pour travailler, vous pouvez “encaisser” une perte sur un ou deux ans et profiter ainsi des bonnes années pour obtenir au final une performance tout à fait honorable.
On n’ira pas jusqu’à dire que le risque descend à zéro car nul ne peut prévoir l’avenir, mais il est certain que plus vous vous octroyez du temps et plus le niveau de risque baisse.

En conséquence, ne commettez pas la pire erreur qui soit de vendre votre portefeuille à la première crise venue, par nature inévitable. Vous ruinerez vos efforts passés et vos perspectives d’avenir…

En corollaire, cela veut aussi dire que l’argent investi doit pouvoir être immobilisé pendant cette période.

Si vous pensez avoir besoin de cet argent pour d’autres projets, les unités de compte ne sont alors probablement pas le meilleur placement.

L’investissement progressif est une technique qui a fait ses preuves pour limiter le risque de perte.

Vous allez par exemple investir chaque mois la même somme, disons 100€, sur les unités de compte en votre possession.

L’intérêt de la manoeuvre est le suivant : sachant que même le meilleur conseiller de gestion ne peut prévoir avec certitude le meilleur moment pour investir, en lissant votre investissement dans la durée, vous allez donner moins d’importance aux variations boursières de court terme pour préserver la performance de long terme.

Les unités de compte ont toutes pour particularité d’être spécialisées dans un domaine : par exemple par zone géographique, par taille d’entreprise, par secteur industriel, sur les matières premières, etc…

La liste est presque sans fin.

Par conséquent, pour limiter votre exposition au risque, le conseil qui prévaut est d’investir dans un panier d’unités de compte plutôt qu’un nombre trop restreint de celles-ci.

Pour composer votre panier, sachez qu’elles ne valent pas toutes : au contraire, on peut même les classer en fonction de leur niveau de risque !

4 Unités de compte : de la plus sûre à la plus risquée

Un portefeuille équilibré d’unités de compte comporte environ 8 lignes.

Les catégories de fonds

Lesquelles choisir ? Tout dépend du niveau de risque recherché. Pour cela, elles peuvent être classées en diverses catégories.

Nous allons vous les présenter ci-dessous, mais retenez que chacune d’entre elles mériterait un article de fonds afin de saisir du mieux possible toutes leurs caractéristiques.

  • Les fonds monétaires : de la sécurité au détriment de la performance

Les gérants de ces fonds investissent dans des produits très sécurisés et avec des échéances très courtes. Mais la baisse des taux pénalisent gravement ces produits, au point que les frais de gestion peuvent être plus élevés que les performances enregistrées, à la manière des fonds en euros…

Dans ce contexte, de nombreux fonds monétaires n’ont même plus de raison d’être et mettent donc la clef sous la porte.

Dommage, quand ont sait qu’au début des années 2 000, il était facile d’obtenir du 4% annuellement…

  • Les fonds obligataires : de la sécurité et des performances parfois intéressantes

Les fonds obligataires représentent une famille de produits assez large.

Ces fonds peuvent être spécialisés en obligations d’états, bien entendu, mais aussi en obligations d’entreprises et obligations convertibles en actions.

Sachant que le principe de base d’une obligation est de fournir un rendement connu à l’avance, le risque de perte de capital est assez faible et il est possible d’obtenir des rendements intéressants, autour de 4%.

Ce type de placement est très populaire en ce moment car il profite des taux d’intérêt bas, mais le risque devient plus important en cas de remontée des taux.

  • Les fonds immobiliers : une sécurité relative et des performances souvent intéressantes

Les fonds immobiliers (comme les SCPI et OCPI) investissent dans l’immobilier sous toutes ses formes et proposent généralement des rendements intéressants, de l’ordre de 5% grâce à la relative stabilité des marchés immobiliers.

Très séduisantes sur le papier, elles souffrent toutefois de frais élevés et d’une liquidité plus réduite. De plus, le risque est malgré toujours présent, comme par exemple avec la sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne, qui a frappé durement les unités de compte britanniques, dans la crainte d’un retournement du marché immobilier local.

  • Les fonds en actions : du risque dans une optique de performance élevée

Avec les fonds en actions, la stratégie est très claire : dégager un maximum de rendement, quitte à prendre des risques. Ainsi, si obtenir 15% de rendement sur plusieurs années est possible, perdre son capital dans les mêmes proportions est une éventualité que l’épargnant doit être prêt à accepter.

La variété des fonds en actions est très grande : zones géographiques, petites ou grosses capitalisations d’entreprises, secteurs d’activité ou encore styles de gestion.
Vous avez l’embarras du choix.

  • Les trackers (ou ETF) : des fonds automatisés qui révolutionnent le marché

Les trackers sont des fonds “automatisés”, c’est-à-dire sans gérants, qui reproduisent à l’identique les variations d’un indice, par exemple le CAC 40.

Généralement, l’intérêt d’un tracker est donc de représenter un indice volatile. Par conséquent, plus l’indice est volatile (pétrole, marchés actions, etc…) et plus le risque est présent.

Toutefois, les trackers ne manquent pas d’avantages : des frais très bas, une forte liquidité et la possibilité de se diversifier trés facilement.

La statistique à retenir est que dans 80% des cas, le simple fait de répliquer un indice permet de faire mieux qu’un fonds d’investissement classique, car ceux-ci sont incapables de reproduire leur indice de référence.

Ne manquez pas l’article complet de Nextbanq sur les trackers pour tout savoir sur cet outil, très souvent utilisé par les conseilleurs de gestion de patrimoine pour leurs finances personnelles, mais très peu conseillés à leurs clients…

  • Les fonds flexibles : du risque dans une optique de performance élevée

Alors que jusqu’à présent, l’épargnant savait où il mettait les pieds au niveau de la composition du fonds, les fonds flexibles ne s’embarrassent pas de ce genre de détails.

Au contraire, c’est ce qui fait leur force puisque le fond flexible réagit en temps réel selon les opportunités boursières, telles qu’identifiées par son gérant.

Le principe des fonds flexibles est donc d’avoir une confiance aveugle dans son gérant, pour le meilleur mais aussi pour le pire.

 

A la vue de toutes opportunités, pas facile de faire le tri afin d’adopter la stratégie optimisée à sa situation personnelle. Pour un débutant, cela peut paraître même intimidant !

Mais fort heureusement, vous pouvez bénéficier d’aide dans la composition de votre portefeuille. Tout va dépendre de ce que vous souhaitez !

5 Avec ou sans aide, comment choisir mes unités de compte ?

Pour choisir vos unités de compte, trois possibilités avec des caractéristiques très distinctes s’offrent à vous.

Choisir un fonds

Ni une, ni deux, étudions les dans le détail !

  • La gestion pilotée : un fonds unique qui s’occupe de tout

Appelée aussi gestion sous mandat ou encore gestion profilée, c’est la méthode qui gagne le plus en popularité depuis l’avènement des contrats d’assurance vie en ligne.

Concrètement, au lieu de gérer vous-même les unités de compte, vous confiez votre argent à fonds unique qui se charge ensuite de répartir votre investissement en fonction de vos attentes en termes de risque.

Ainsi, de votre côté, vous devez simplement choisir le niveau de risque à l’entrée. Normalement, 4 types de gestion pilotée sont proposés : très défensif, défensif, équilibré ou dynamique.

Ensuite, charge pour le gérant du fonds de faire preuve de réactivité quand les circonstances l’exigent.

Autrefois réservée aux gros placements, de l’ordre de 100 000€, la gestion pilotée est maintenant disponible sur certains contrats dès 1 000€. En contrepartie de ce service, les frais de gestion sont normalement un peu plus élevés.

  • Le conseiller en gestion de patrimoine : du sur-mesure qui a ses limites

Pourquoi ne pas demander directement à un professionnel ?

Avec le conseiller en gestion de patrimoine, ce professionnel prend connaissance de votre situation et met en place une stratégie adaptée.

Idéal sur le papier, le plus dur est probablement de trouver le conseiller le plus fiable. En effet, si le service est en général gratuit, c’est parce que les conseillers sont ensuite rémunérés par les fonds sélectionnés en votre nom.

Dans ces conditions, comment être sûr que le conseiller choisit les meilleurs fonds pour son client et non pour lui-même ?

Heureusement, une régulation du secteur est en cours afin que le client rémunère le conseiller sous forme d’honoraires plutôt que par ces commissions.

Enfin, faites la distinction entre les conseillers de gestion de patrimoine indépendants (les CGPI) et ceux affiliés à un réseau bancaire. Logiquement, ces derniers poussent à la souscription de produits “maison”, ce qui est rarement dans votre intérêt, car les produits maison des grands réseaux bancaires sont souvent plus chers et moins performants…

  • Pourquoi pas vous-même avec la gestion libre ? : des outils existent pour vous accompagner

Si vous avez une bonne culture financière ou du temps à consacrer, gérer soi-même ses unités de compte est tout à fait envisageable. C’est ce que l’on appelle la gestion libre.

Pour cela, et même si vous n’envisagez pas cette solution, sachez qu’il existe un site Internet qui fait autorité sur le sujet : morningstar.fr

Pour chacun des milliers de fonds existants, les informations indispensables (performances passées, frais de gestion, volatilité, taille, composition, etc…) sont compilées, en plus d’une note attribuée par les experts du site. En outre, vous avez la possibilité de créer gratuitement un portefeuille pour suivre les résultats de vos UC.

L’intérêt de la gestion libre est donc d’adopter la stratégie la plus ciblée à vos besoins, en supposant que vous ayez un goût prononcé pour la finance.

Avant de vous prononcer sur votre mode de gestion favori, il reste un sujet essentiel à maîtriser sur le bout des doigts : celui des frais.
Ne manquez pas la partie ci-dessous si vous souhaitez optimiser votre placement !

6 Les frais sont votre ennemi : voyez par vous-même !

Tout d’abord, il faut rendre à César ce qui appartient à César : payer des frais pour un service reçu est la moindre des choses.

En effet, pour qu’un fonds puisse fonctionner correctement, c’est-à-dire analyser les risques et identifier les opportunités, il a besoin de compétences pointues dans de nombreux domaines, ce qui a évidemment un coût, sans compter les frais de fonctionnement d’une équipe qui peut comporter jusqu’à plusieurs dizaines de personnes.

frais des fonds assurance vieMais parfois, tout cela peut coûter très cher sans que l’on sache vraiment si c’est justifié !

Par exemple, entre deux fonds concurrents, les coûts peuvent varier du simple du triple et si des frais plus élevés signifient parfois une meilleure qualité de service, on se gardera bien d’en faire une règle générale.

Autre inconvénient du système : pouvoir se représenter les frais.

Honnêtement, des frais de gestion de 0,80% ou 1%, à ce niveau de pourcentage, cela ne doit pas faire une grande différence… Or, vous serez surpris de ce que vous coûte votre assurance vie, et par ricochet, de l’impact des frais sur votre performance globale.

A la fin de cette partie, vous verrez un exemple graphique où sur 8 ans, les frais prennent plus de la moitié des gains réalisés !

Mais d’abord, pour bien comprendre comment on peut en arriver là, il est primordial d’identifier les frais existants. Ceux-ci se composent en deux parties : ceux liés à votre contrat d’assurance (l’enveloppe) et ceux spécifiques à chaque fonds (le contenu).

Admettons que vous possédiez un contrat d’assurance vie avec BNP Paribas.

En tant que “fournisseur” du contrat, BNP Paribas se rémunère principalement de trois manières différentes :

  • Les frais sur les versements : jusqu’à 5% à l’entrée

Dès que vous alimentez votre contrat, ces frais handicapent votre mise de départ. Par exemple, vous versez 1 000€ mais vous commencez à capitaliser votre épargne avec 950€.

Dans le scénario d’un placement à 100% en fonds en euros (avec un rendement à environ 2% par an), vous pouvez avoir besoin de jusqu’à 3 ans simplement pour revenir au point de départ…

Fort heureusement, avec l’assurance vie en ligne, ces frais ont complètement disparu mais si vous possédez une assurance vie traditionnelle, n’hésitez pas à prendre le temps de la réflexion afin de savoir si ces frais se justifient par la suite (un indice : c’est fort peu probable…).

  • Les frais de gestion : environ 1% tous les ans

Ce sont les frais de gestion qui impactent le plus votre performance car ceux-ci sont récurrents.

Sur le papier, payer environ 1% de frais de gestion ne paraît pas exorbitant. Et pourtant, vous serez surpris de voir à quel point sur la durée, l’impact se fait pesant. En effet, ces frais sont prélevés sur l’ensemble de votre encours.

Par exemple, peu importe que vous gagnez ou perdez de l’argent une année donnée, si votre contrat vaut par exemple 20 000€ à la fin de l’année, les frais de gestion sont dus, soit 200€ dans l’exemple de frais de gestion de 1%.

Enfin, sachez que votre assureur fait une distinction entre les frais de gestion pour le fonds en euros (aux alentours de 0,70%) et pour les unités de compte (aux alentours de 1%).

  • Les frais d’arbitrages : variables, à chaque mouvement

A chaque fois que transférez une somme d’un support à un autre, par exemple d’une unité de compte à une autre, vous réalisez un arbitrage.

Typiquement, les frais d’arbitrages sont de l’ordre de 0,50% de la somme transférée. Dans le cadre d’une gestion dynamique, les frais d’arbitrages sont donc souvent loin d’être insignifiant.

Heureusement, comme pour les frais sur les versements, l’assurance vie en ligne a changé la donne avec la gratuité des arbitrages.

A côté des frais “généraux” de votre assurance vie, d’autres frais, spécifiques à vos unités de compte viennent diminuer les performances.

Paradoxalement, alors que ce sont les frais les plus élevés, ce sont aussi les moins connus !

  • Les frais de gestion des unités de compte : de 1% à 3%

Prenons l’exemple d’une assurance vie avec des frais de gestion de 0,80% sur les unités de compte, information souvent très bien mise en avant.

On aurait donc tendance à croire que les frais de gestion sont de 0,80% pour les unités de compte.

Or, il n’en est rien ! Dans ce cas de figure, les frais de gestion sont à 0,80% plus les frais spécifiques aux unités de compte sélectionnées.

Mais combien valent ces frais ? Ils varient énormément d’un fonds à l’autre, mais l’Autorité des Marchés Financiers les situe à 1,60% en moyenne. Malheureusement, même si ces frais apparaissent clairement dans les prospectus des fonds (c’est une obligation légale), ils ne font pratiquement pas l’objet de communication et sont au final très peu connus des épargnants…

Quoi qu’il en soit, vous êtes maintenant prévenu.

  • Les commissions de sur-performance : des critères (trop) variés

Admettons que votre unité de compte cartonne une année donnée. Super !

Dans ce cas de figure, quoi que de plus normal me direz-vous que de récompenser l’excellente performance du fonds sous la forme d’une commission de sur-performance, par exemple 20% de la performance réalisée au-dessus de 10%.

Sauf que comme toujours, les choses ne sont pas si simples !

Dans l’absolu, ce type de commission est une excellente chose car il permet d’aligner les objectifs du fonds sur les vôtres.

Toutefois, dans la réalité, vérifiez bien sur quels critères la commission est basée :

  • Au-dessus d’une performance arbitraire, par exemple 7%

Faites ici très attention.

L’objectif d’un fonds est de rémunérer des professionnels pour battre un indice de référence, par exemple le CAC 40.

Si vous souhaitez simplement suivre le CAC, vous pourriez investir dans un tracker spécial CAC 40 et ainsi couper la ligne des frais.

Mais vous faites le choix d’un fonds. Maintenant imaginons que ledit fonds enregistre -10% alors que le CAC 40 fait -15%. Bien évidemment, si les frais de gestion sont toujours dus, vous ne payez pas la commission de sur-performance.

Mais si l’année suivante, le CAC 40 rebondit et fait + 12% ? Est-ce normal de payer cette commission si le fonds ne fait “que” +9% ?

Bien entendu, il nous apparaît que non. C’est pourquoi nous vous recommandons la solution ci-dessous.

  • En se basant sur l’indice de référence du fonds

Admettons que le CAC 40 fasse +15% et votre fonds “seulement” + 10%.

Avec une commission de sur-performance basée sur l’indice de référence du fonds (le CAC 40 dans cet exemple), vous ne payez que si la performance du fonds est significativement meilleure que celle de l’indice.

Or, ici, ce n’est pas le cas puisqu’avec 10%, le fonds ne fait pas mieux que son indice. Cette solution a le mérite de vous mettre à l’abri de payer une commission non méritée comme dans le cas précédent.

Des commissions de sur-performances ne sont pas systématiquement facturées, mais si tel est le cas, nous vous recommandons donc chaudement cette dernière solution, bien plus éthique à nos yeux.

Passons maintenant de la théorique à la pratique !

Dans l’infographie ci-dessous, nous avons retenu le cas d’une assurance vie normale dans une banque traditionnelle, avec un dépôt initial de 10 000€.

 

Et comme promis, nous voyons très clairement à quel point les frais ronge la performance…

Dorénavant, vous êtes dans une meilleure position pour identifier les frais et ainsi choisir votre assurance vie en connaissance de cause.

7 Quelle assurance vie choisir : notre recommandation

Nextbanq recommandePour commencer, sans l’ombre d’un doute, nous vous recommandons de privilégier l’assurance vie en ligne.

Sans frais sur les versements et sur les arbitrages et des frais de gestion moindres, vous partez déjà avec une belle longueur d’avance par l’assurance vie traditionnelle, sans compter que vous pouvez aussi bénéficier d’une prime de bienvenue.

Si vous détenez déjà une assurance vie traditionnelle, la question est un peu plus complexe. La solution évidente, qui consisterait à transférer son assurance vie, n’est légalement pas possible (ce qui est bien commode pour protéger le business des plus grandes banques).

Par conséquent, tout va dépendre de votre horizon d’investissement.

Par exemple, si vous êtes proche de la retraite et que vous détenez votre contrat depuis quelques années, ce que vous gagnerez en passant pour un contrat en ligne, vous risquez de le perdre au niveau de l’avantage fiscal.

A contrario, si vous épargnez sur le long terme et que vous ne prévoyez pas de puiser dans votre placement dans les 8 prochaines années, l’assurance vie en ligne est tout indiquée.

Le choix de la rédaction : Darjeeling par Swiss Life.

Darjeeling est le nom du contrat 100% Internet proposé par Swiss Life, poids lourd de l’épargne et de la prévoyance.

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Toutefois, vous ne trouverez nulle trace de ce contrat sur le site Internet de Swiss Life.

En effet, probablement pour ne pas faire d’ombre aux autres produits du groupe, ce contrat est distribué exclusivement par le courtier Placement Direct.

Quoi qu’il en soit, nous le recommandons très fortement pour les raisons suivantes :

  • Les frais de gestion les plus bas du marché sur les unités de compte

Avec seulement 0,60% de frais de gestion sur les unités de compte, c’est à notre connaissance le contrat le moins cher du marché.

Mais rappelez vous : ceux-ci concernent “l’enveloppe” et non les frais de gestion individuels des unités de compte qui composeront votre contrat.

Ce qui nous amène au deuxième avantage…

  • L’offre la plus large d’unités de compte

Regroupant plus de 800 unités de compte au dernier pointage, Darjeeling bat la concurrence à plat de couture ! Vous pourrez ainsi aisément comparer les frais de gestion entre des fonds similaires pour étayer votre choix.

Pour donner de la perspective, rares sont à notre connaissance les contrats en ligne qui proposent plus de 200 unités de compte. Certains contrats, comme ING Direct par exemple, ne propose qu’une petite vingtaine de fonds.

Au programme : des fonds en actions bien sûr, mais aussi de l’obligataire, du monétaire ou de l’immobilier.

Cerise sur le gâteau : plus de 50 trackers sont proposés.

Un vrai bénéfice quand ont sait que d’accoutumée, les assureurs sont réticents à intégrer des trackers car du fait de leurs frais très réduits, ceux-ci sont moins rémunérateurs pour eux.

  • Un service gratuit pour vous conseiller dans vos choix de fonds

Nous ne l’avons pas testé, mais les épargnants ont accès à un service gratuit par téléphone pour discuter avec des experts.

A notre avis, il s’agit d’un vrai plus dans la mesure où il est toujours bon de confronter ses idées.

  • Tous les avantages de l’assurance vie en ligne

Par ailleurs, Darjeeling comporte tous les avantages d’un contrat en ligne avec notamment l’absence de frais sur les versements et sur les arbitrages. De plus, il s’agit d’un contrat très accessible puisque disponible dès 1 000€, ou bien 150€ dans le cadre d’une ouverture avec des versements programmés.

A la vue de ces qualités, nous n’hésitons donc pas beaucoup à vous recommander ce produit, vraiment taillé pour la gestion libre.

  • A lire si vous vous orientez vers une gestion pilotée

Le seul bémol à nos yeux est peut-être le surcoût lié à la gestion pilotée.

En effet, les frais de gestion passent dans ce cas à 1% au lieu de 0,60%, ce qui est un peu plus cher que les gestions pilotées des autres contrats en ligne, avec à titre d’exemple Boursorama Banque qui facture 0,85%.

Toutefois, ces frais restent toujours mesurés en comparaison de l’assurance vie traditionnelle.

Enfin, ce léger surcoût est peut-être justifié par les deux caractéristiques suivantes très intéressantes, à prendre aussi en compte dans votre réflexion :

  • La possibilité de faire cohabiter gestion libre et gestion pilotée

Un exemple est plus parlant. Admettons que vous souhaitez placer 5 000€ en gestion libre et 5 000€ en gestion pilotée. Pour faire bref, Darjeeling est un des très rares (sinon l’unique) contrats à vous donner cette possibilité.

Dans un contrat classique (en ligne ou traditionnel), l’option n’est pas proposée et vous devez investir vos 10 000€ en totalité soit sur la gestion libre, soit sur la gestion pilotée. En conséquence, pour arriver à ce genre de répartition 50/50, la seule alternative est d’ouvrir un deuxième contrat, ce qui n’est pas très pratique.

  • Une sélection très poussée de profils de gestion

Typiquement, les contrats qui proposent de la gestion pilotée donnent accès entre 3 et 5 fonds, du plus défensif au plus offensif.

Avec Darjeeling, ce choix est porté à 11 !

Est-ce qu’un tel nombre est justifié ? Nous ne savons pas trop d’avis sur le sujet, mais il serait donc étonnant que vous ne trouviez pas une gestion pilotée qui colle au plus près à vos besoins.

8 Conclusion : il est peut-être l’heure de changer son fusil d’épaule

Nul n’est prophète et les taux d’intérêts (et par ricochet les rémunérations des fonds en euros) vont peut-être remonter un jour.

Toutefois, si hausse il y a, sera-t-il possible d’en bénéficier avec son fonds en euros ?

Rien n’est moins sûr car les rémunérations des fonds sont décalées dans le temps et si vous pensez alors réinvestir sur un autre support, la loi Sapin 2 est là pour vous mettre des bâtons dans les roues en supprimant la sacro-sainte liquidité des fonds en euros…

Bref, à nos yeux, nous vivons dans un temps très incertain et les unités de compte paraissent être une porte de sortie crédible, à condition d’avoir du temps devant soi.

Si comme la plupart des français, vous décidez de monter à bord du train, nous espérons qu’à partir de maintenant vous serez mieux armé pour déjouer le piège des frais et ainsi faire des choix d’unités de compte au plus près de vos objectifs !

 

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