Introduction à l'assurance vie

Guide

Bien que jouissant d’un statut de véritable “star” de l’épargne, l’assurance vie n’est pourtant pas le produit le plus simple à maîtriser…  Alors, plutôt que de se perdre en détails, bien que forts intéressants, Nextbanq vous propose une introduction en trois questions simples, pour cerner tout de suite les caractéristiques essentielles de l’assurance vie !

1 Malgré son nom, pourquoi l’assurance vie est-elle un produit d’épargne ?

Historiquement créée par les compagnies d’assurance, la vente d’assurances vie a pendant longtemps été le domaine réservé de ces sociétés. Pourtant, dans la pratique, ce produit servait plus à l’épargne qu’à l’assurance !

En fait, l’explication principale est que contrairement à un produit d’épargne « classique », l’assurance vie permet de désigner librement les personnes qui pourront toucher l’argent du contrat, en cas de décès du titulaire. Ainsi, « officiellement », ce produit était considéré comme une assurance, alors que dans la pratique les avantages fiscaux associés servent d’abord à l’épargne.

Puis, à partir du milieu des années 90, les banques ont à leur tour reçu l’autorisation de distribuer des assurances vie, avec pour effet de contribuer à faire tomber les barrières entre le métier d’assureur et de banquier. Le terme « bancassureur » est d’ailleurs né à ce moment-là.

De nos jours, le terme assurance vie désigne donc avant tout un produit d’épargne, même si comme nous allons voir ci-dessous, les possibilités sont multiples !

2 Quelles sont les raisons pour ouvrir un contrat d’assurance vie ?

L’assurance vie peut en fait être représentée à la fois comme un couteau suisse, une boîte à outils, ou encore un shampoing 3 en 1 ! Car disposer d’un tel contrat, c’est jouer simultanément sur les trois tableaux suivants :

Préparer la retraite :

La constitution d’une retraite est un acte qui se prépare des années à l’avance, et en tant que placement de long terme, l’assurance vie remplit particulièrement bien ce rôle. De plus, à partir du jour de la retraite, il est possible de stopper le contrat, pour profiter de l’épargne constituée soit sous forme de capital, soit sous forme de rentes.

Transmettre un capital :

En cas de décès de l’assuré, le capital constitué est exonéré des droits de succession jusqu’à un certain montant. De multiples bénéficiaires peuvent être désignés, à l’intérieur ou comme en dehors du cercle familial. De plus, faire une  donation dans le cadre de l’assurance vie comporte aussi ses avantages.

Constituer un capital :

Sous le régime de l’assurance vie, il est possible d’investir dans de très nombreux supports  (actions, immobilier, matières premières, etc…), en offrant à chaque fois un couple unique de risque et de rendement. Toutes les stratégies sont alors permises. Le grand avantage réside dans sa fiscalité, qui est réduite à portion congrue après un certain temps.

Globalement, disposer d’une assurance vie, c’est jouer sur ces ces trois rôles à la fois, même si l’utilisation de loin la plus fréquente est la constitution d’un capital.

3 Concrètement, comment fonctionne l’assurance vie ?

Ouvrir un contrat d’assurance vie peut se faire dans plusieurs endroits : agence bancaire ou d’assurance, avec un courtier ou bien directement sur Internet.

Dans tous les cas, le vocabulaire est le même, afin de désigner les différents acteurs du contrat :

  • L’assureur : c’est la société qui distribue le contrat d’assurance vie et qui garantit les prestations.
  • Le souscripteur : c’est la personne qui décide d’ouvrir un contrat, et qui est donc propriétaire dudit contrat.
  • L’assuré : c’est la personne sur qui repose le risque, c’est-à-dire qu’en cas de décès de l’assuré, l’argent du contrat est alors reversé à la ou les personnes bénéficiaires.
  • Le bénéficiaire : c’est une personne désignée pour recevoir les fonds quand l’assuré décède.

Toutes les combinaisons sont à peu près possibles, mais il faut savoir qu’un exemple très courant est qu’une même personne cumule les rôles de souscripteur (en ouvrant le contrat) et d’assuré (en supportant le risque) et qu’en cas de vie à la fin du contrat, les bénéfices réalisés restent à son entière disposition.

Ces présentations faites, rentrons maintenant dans le vif du fonctionnement d’un contrat d’assurance vie…

Tout d’abord, l’alimentation du contrat peut se faire de plusieurs manières : soit en investissant un capital dès l’ouverture (souvent à partir de 1 000€), soit en mettant en place un plan de versement (par exemple des mensualités de 100€) ou encore soit en effectuant des versements librement. Les différentes méthodes étant bien sûr cumulables.

Une fois ouvert, le souscripteur peut donc disposer de son contrat dans le cadre suivant :

  • Faire des versements, libres ou programmés, afin d’augmenter le montant de l’investissement total.
  • Faire des retraits, aussi appelés rachats, afin de récupérer des fonds investis.  Il s’agit ici d’une notion fondamentale de l’assurance vie !
    En effet, l’avantage le plus important de l’assurance vie est que les gains réalisés dans le cadre du contrat, les plus-values, ne sont pas taxées après un certain temps. Pour une gestion optimale, garder en tête le tableau suivant est donc primordial :
Retrait Avantages
Retrait avant 4 ans Aucun avantage, à éviter autant que possible
Retrait entre 4 et 8 ans Taux d’imposition avantageux
Retrait après 8 ans Taux d’imposition presque nul !
  • Gérer l’argent du contrat : l’assurance vie est en fait un produit qui permet d’investir indirectement en bourse, grâce à des supports d’investissement appelés des fonds. Chaque fond peut être spécialisé (immobilier, actions européennes, etc…) et propose donc un couple rendement / risque unique. Le souscripteur du contrat est donc libre de répartir son investissement entre les fonds disponibles, soit manuellement ou automatiquement.

La notion de fonds étant à la base du fonctionnement d’une assurance vie, difficile d’échapper à une présentation plus détaillée :

  • Le fonds en euros : chaque contrat d’assurance vie possède un fonds en euros « maison », qui est de très loin le support le moins risqué, à tel point que ceux-ci sont souvent considérés comme absolument sécurisés.
    En contrepartie de cette sécurité, la rémunération offerte est potentiellement moins intéressante que dans les autres fonds, mais n’a certainement pas à rougir par exemple par rapport à celle du Livret A.  Ainsi, sur l’année 2011, la rémunération moyenne du livret A était de 2,10% nette, quand les fonds en euros affichaient selon les compagnies entre 2,80% et 4,20% (en brut, mais avec une fiscalité très avantageuse selon l’âge du contrat).
    Enfin, pour bien comprendre pourquoi ce fonds est appelé fonds en euros, c’est parce que les sommes des épargnants sont investies principalement dans les obligations des Etats de la zone Euro, notamment les plus sûres.
  • Les fonds en unités de compte : à côté du fonds en euros, les assureurs proposent donc de multiples fonds en unités de compte, c’est-à-dire spécialisés dans une catégorie d’actifs (actions françaises, européennes, asiatiques, immobilier, développement durable, etc…).
    Il s’agit donc d’un moyen indirect d’investir en bourse. La quantité de fonds en unités de compte dépend directement de chaque assureur. C’est ainsi qu’un bon contrat offrira par exemple une large sélection de fonds avec des performances passées élevées, tandis qu’un contrat plus quelconque donnera accès à moins de fonds, et avec de moins bonnes réputations.

En tant qu’investissement indirect sur les marchés financiers, les performances des fonds en unités de compte sont très liées aux tendances boursières, contrairement aux fonds en euros.  Ainsi, quand les marchés sont orientés à la hausse, les unités de compte sont généralement bien plus rentables que le fonds en euros. Mais en cas de baisse, les positions s’inversent. L’investissement dans les unités de compte comporte donc un risque de perte du capital engagé…

Alors que choisir ? Tout dépend des stratégies d’investissement mais au final, il ne faut pas oublier que l’assurance vie est avant tout un placement de long terme, et à ce titre, les statistiques montrent généralement que la bourse est un placement gagnant à des horizons lointains.

D’un point de vue technique, un contrat d’assurance vie investi entièrement sur le fonds en euros sera donc considéré comme monosupport tandis qu’un contrat investi sur le fonds en euros et sur des unités de compte sera alors appelé multisupport.

Conclusion

Voilà, l’assurance vie ne présente presque plus aucun secret pour vous !

Pour faire un résumé rapide, investir dans une assurance vie est un acte d’épargne qui doit se faire dans un cadre de long-terme, notamment dans le but de profiter des gros avantages fiscaux qui sont à la clef. Le contexte est donc ici bien différent comparé à un livret d’épargne, dont l’objectif sera quant à lui de servir d’épargne de court-terme.

Pour en savoir plus sur les différentes utilisations possibles de l’assurance vie, n’hésitez pas à consulter nos articles pour constituer un capital, préparer la retraite ou encore transmettre un capital !

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