Constituer un capital

GuideConstituer un capital est souvent la 1ère des motivations à l’ouverture d’un contrat d’assurance vie. Quand on sait que les plus-values sont quasi-exonérées de l’impôt sur le revenu au bout de 8 ans, il est facile de comprendre pourquoi !

Mais ce n’est pas tout, à côté de la performance fiscale, d’autres raisons font que l’assurance vie se prête particulièrement bien à la réalisation de cet objectif. Nextbanq vous explique pourquoi !

1 Un très net avantage fiscal

La fiscalité française fait que les revenus de l’épargne sont toujours taxés de 2 manières :

  • D’abord les prélèvements sociaux, d’un montant de 15,5% depuis le 1er juillet 2012
  • Ensuite, l’intégration des revenus dans l’impôt sur le revenu

Les prélèvements sociaux étant obligatoires dans absolument tous les cas de figure, l’assurance vie se démarque de ses petits compères de l’épargne par le tableau suivant :

Age du contrat Fiscalité sur les plus-values
0 – 4 ans
  • Cotisations sociales de 15,5%
  • Prélèvement Libératoire Forfaitaire de 35%, ou intégration dans le barème de l’impôt sur le revenu
4 – 8 ans
  • Cotisations sociales de 15,5%
  • Prélèvement Libératoire Forfaitaire de 15%, ou intégration dans le barème de l’impôt sur le revenu
8 ans et plus
  • Cotisations sociales de 15,5%
  • Exonération totale dans la limite de 4 600€, ou bien 9 200€ pour un couple soumis à l’imposition commune
  • Au-delà de 4 600€ (ou 9 200€ pour un couple) de plus-values, le Prélèvement Libératoire Forfaitaire est de seulement  7,5%, ou bien intégration dans le barème de l’impôt sur le revenu

Au bout de 8 ans, l’avantage fiscal est à son maximum avec un taux d’imposition de seulement 7,5% en optant pour le prélèvement libératoire forfaitaire. Difficile de trouver mieux ! Détail important, c’est la date du 1er versement qui fait office de date de référence pour l’âge du contrat. Ainsi, ouvrir un contrat dès aujourd’hui, même avec un petit montant, permet de préparer efficacement le terrain !

2 De nombreuses solutions pour un investissement sur mesure

Comme nous avons vu dans l’introduction, l’assurance vie permet d’investir en bourse de manière indirecte, par l’intermédiaire de fonds en unités de compte.

Ces fonds sont en fait des entités économiques indépendantes, gérés par des professionnels de la finance et avec pour l’objectif de rentabiliser au maximum les sommes confiées par les épargnants, selon des stratégies plus ou moins risquées connues à l’avance. Chaque fonds est ainsi maître de sa propre stratégie, et c’est à l’épargnant, ou bien à la personne en charge de son contrat, de décider ou pas de "placer ses billes" !

Ainsi, pour construire un capital, l’objectif est donc de répartir l’argent contenu dans le contrat dans un ou plusieurs de ces fonds, de manière à obtenir la combinaison souhaitée entre le risque et le rendement, dans une optique de long-terme. Les fonds en euros, au capital garanti, donc sans risque, mais aussi aux rendements plus limités, peuvent rentrer en considération.

Sachant que la diversification du risque est une règle de base de la finance, voici une liste non-exhaustive des types de fonds en unités de compte généralement à la disposition des épargnants :

  • Des fonds spécialisés sur une zone géographique : France, Pays Emergents, Europe, Japon, etc…
  • Des fonds spécialisés sur un secteur économique : matières premières, etc…
  • Des fonds spécialisés sur un niveau de risque : très risqué, moyennement risqué, etc…
  • Des fonds spécialisés sur des indices : CAC40, Nasdaq, S&P 500, etc…
  • Des fonds spécialisés sur les monnaies : euros, dollars, yens, etc…
  • Des  fonds spécialisés sur l’immobilier : SCPI, OCPI…

Ces fonds en unités de compte constituent donc un véritable vivier d’opportunités !

Mais faut-il être un professionnel de la finance pour profiter efficacement d’une assurance vie dans ces fonds ? Heureusement la réponse est non ! C’est en effet tout le but des modes de gestion. 

3 Les modes de gestion : soi-même, déléguer un peu ou déléguer beaucoup

En fonction du temps disponible, de la connaissance des marchés financiers et de ses objectifs personnels, le souscripteur d’une assurance vie a le choix entre différents modes de gestion :

  • Gestion Libre : comme son nom l’indique, avec la gestion libre, le souscripteur est le seul maître à bord pour décider de la répartition entre les fonds
  • Gestion Profilée : l’épargnant décide d’une stratégie, mais n’a ensuite plus aucun contrôle sur les décisions prises en son nom, mis à part bien évidemment sur les versements et les rachats.
    Typiquement, le choix se porte soit sur un profil prudent (majorité d’investissement dans le fonds en euros), soit sur un profil équilibré (des fonds en unités de compte et du fonds en euros) ou encore soit sur un profil dynamique (beaucoup d’unités de compte, et peu de fonds en euros). La gestion profilée est un mode gestion collectif.
  • Gestion sous mandat : le souscripteur délègue entièrement la gestion de son portefeuille à un professionnel, habilité ensuite à prendre les décisions de gestion en fonction des désirs du client.
  • Gestion à l’horizon : en fonction de l’horizon fixé, très souvent 8 ans pour profiter à plein des exonérations d’impôts, la composition du portefeuille évolue avec le temps. Souvent, le portefeuille géré à l’horizon comprend donc un grand niveau de risque en début de vie (gestion dynamique, avec beaucoup d’unités de compte) pour arriver à une composition de portefeuille radicalement différente en fin de vie (gestion prudente, avec beaucoup de fonds en euros). La gestion à l’horizon peut être aussi bien appliquée dans une gestion libre, profilée ou sous mandat.

Si la gestion libre est bien entendue gratuite, les autres modes de gestion peuvent être l’occasion de prélèvements de frais, à l’appréciation des différents assureurs et du degré de personnalisation souhaité, sachant que la gestion sous mandat est de loin le mode de gestion le plus cher. Autre caractéristique des modes de gestion, un encours minimum à gérer est souvent demandé à l’entrée, par exemple à partir de 1 000€ pour la gestion libre, 5 000€ pour la gestion profilée et 20 000€ pour la gestion sous mandat.

Concrètement, un style de management efficace de l’assurance vie est de réorienter les sommes vers les unités de compte quand les marchés boursiers sont à la hausse, pour profiter des performances des actions, et réorienter les sommes vers le fonds en euros quand le marché est à la baisse, pour profiter de la sécurité des obligations.

A chaque réorientation d’un support vers un autre, on parlera donc d’arbitrage dans le jargon de l’assurance vie, opération qui selon les contrats peut aussi occasionner des frais.

4 Pour aider au quotidien : les options de gestion automatiques

A ne pas confondre avec les modes de gestion, les options de gestion sont des arbitrages automatiques pour aider à la bonne circulation des fonds entre les différents supports d’investissement du contrat.

Les compagnies d’assurance vie ne proposent pas toutes les mêmes options de gestion, et dans certains cas, celles-ci peuvent mêmes être tout simplement absentes. Voici les principales du marché :

  • Sécurisation des plus-values : dès qu’un fonds en unités de compte atteint une performance définie à l’avance, par exemple +5%, alors le montant gagné est versé automatiquement sur le fonds en euros.
  • Rééquilibrage automatique : l’objectif de cette option est que si la composition du portefeuille de l’épargnant s’éloigne trop par rapport à sa composition initiale, suite aux variations boursières, alors les proportions dans chaque fonds sont rééquilibrées pour garder la ligne d’investissement initiale.
  • Dynamisation des plus-values : les intérêts gagnés à partir du fonds en euros sont versés automatiquement sur les fonds en unités de compte dans le but d’obtenir des performances plus élevées.
  • Limitation de la moins-value : afin de se protéger contre les retournements de marché, le souscripteur peut décider à partir de quel niveau de baisse, par exemple 15%,  le montant restant investi sur un fonds en unités de compte est automatiquement réinvesti dans un autre fonds, en général le fonds en euros.
  • L’investissement progressif : pour limiter la dépendance à l’humeur des marchés financiers, un des conseils boursiers les plus prouvés est d’investir en plusieurs fois plutôt qu’une fois. C’est tout le but de cette option qui consiste à verser d’abord un gros montant sur le fonds en euros, puis des versements programmés à partir de celui-ci vers les fonds en unités de compte.

Dans l’optique de constituer un capital, la stratégie d’investissement de long-terme est absolument déterminante. C’est pourquoi une vision claire des investissements à produire avant même de souscrire un contrat permet de gagner du temps sur la sélection du contrat, par exemple si aucune option de gestion n’est proposée !

5 L’assurance vie est un placement liquide, qu’on se le dise !

Il est vrai que l’assurance vie est un placement de long terme, puisque pour profiter de tous ses avantages, le contrat doit arriver à maturité, c’est-à-dire au bout de 8 ans. Ceci-dit, en cas de besoin, l’assurance vie permet de toucher des liquidités de deux manières différentes :  

  • Le retrait (appelé aussi rachat) : à tout moment, le souscripteur peut effectuer un retrait partiel ou total des fonds investis. Dans les deux cas, la fiscalité ne s’applique que sur les plus-values acquises, le capital de départ n’ étant en aucun cas soumis à la fiscalité.
    La taxation est naturellement liée à l’âge du contrat, comme expliqué dans le tableau de la  1ère partie.  Seul inconvénient, le délai pour recevoir les fonds peut varier entre quelques jours (pour un contrat 100% en ligne) et deux mois (durée maximum légale, pour les contrats les moins souples).
  • L’avance de fonds : afin d’éviter de souscrire un crédit à la consommation ou ponctionner sur la valeur du contrat, les assureurs proposent un service d’avance de fonds, qui revient en fait un crédit, dont le montant ne peut pas être supérieur à 60% de la valeur du contrat. La durée du crédit et le taux accordé varie en fonction des organismes d’assurance vie.

Ainsi, même s’il est sûr que l’assurance vie n’est pas aussi liquide qu’un livret d’épargne, il est important de garder à l’esprit que les fonds ne sont pas pour autant bloqués, et que des solutions existent, contrairement à l’idée répandue que l’assurance vie serait un placement  très rigide !

6 Conclusion

Peu de placements peuvent se vanter d’offrir un cadre fiscal aussi avantageux, avec une quasi-exonération des bénéfices sur l’impôt sur le revenu au bout de 8 ans.

De plus, de par son fonctionnement qui repose sur un fonds en euros à la sécurité maximale, et de multiples fonds en unités de compte pour la recherche de performance, tous les investisseurs ont à disposition un outil de choix pour appliquer des stratégies diverses et variées.

Ces caractéristiques rendent donc ce produit d’épargne particulièrement adapté à la constitution d’un capital, de même que préparer la retraite et transmettre un capital sont aussi des vertus de l’assurance vie !

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