Préparer la retraite

GuideBien carrossée pour constituer un capital, tout comme pour transmettre un capital, l’assurance vie ne démérite pas non plus quand l’objectif est de toucher un revenu complémentaire pour ses vieux jours.

Pour y arriver, une caractéristique essentielle du fonctionnement des contrats entre en piste : celle du choix du mode de sortie. Alors, prêt pour la retraite ?

1 Quitter le contrat sous forme de capital, de rente ou de sortie mixte

Au bout des 8 années d’investissement, les avantages fiscaux de l’assurance vie battent leur plein… Mais faut-il pour autant penser à clôturer son contrat pour en profiter ? Pas nécessairement, car celui-ci peut très bien conserver de son utilité, par exemple comme support d’investissement. En fait, sauf demande explicite de l’assuré, le contrat est même reconduit automatiquement à la fin des 8 années.

Néanmoins, c’est au bout de ce délai qu’une vraie question se pose : celle de la sortie du contrat. La réponse correspond à un choix stratégique entre les 3 modes de sortie suivants :

  • La sortie en capital : l’assuré récupère tous les sommes contenues dans le contrat, les plus-values étant alors soumises au cadre fiscal avantageux. Cette solution est privilégiée quand le contrat sert principalement d’outil pour la constitution d’un capital.
  • La sortie en rente : en lieu et place du capital, l’assuré « abandonne » cet argent à l’assureur qui en retour lui verse une rente annuelle jusqu’à la fin de sa vie. Le calcul de la rente est directement lié au montant du capital « abandonné »  et à l’âge de l’assuré. C’est donc une solution privilégiée dans l’optique de percevoir un complément de retraite. Sujet qui nous intéresse.
  • La sortie mixte : c’est une sortie à la fois en capital et en rente. L’assuré peut donc décider du montant en capital qu’il souhaite retirer, et convertir le reliquat sous forme de rente.

Le choix du mode de sortie est un des points à surveiller lors de la souscription d’un contrat d’assurance vie car tous ne sont pas égaux sur cette question. Ainsi, idéalement, le choix devra être laissé au souscripteur au moment du dénouement du contrat, cas rencontré tout de même le plus fréquemment.

2 Quel montant prévoir avec une sortie en rente ?

En disposant d’une assurance vie, toucher un revenu complémentaire est possible de deux manières : en réalisant des retraits réguliers sur le capital, par exemple tous les mois, ou bien en choisissant une sortie en rente.

Le grand avantage de la sortie en rente est le sentiment de sécurité : quoi qu’il arrive, l’assuré est ainsi certain de percevoir le même montant à intervalles réguliers jusqu’à la fin de sa vie. Il s’agit donc d’une rente viagère.

En contrepartie, le risque est qu’en cas de décès "prématuré", la somme des rentes perçues jusqu’au moment du décès puisse être inférieure au capital converti à la sortie du contrat, d’où un investissement global peu intéressant. A contrario, en cas de vie "prolongée" de l’assuré, celui-ci peut faire un excellent investissement !

Le calcul du montant de la rente est donc déterminant ! Globalement, ce calcul, qui est une affaire complexe et propre à chaque assureur, repose tout de même sur le principe suivant :

  • Au moment de la demande de conversion du capital en rente, l’assureur calcule l’espérance de vie restante à l’assuré à partir des statistiques contenues dans les tables de mortalité légales.
  • Le montant du capital à convertir est ensuite divisé en fonction des années théoriques restantes à vivre.
  • Un « savant » calcul en fonction des critères propres à chaque assureur permet ensuite de donner le montant final.

Pour donner un ordre d’idée très large, une sortie en rente avec un capital de 100 000€ à l’âge de 62 ans permet de toucher une rente viagère d’environ 4 000€ par an. L’assuré devient donc gagnant en choisissant cette formule à partir de l’âge de 85 ans.
Au final, la sortie en rente est donc bien un pari sur l’avenir en fonction du temps restant à vivre à l’assuré.

Le dernier point à prendre en considération sur le calcul de la rente, et non des moindres, est la fiscalité. Celle-ci prend une forme différente qu’à la sortie en capital, mais est bien présente. Les rentes sont intégrées au calcul de l’impôt sur le revenu, le taux marginal d’imposition de l’assuré correspondant au taux de taxation sur la rente. Mais hHeureusement, pour conserver un avantage fiscal, la sortie en rente bénéficie d’un abattement calculé selon l’âge de l’assuré :

Age de l’assuré Abattement sur le montant de la rente
Inférieur à 50 ans 30%
Entre 50 et 59 ans 50%
Entre 60 et 69 ans 60%
A partir de 70 ans 70%

Par exemple, un assuré dans la tranche d’imposition à 30% et percevant une rente annuelle de 10 000€ à l’âge de 55 ans devra s’acquitter de la fiscalité annuelle suivante : 10 000 x 0,50 x 0,30 = 1 500€.

3 Quelques conseils pour la sortie en rente

A la vue de toutes ces informations, choisir la sortie en rente doit correspondre à un choix très réfléchi de la part de l’épargnant. Voici quelques conseils dans cette optique :

  • Prendre en compte l’inflation : toutes les rentes ne sont pas automatiquement indexées sur l’inflation, ce qui au fil des années peut sévèrement amputer le pouvoir d’achat de la rente.
  • Protéger le capital : des options payantes existent pour qu’en cas de décès prématuré, par exemple seulement 2 ans après le départ à la retraite, les rentes soient toujours versées à un bénéficiaire, pour un taux et une période donnée. Il s’agit alors d’options de « réversion » et d’ « annuités certaines ».
  • Hommes et femmes au même régime : depuis le mois de décembre 2012, la législation européenne impose l’utilisation de la même table de mortalité pour les femmes et les hommes. La différence moyenne d’espérance de vie entre les deux sexes n’est donc plus prise en compte, au détriment du sexe masculin.

4 Conclusion

Préparer la retraite est un acte qui ne s’improvise pas et bien que l’assurance vie soit un acteur de premier plan sur cette question, la réflexion globale doit aussi comprendre d’autres acteurs tels que le PERP, le PEA, la tontine, l’immobilier locatif ou  encore le contrat Madelin.

Pour cette raison, si la retraite, comprendre la sortie en rente, est l’objectif premier de la souscription d’un contrat d’assurance vie, prendre contact avec un professionnel reste le meilleur moyen de choisir le mode d’investissement le plus adapté à sa situation.

Parallèlement, si l’objectif du contrat d’assurance vie est de faire fructifier une épargne ou bien d’organiser une transmission de patrimoine, la réflexion à mener est heureusement bien plus simple !

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